LOUS
Par le roi , BouthiluI».
Donnai S«im Utrmain-cn Lajre, l« 18 mai «63g.
Dans les deux dépèches suivantes, M. le cardinal de Richelieu et M. de Noyers engagent M. de Bordeaux à tenter de s'emparer de la flotte espagnole qui devait revenir des Indes.
LETTRE DE M. DE NOYERS
A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX , PORTANT QU'IL SE POURRAIT RKISDRK MAITRE DE LA FLOTTE DES INDES.
Monsieur ,
Bien que les mers rompent tout commerce si est-ce que je tâche de le renouer aux occasions qui m'en donnent le moyen. Un gentilhomme
de condition venant d'Espagne par Angleterre, a assuré son éminence que vous pouviez sans grande peine vous rendre maître de la flotte des Indes , qu'elle était sans soldats et sans matelots, c'est-à-dire sans défense, et que vous n'auriez jamais une occasion si avantageuse de profiter sur l'ennemi , puisque cette flotte leur apporte la hacienda de deux années et demie.
Son éminence vous en écrivant ses sentiments , je* n'ai rien à vous en écrire davantage , et me contente de vous dire que le siège de Hesdin va bien jusques ici , que demain les mines doivent jouer ; mais aussi croit-on que mardi le cardinal-infant doit être le second. Dieu nous veuille favoriser de sa protection et tout ira au souhait de votre, etc.,
De Noyers.
DAbberiJIr, le aojnia Gi9.