‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 4 sur 226 · LES CANONS PRIS AU PASSAGE · texte numérisé non relu

LES CANONS PRIS AU PASSAGE

Comme la principale force des vaisseaux consiste en la quantité de canons dont ils sont aimés , j'ai eu charge du roi de vous mander que

LETTRE DE M. DE NOYERS. — JUILLET 1638. 31

si monsieur de Bordeaux a besoin de ceux que vous avez pris au Passage pour fortifier l'armée navale de sa majesté, vous ne lassiez nullement difficulté de les lui faire délivrer en faisant tirer nécessité de ceux qu'il en chargera. Ce secours est d'autant plus plausible que c'est pour aider à vos entreprises et tenir la mer libre tandis que vous combattrez en terre.

Je prie Dieu que les succès soient heureux d'un côté et d'autre , et que vous me fassiez la faveur de me croire ,

Monseigneur,

N otre très-humble et très-obéissant serviteur,

De Noyers.

D'Abb«rilk. j.MlJ- .638.

Os lettres , de M. le prince de Coude et de M. le cardinal de Richelieu à M. de Bordeaux, sont relatives aux différents mou-' vements du siège de Fontarabie.

LETTRE DE M. LE PRINCE

A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX

Monsieur ,

Je vous envoie ce porteur pour vous donner avis que la pluie nous ayant pei-sécutés à l'extrémité durant toute la nuit , il nous a été impossible de charger entièrement la mine ; elle ne l'est qu'à demi et l'on travaille avec une assiduité continuelle à écouler les eaux qui nous empêchent : voilà où nous a réduits la désobéissance à mes ordres.

Un Irlandais se vint rendre hier au soir à nous du camp des ennemis. Toutes les troupes que nous vîmes décamper hier sont montées sur la montagne pour pousser M. de la Force , et rien n'est demeuré en bas que les troupes du vice-roi de Navarre. Ils ont fait monter six pièces de canon sur ladite montagne. L'armée des ennemis est fort incommodée, à ce qu'il assure, et les régiments réglés y sont en petit

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nombre , n'y en ayant que trois : ce temps fâcheux ne le» accommode pas non plus que nous.

M. de la Force me demande des outils arec grande instance , ceux du Socoa ne sont encore venus ;je vous supplie de tout mon cœur de m'en envoyer jusque» à deux cents tout présentement , et je vous promets de vous les remplacer. Je suis ,

Monsieur, Votre très-affectionné à vous servir,

Hesry de Bourbon.

Comme j'écrivais cette lettre, M. de Saint-Simon m'a envoyé avertir que les ennemis s'étaient avancés de son côté, et s'étaient campés sur le haut d'une montagne vers Irun.

LETTRE DE M. LE CARDINAL DE RICHELIEU

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