X AVERTISSEMENT
lalin, adressée à la faculté de médecine de Paris, datée de Padoue le 19 octobre 1586 et qu'on trouve insérée dans les registres de la même faculté (t. XVI, p. 465), Charles Patin, le second fils de Guy, son cher Carolus, se défend énergiqucmcnt de l'accusation qu'on faisait peser sur lui, d'avoir été l'éditeur de ce volume; c'était la faculté qui était la principale accusatrice; dès le 19 octobre 1683 elle avait déclaré qu'elle ne rétablirait le pauvre exilé ' sur le tableau des docteurs régents que lorsqu'il serait absolument lavé du soupçon d'avoir édité ce volume - », etc.
Les éditions qui suivirent furent si nombreuses que nous ne pouvons entreprendre d'en donner ici l'énumération; on trouvera d'ailleurs cette liste très exacte dans la brochure de M. Ghereau. Le dernier recueil de ces lettres, et certainement le plus complet, fut publié en 18i6 sous ce litre : Lettres de Gui Patin. Nouvelle édition augmentée de lettres inédites, précédée d'une notice biographique, accompagnée de remarques scientifiques, historiques, philosophiques et littéraires, par J.-II. Reveillé-Parise. Paris, 13aillière, 1846, 3 vol. in-8°. Cette édition est imparfaite, ayant été faite en dehors de tout esprit critique; c'est elle cependant que nous avons dû suivre, à défaut de meilleure. Nous avons, pour quelques lettres importantes omises dans ce recueil, suivi l'édition de 17io ^.
M. A. Chereau a été très sévère pour tous les éditeurs des lettres de Gui Patin, «t Tout ce qui a été imprimé
1. Voir sur les motifs qui avaient obligé Charles Patin à quitter la France la lettre de Gui Patin adressée à Falconet le 7 mars 1668 (Éd. Reveillé-Parise, t. III, p. 673.)