‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 135 sur 226 · MÉMOIRE POUR ALGER ET TUNIS · texte numérisé non relu

MÉMOIRE POUR ALGER ET TUNIS

L'intention du traité d'Alger est de leur rendre tout ce qu'on a de Turcs d'Alger, et qu'on a pris sur leurs vaisseaux.

L'on désire aussi avoir d'eux tous les sujets du roi , soit de ceux qui ont été pris depuis le traité , soit de ceux qui ont été pris devant , sans qu'aucun sujet du roi puisse être réputé esclave parmi eux.

On désire aussi que tout ce qui a été pris, soit d'hommes ou d'effets, soit restitué, et la place dudit bastion remise en état, et entre les mains du roi, pour y être le négoce et la pèche du corail établis libres comme le tout a été ci-devant.

Et d'autant qu'ils ont rompu leur foi, entreprenant ce qu'ils uni fait sur le bastion du roi , le roi ne peut plus y renvoyer de ses sujets qu'il ne leur soit libre de se mettre en état qu'eux ou les Maures ne puissent plus les venir saccager dès le premier caprice qui leur prendra.

Et afin de conserver la bonne intelligence et la sûreté de la parole qui sera donnée de part et d'autre , sa majesté consent d'envoyer quelqu'un de ses sujets de condition demeurer à Alger, et eux enverront aussi deux hommes de paix du divan à Marseille pour y demeurer.

Et parce que , dans le traité fait , il y a quelques articles que sa majesté ne peut passer, comme la permission de visiter les vaisseaux , et, en cas de défense, de les pouvoir confisquer, sadite majesté veut absolument changer lesdits articles, ainsi qu'il est porté par ledit projet de traité qui a été dressé.

Ne pourront acheter vaisseaux , esclaves , ni marchandises comme ceux de Tripoli , Maroc , Salé, et antres de ceux qui auraient pris sur les Français , non plus que les Français de ceux qui auraient pris semblables choses sur eux.

Ni ceux d'Alger, aller sous la bannière de Trenterien, Salé, Tripoli, ou autres qui auront guerre contre la France.

Ne pourront prendre les chevalier» de Malte français qui seront sous la bannière de France ; et s'ils en ont à présent quelques uns qui y aient été pris, ils les rendront.

Cette note de M. de Richelieu est relative au dernier traité présenté à la régence d'Alger par M. du Coquiel.

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