TOUCHANT L'ARMÉE NAVALE FAITE EN
MO.NSIEUB ,
J'ai été extrêmement aise d'apprendre, par votre dernière lettre, le bon état auquel vous avez trouvé les troupes en Guicnne, et l'espérance que vous avez du bon succès des affaires du roi de ce coté-là, pour l'avantage desquelles je suis assuré que vous apporterez tout ce qui dépendra de vos soins et de votre diligence. Aussitôt que nous avons appris que vous manquiez d'armes, on a fait partir quatre mille mousquets et douze cents paires d'armes de chevau-légers. Ce sera à vous à les faire départir avec tant d'ordre et d'égalité, que tous les corps qui en auront besoin en puissent avoir leur part raisonnablement.
Pour ce qui est de l'ailaire d'Indrette, je ferai parler au gendre de M. de Lestaiigère, qui est à Paris, afin de la terminer; cependant vous ne laisserez pas de faire tout ainsi que si elle l'était déjà.