‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 127 sur 226 · CHAP. X · texte numérisé non relu

CHAP. X

Il faut ajouter : ni leur faire paver aucun droit d'entrée ni de sortie.

Ils n'ont aucun prétexte de demander les esclaves pris sur les galères d'Espagne,

mr le* galères d'Espagne qui -ont cd mais le roi a droit de demander tout ce qui

France , il y sera pourvu dan* peu de a été pris depuis le traité de Sanson ; lou-

temps, Dieu aidant, pour les délivrer; et jours ceux d'Alger avaient (ait espérer de

en cas que, en attendant , desdils Fran- le rendre , comme on peut savoir

çai* qui restent ici , il y en ait qui se i lent délivrer, ils le pourront en payant a leur patron seulement ce qu'ils ont coûté.

La personne du consul sera respectée , et jouira des mêmes honneurs , privilèges et droits qu'il fait en toutes les échelle» de notre grand-seigneur, et sera reconnu par toutes les nalious qui n'y ont point de consul , et lui paieront les droits , et particulièrement ceux de Livourne et i

par Sanson Lcpoge, qui est à

Bon.

Pourra le consul tenir des prêtres , reli- Bon gicux ou autres dans sa maison pour y cé- Ils permettent même aux forçats d«lébrer la messe et faite les autres fonctions faire dire la messe dans leurs bagnes, spirituelles, dans une chapelle qu'il pourra faire construire , comme le* autres consuls en Levant, sans que personne les puisse

Cet article est fort bon.

Et pour assurance de l'observance du présent traité , sera envoyé un homme du divan , Mazoul-Aga Aya-Bachi ou Bala- Bacbi , pour résideT à Paris , près de sa majesté, pour répondre de ce que i" qui sera changé de trois en trois

Que les Musulmans qui fuiront d'Espagne ou autres lieux auront libre refuge et seront renvoyés par pre-

Et ainsi que notre grand-seigneur a la Quieiltpu, paix avec l'empereur de France, son an- leur faire tenir l*<

Il faut ajouter :

Comme aussi tous les Français qui fuiront de Maroc , Tétuan , Tunis ou d'ailleurs , seront renvoyés sans payer aucun port.

capitulation, de celle du

tien et parfait ami, nous avons aussi pro- grand-seigneur, elle est bieu plut avaulamis et juré de l'observer, et que personne geusepour la France que tous ces petits train'y puisse contrevenir, ayant lu la présente tés-ci. capitulation (levant tous les sages et principaux du divan , et tous les raïs et capitaines , et fait deux copies , une pour renvoyer en France, et l'autre pour être oerréo dans le trésor de la Cnshbab.

LETTRE DE M. LE CARDINAL DE RICHELIEU

A M. LARCHEVÊQUK DB BORDEAUX.

Je vous envoie la copie des traites que le sieur Coquiel a faits pour la restitution du bastion et pour le rachat des esclaves qui sont en Alger, afin que vous voyiez ce qui est fait et ce qui reste à faire.

LETTRE DE M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX au sieur de coquiel.

Monsieur ,

Ne pouvant aller en Alger pour y traiter la paix, selon l'ordre que j'en avais reçu du roi, pour avoir été obligé de me tenir sur les côtes d'Italie et empêcher les secours que le roi d'Espgnc voulait faire passer pour la délivrance de Turin, dont à présent j'ai eu nouvelles de la prise, j'ai donné le même pouvoir au sieur commandeur de Montigny, vice-amiral, de traiter avec ceux d'Alger, et pour cet effet de s'en aller mouiller devant la ville avec une escadre de vaisseaux, où étant vous lui direz en quel état est le traité que vous avez déjà commencé, et vous lui donnerez la communication des ordres que M. Bouthillier m'a mandé vous avoir envoyés pour cet elle! , lesquels il m'a aussi envoyés; mais je n'ai su encore les recevoir, pour avoir été vers le golfe de Naplcs, trop éloigné de France.

Vous ferez ensemble tout votre possible pour obliger ceux d'Alger à un traité raisonnable. Les mémoires que j'ai donnés audit sieur de

LETTRE DE M. L'ARCIL DE RORD. — OCT. 1G40. 41 «J Montigny et qu'il vous fera voir , et selon lesquels il a ordre d'agir , vous donneront un grand éclaircissement des intentions du roi. Il faut surtout demeurer ferme pour les articles essentiels, et faire quelque chose de solide et de durée avec ces gens-là, ou rompre tout-à-fait , le roi ayant des moyens suffisants en main pour les iaire venir à la raison. On m'a dit que le bâcha y avait grand pouvoir et qu'il serait besoin de l'obliger, soit par présent d'argent ou autrement, de seconder les intentions du grand-seigneur pour le regard dudit traité. Je m'assure qu'il sera bien aise de faire éclater son autorité en cette occasion , pourvu qu'on l'y intéresse ; et si vous aidez à fournir aux choses nécessaires pour cet effet, je vous promets que vous en serez remboursé, Odtra le bien qui vous en arrivera en cas que le traité s'exécute, pour lequel j'ai grande pssion à cause de la délivrance des pauvres esclaves français et du bien qui en arrivera au public. C'est ce qui m'oblige à vous en prier pour mon particulier, et tic croire que je suis ,

Monsieur,

Votre affectionné à vous servir ,

Sourdis, archevêque de Rordeaux.

A bon) 4« l'amiral , à la rade de Purto-Vecehio le ij octobre iGjo.

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