Tlantin à Louis del T(jo
A Monsigneur Monsieur le conseiller del Rio.
Qjiand les lectres de V. S. ont esté délivrées en mon logis à mon gendre Jehan Mourentorf, j'estois chez Monsg^ le docteur, fort empesché à faire contregarder les parties des Bibbs royales, qui y sont, des eaux du dégel, qui autrement nous les eussent gastées; le mesmes me convint il aussi faire en nostre logis qui fut la cause que mondict gendre respondit de bouche à
1 . Ulustr, 'D, SirUii S. %,, 5. Cardinalis, annotationes variarum Uctionum in Tsalmos, ad Sacri 'Bibîiarum apparatus instructionem.
Les notes sur l'Ecclésiastique n'ont pas paru.
2. Louis del Rio naquit à Bruges, en 1537, ^^ parents espagnols. Il revint aux Pays-Bas à la suite du duc d'Albe avec le titre de conseiller. Il fut successivement membre* du Conseil des Troubles et du Conseil privé et mourut le 51 juillet i$78.
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monsignear vostre cousin Jeronimo Delrio ^ et depuis s'oblia de me monstrer lesdictes lectres jusques à ce jourd'huy, que j*ay incontinent escrit ce mot pour supplier vostredicte Signeurie qu'il luy plaise m*excuser dé ce que je n'aurois incontinent respondu moy-mesmes, comme je l'eusse faict sans ledict accident. Quant auxdictes Bibles Royales, elles sont achevées passé long* temps et deux des volumes de l'Apparat, et les envoyray quant il plaira à V. S. de le mander, et le troisiesme volume (auquel ne restera que certaines feilles du Die* tionnaire Grec), incontinenr qu'il sera achevé, ou ce qui en est faia, quand il luy plaira, aussi. Mais, quant au prix, je n'entreprendray pas de le constituer à l'endroict de Vostredicte Seigneurie, joinct que j'espère d'aler par delà dedans huict jours et porter toutes les parties en cour, pour en obtenir la taxe de Vos Seigneuries, ausquelles j'exposeray lors les fraiz immenses y employés et supplieray m'estre gracieux pour ladicte taxe à les j^endre au public; mais, quant à mes bons amis, signeurs et fauteurs dont je tiens V. S. l'un des principaux. Us en payront ce qu'il leur plaira seulement, sans avoir esgard à ladicte taxe qu'il vous aura pieu lors de me. favoriser. Et ainsi m'incitera V. S. de tascher à faire mon debvoir de plus en plus pour faire choses qui puissent estre utiles à la république et honorables à Sa Majesté. Â quoy toute ma vie je m'employray d'aussi bon cueur que je prie Dieu nous y vouloir conserver et augmenter V. S. en bonne santé et heureuse prospérité. D'Anvers, ce 9 mars 1572.