‹ Correspondance de Gui Patin. Extraits publiés avec une notice bibliographiqueChapitre 8 sur 36 · AVERTISSEMENT XI · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT XI

des fameuses lettres, écrit-il, est bon, ou peut s"en l'aut, à jeter au panier », et à propos du dernier éditeur : « Que son érudition aille au pilon i ». La dispersion des lettres de Gui Patin, sans parler du long temps qu'il faudrait consacrer à leur difficile lecture, rendrait presque impossible une édition faite conformément aux règles do la critique moderne. Nous n'avions pas en tous cas à la tenter ici, puisque nous poursuivions une œuvre non d'érudition, mais de vulgarisation.

Nous avons modifié, sur quelques points de détails, le mode de publication des précédents éditeurs : au lieu de grouper ces lettres par le nom de leurs destinataires nous avons suivi l'ordre chronologique. Pour plus de clarté encore nous avons mis, en tète de chaque lettre, la date de son envoi; il y a lieu de remarquer cependant que cette date eût été plus correctement placée à la fin, Gui Patin ayant la coutume de mettre plusieurs jours à écrire chaque lettre qui prenait pour ainsi dire la forme d'un journal. Nous n'avons pas tenu compte de l'ancienne orthographe, si ce n'est lorsque la forme ancienne avait un intérêt réel et précis.

Nous avons traduit enfin un grand nombre de phrases latines qui n'eussent pas été comprises de tous les lecteurs. Les passages ainsi traduits sont en italique.

Les premières lettres publiées de Gui Patin sont de 1630, les dernières de janvier 1672; une sélection s'imposant nous avons choisi la période comprise entre les débuts de la Fronde et la mort de Mazarin, parce qu'il nous a paru que, en dehors de l'intérêt des événements, c'est à cette époque que la correspondance de notre médecin prend la forme la plus curieuse et la plus vive.

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