‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 293 sur 398 · Plantin à Michel Thamasius · texte numérisé non relu

Plantin à Michel Thamasius

(Il se conforme au désir de Thomasius concernant le Lactance. Il en a envoyé cinquante exemplaires au cardinal de Granvelle, et enverra à l'auteur celles de ses éditions qu'il croit pouvoir lui être agréables.)

D. Doctori Mich. Thomasio

14 octobris 1370.

Non tantum ea, quae in Lactantio tuo aptari jubés, diligenter et fideliter curabo, vir clarissime, sed quas praeterea etiam jusseris omnia non praetermittam ullo tempore.

Exemplaria vero quinquaginta cum aliquibus libris hinc 27 junii ad lUustrissimum et R"'" D. Card. Granvellanum Maecenatem nostrum optimum misi^ ex quibus, si non satis multa accepturum te putes, significare ne •graveris. Ego plura cum Decretis Gratiani *, quae ex mea impressione petis, et, si quid praetcrea impressero, quod tibi non ingratum fore confidam, libentissime mittam.

Vale. Antverpiaî, 22 octobris 1370.

I. Decretorum Canonkorum Ccikctanea Gratiani, Plantin, 1570, 3 vol. in-80.

245 • — Vlantin au Cardinal de Granvdle.

Le 22 octobre 1570.

Au très illustre et R*"* Gurd. de Granvelle.

Les lectres de V, 111"* et R*« Signeurie du 12 d'aoust m'ayant esté premièrement délivrées hier^ je la supplie ne m'imputer à négligence que je n'y aye respondu plus tost» et tenir aussi pour certain qu'il n'a pas tenu à moy que je n'aye incontinent imprimé et renvoyé le livret de bonis Ecclesiasticorum. Car incontinent que je l'eu receu, je Tenvoyay à Monsg' l'archidiacre de Malines, le Prévost d'Aire, pour obtenir le consent de l'imprimer, espérant que, par sa faveur, je l'obtiendrois plus facilement et ainsi aurois le moyen de l'imprimer plus tost. Mais il s'est ensuivi que, ledict Sig' ayant faict diligence de le faire donner en conseil, nous n'avons jamab, pour sollicitations que mondict S' le Prévost ni moy ni mes amis ayent sceu faire, sceu revoir la copie, ce que j'ay diflféré de rescrire à V. Dl. S**, espérant premièrement qu'elle se recouvreroit, et puis après que mondict S' Archidiacre l'en advertiroit et m'excuseroit, ainsi qu'il m'avoit respondu de le faire, dont, à ce que je voy, ses fréquentes affaires d'importance luy ont faict perdre la mémoire.

Et pourunt, je supplie V. Dl* S*® ne penser qu'en cecy il y ait eu de ma négligence ou faute de bonne affection à luy faire ung si petit service, veu qu'au moindre advertissement que je pourrois avoir de chose que je sceusse luy estre aggréable, il ne se pourroit rien présenter tant di£Eicile que je ne voulusse entre-

prendre et tascher de tout mon pouvoir à le mectre en effect, ainsi que je m'y sens tenu et obligé, tant pour ses rares vertus, que pour tant de biensfaicts que j'ay receu et reçois journellement d'icelle, ausquels j'adjouxte, à bon droict^ cestuy du Missal que j'ay receu, et le brief aussi de Sa S** , avec Tadvertissement de Monsg' l'auditeur de V. 111. S", lequel suis résolu de suivre de point en point, et d'envoyer les exemplaires requis en parchemin pour Mess" de S* Pierre,» et les autres, 4u R"^ card. Caraffa, pour lequel aussi je me prépare d'imprimer D. Bemardum de Consideratione ad Eugenium, io-i6^, estant adverti, ces jours passés, par mondict S' l'Archidiacre de Malines, qu'il désiroit veoir ledict livret en telle forme.

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