‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 181 sur 226 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

M. d'Argenson a M. de Bordeaux sur la retraite de* ennemis. — Id. à M- de Bordeaux sur la nécessite' d'envoyer l'armée navale devant Barcelonne. — M. de Noyer» à M. de Bordeaux sur le* affaires de Catalogne. — M. le prince de Condé k M. de Bordeaux sur le siège de Collioure. — M. de Lamoltc-Houdancourt a M. de Bordeaux, lui donnant avis que les galères d'Espagne sont aux AMages. — M. de Noyers à M. de Bordeaux sur la Catalogne. — M. d'Argenson a M. de Bordeaux sur le traité des Catalans. — M. de Chavigny à M. de Bordeaux sur les saints du pavillon.— M. d'Argenson à M. de Bordeaux sur le dessein des ennemis. — M. le prince de Condé à M. de Bordeaux sur le siège de CoUioure. — M. d'Argenson à M. de Bordeaux sur les galères d'Espagne qui ont pris le Lion d'Or, vaisseau du roi. — Relation de ce qui s'est passé en l'armée navale du roi depuis son arrivée devant Tarragone. — M d'Argenson a M. de Bordeaux sur le succès des Alfages. — M. le prince de Condé a M. de Bordeaux sur l'entrée des vivres a Collioure — M. de Noyers à M. de Bordeaux sur les affaires de Catalogne. — M. le prince de Condé * M. de Bordeaux sur le ravitaillement de CoUioure. — M. le cardinal de Richelieu à M. de Bordeaux sur le siège de Tarragone.'— M. le prince de Condé a M. de Bordeaux sur le siège de Tarragone. — M. le cardinal de Richelieu à M. de Bordeaux sur le siège de Tarragone.— Résultat du conseil tenu à bord de la capitane par MM. de Bordeaux ,*de Lamotte , d'Argenson et les officiers de terre et de mer. — M. de Lamotte-Houdancourt à M. de Bordeaux sur la nécessité du blocus de Tarragone. — Traduction d'une lettre secrètement adressée d'Espagne a M. d'Argenson.— M. de Bordeaux à M. le prince de Condé sur l'armée navale. — M. le prince de Boléro a M. de Bardeaux sur l'échange des prisonniers. — M. d'Argenson à M. de Bordeaux sur le traité des Catalans. — M. de Richelieu a M. de Bordeaux louchant l'armée navale. — Relation du combat devant Tarragone.

{Mai — Août 164 1.)

On a vu que les Barcelonnais avaient en vain tente de reprendre Tortose, et que les troupes espagnoles s'e'tant renforcées de jour en jour, le petit nombre de soldats français qui e'taient entrés en Catalogne avec M. d'Espenan , gouverneur de Leu-

MAI 164t. 581 < ate , n'avaient pu empêcher les progrès de l'ennemi en Catalogne, le général Los Velès s étant emparé de Tarragone, le a4 décembre i64°> avait été bientôt sous les murs de Barcelonne.

Les Barcelonnais se défendirent avec vigueur, Los Velès fut obligé de lever le siège, et Barcclonne devint libre. Mais Los Velès, qui s'était retiré à Tarragone , attendait dans cette ville de nombreux renforts de l'Espagne, qui devaient le mettre à même de venir attaquer Barcelonne avec une nouvelle vigueur. On comprend qu'une des opérations les plus importantes de la campagne fut d'empêcher ce renfort d'arriver par mer. Par son office, M. de Bordeaux assumait sur lui toute la responsabilité de ce succès. On va voir par quels événements la flotte espagnole entra dans le port de Tarragone, malgré la croisière établie antour de cette place par les bâtiments du roi.

M. d'Argenson apprend à M. l'archevêque de Bordeaux que M. de Lamotte a fait retirer les ennemis vers Tarragone, et qu'il est a propos que M. de Bordeaux s'y rende avec l'armée navale.

LETTRE DE M. D'ARGENSON a m. l'archevêque de bordeaux.

J'ai reçu les lettres qu'il vous a plu de m 'écrire des 20 et 30 du mois passé , où je vois combien le mauvais temps a retardé vos bons desseins et le contentement de vous voir à Barcelonne, que nous attendions avec tant d'impatience. J'ai avis que M. de Lamotte est entré le 2Î> dans la plaine du camp de Tarragone, et que le même jour, deux heures après midi, il â chassé les ennemis de Vais, dont il est le maître, et

cet après-diner quelques gens nous ont rapporté que les Castillans voulant brûler un village qui s'appelle Constantin, en se retirant vers Tarragone, ils ont aussi été chassés de ce lieu ; de sorte que j'approuve extrêmement la pensée que vous avez d'aller droit à Tarragone sans vous arrêter à Barcelonne, parce que vous ferez sans doute quelque grand effet par votre diligence et surprendrez vos ennemis dans ce désordre. Et s'il vous plaît d'envoyer quelque galère vers cette côte de Barcelonne pour me conduire à vous, comme il vous plaît de me le faire espérer, j'aurai une extrême joie de vous entretenir et de vous assurer moi-même que je suis plus que personne du monde,

Votre, etc.

Argenson.

\ Rarrelnnnc , le ■•' mai i64i

LETTRE DE M. DE LAMOTTE-HOUDANCOURT A M. l'archevêqub de bordeaux, qui se réjouit de son arrivée VERS

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