‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 72 sur 398 · Tlantin à Luc Harrison · texte numérisé non relu

Tlantin à Luc Harrison

Au Signeur Lucas Harisson,

marchant libraire,

à Londres.

Monsieur Harisson, Par les vostres du 14 du présent, j'ay entendu le peu d'espoir qu'avés de la vente de mes livres et par conséquent le descouragement qu'avés de les acheter, et aussi la bonne volunté qu'avés à m'y faire plaisir et en autres choses, dont je vous remercie grandement, tant de l'advertissement que de vostre bon vouloir, en quoy je vous prie de continuer et de ne refuser par aucune occasion de vendre honnestement, encores que j'y deuse perdre es sortes qui seroyent moins requises, tant pource que je m'en voudrois bien despescher, mesmes avec perte, comme pource qu'à faute de bonne vente par deçà, j'aurois besoing de m'aider de l'argent qui en pourroit procéder. Quant à l'autre basle, celuy à qui elle est, entendant vostre peu d'espoir, l'envoyé à Colongne. S'il est chose en quoy je vous puisse faire service, le commandant, vous serés obéi d'aussi

bon cueur que, me recommandant à vostre bonne grâce, je prie Dieu vous maintenir en la sienne. D'Anvers, ce 22 juin 1567.

Le vostre à commandement C. Plantin.

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