‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 116 sur 226 · LETTRE DU SIEUR PION, CONSUL D'ALGEK · texte numérisé non relu

LETTRE DU SIEUR PION, CONSUL D'ALGEK

A M. FERRAUT.

D'Abri-, lr t\ novembre 16Î7.

Monsieur ,

À voire arrivée ici , il y avait quelques navires qui étaient prêts à sortir, et vous voyant arriver, et ayant appris de vous que vous attendiez votre amiral avec le reste de son escadre , ils se sont retenus jusqu'à présent, croyant que les navires du roi entreraient. Maintenant , voyant qu'ils ne viennent point , le divan s'est assemblé dans la maison du roi , et m'ont envoyé quérir pour savoir ce que vous étiez venu faire ici : je leur ai répondu que mon opinion était que vous étie2 venns pour traiter la pix avec eux , mais que \o\is> n'aviez point d'ordre que votre amiral ne fût arrivé. Après plusieurs contestations, il a été conclu que le sieur bâcha vous écrirait une lettre en langue tnrquesque, portant que si vous étira amis, que vous pouvez venir assurément dans le port et sous leur canon , qu'il ne vous sera fait aucun déplaisir, ou sinon que vous le sauriez, c'est-à-dire, que vous devez mettre à la voile et vous en aller, ou bien l'on vous ira quérir. Ils m'ont donné ordre de vous en écrire; ainsi pensez à ce que vous devez faire : vous avez vos ordres. En attendant , je demeure

Votre très-affectionné serviteur,

Pio.v, consul.

M. Ferraut, capilainr du navire l'Intendant , à son bord.

NOVEMBRE 1637. 399 M. Pion envoyait eu même temps à M. Ferraut la lettre suivante du vice-roi d'Alger.

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