‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 373 sur 398 · Tlantin à Charles Tisnacq · texte numérisé non relu

Tlantin à Charles Tisnacq

A Monsigneur Monsieur Ch. Tisnacq, Président au conseil Privé du Roy nostre sire, etc.

Monsigneur très honoré,

Par les lectres de Sa Majesté que j'envoye icy pour tesmoignage, V. S. peut voir ce qu'il pleut à Sadicte Majesté m'ordonner, il y a jà. quatre ans ou peu s'en faut, touchant l'impression des Bibles en Hébrieu, Chaldée, Grec, Latin et Syrien, lesquelles nous avons, par la grâce de Dieu, auctorité de nostre Roy et faveur de miens Signeurs et amis, tellement poursuivies que nous espérons les achever dedans deux mois; et d'autant que, suivant l'intention et volonté de Sadicte Majesté, dont je suis adverty, il nous les conviendra incontinent

mectre en lumière, j*ay adverty Monsg^ le Docteur B. Arias Montanus qu'il ne me sembleroit pas convenable ne seur pojir moy de ce faire, sans en avoir premièrement aussi obtenu le congé et Privilège du conseil de Sa Majesté es pays de par deçà, chose qui luy a semblé bonne et, à ceste occasion, m'a il faict faire ceste requeste, soussignée de sa main, à laquelle je supplie V. S. donnef telle favorable apostile qu'elle trouvera convenir pour l'auctorité de Sa Majesté, la dignité de l'œuvre et la faveur d'infinis travaux, despenses et fraiz y consumés et ce au plus tost et en la milleure forme que faire se pourra, à cause que de brief il nous convient imprimer les feilles ausquelles doibvent estre comprins les Privilèges. Et je prieray Dieu qu'il luy plaise nous conserver et garder V. S. en toute bonne santé et heureuse prospérité.

D'Anvers, ce 9 de janvier 1372.

.308. — Plantin à Max Morillon.

^ Le 10 janvier 1572.

A Monsieur le Provost d'Aire, Max Morillon.

Monsigneur, Je remercie très aflFectueusement V. R. S. de la faveur qu'il vous plaist de me continuer en toutes nos affaires et de l'offre qu'il vous plaist de me faire des Psautiers qui, à ce que j'ay entendu depuis par les marchants qui m'en avoyent parlé, ne sont pas au contentement de ceux à qui ils en avoyent envoyé pour monstre, et n'y allèguent autre cause que de la faceon des charactères de l'escriture qu'ils se plaignent estre lectre flamende dont ils ne veulent point avoir. J'ay, grâces à Dieu,

achevé la partie d'hiver pour le Propriam de Sancds de l'Ântiphonaire et suis parvenu jusques à la sexagésime du Proprium de Tempore que j'espère achever devant la my-febvrier et alors n'auront excuse de s'en pouvoir servir ceux qui voudront. Car j'espère d'avoir aussi achevé les parties d'esté, avant qu'ils s'en doibvent servir. De la Bible Royale feray je comme V. S. me l'ordohne.

Monsigneur le Docteur a receu avec plaisir les recommandations de V. R. S. et m'a ordonné de luy présenter réciproquement les siennes très affectueuses.

J'ay achevé une impression de Bréviaires ordonnés quasi ad longum en la faveur des bons Signeurs en Espagne qui ainsi me l'avoyent ordonné, dont j'en ay faict lier deux en parchemin que je désirerois estre envoyés à Naples à son 111°' et R°' S*« et pour Monsg' de Geneveille et que pleust à V. S. recevoir l'autre de bonne part. Q}ie si je puis entendre que tel ordre plaise....

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