LETTRE DE M. DE SOURDIS
A M. DITLESSIS-BESANÇON, S'EXCUSANT DE RIEN FAIRE SANS ORDRE TOUCHANT LA CAVALERIE QUE M. LE PRINCE VBL'T ENVOYER EN ITALIE.
Un jour, parlant à son éminence des oppositions qu'on pourrait faire si les ennemis entraient daus le Languedoc , je lui dis que j'y serais bientôt , portant mon infanterie dans les galères et des barques , et que la cavalerie irait à grandes journées. Elle me répondit que je m'en gardasse bien ; que quand il voudrait que je le fisse, le roi me le manderait, et qu'autrement je mettrais ma téte en compromis. C'est pourquoi vous trouverez bon que la téte de M. le prince, qui est plus ferme et mieux attachée que la mienne, fasse ce qu'il lui plaira, et non pas moi, qui ne sais ce que le courrier que j'ai envoyé à la cour m'apportera , soit pour faire diversion , soit pour embarquer, ou autre chose que vous pouvez penser. Si les ennemis allaient faire la moindre cavalcade dans le royaume, où j'ai eu pouvoir de la cour d'envoyer de la cavalerie de Dauphiné, qui est la plus proche , je demeurerais chargé de déshonneur; ce que je ne veux point hasarder; et comme je suis fort exact à faire ce que l'on me commande , je le suis encore plus de ne rien faire qui ne me soit commandé. J'ai grande impatience de vous voir, mais j'ai peur que ce ne soit pas sitôt, pirce que demain nos galères sortent du port. Les vaisseaux sont à la mer, et si je vois jour à quelque chose, je tâcherai de l'exécuter.
JUILLET 1640. 195 M. de Bordeaux envoie à M. le prince de Conde un état annoté des troupes qu'il commande et qu'il mettra à ses ordres, sauf l'avis du roi et de M. le cardinal.
A M. LE PRISCE.
MoxSEIGSEl'R ,
J'envoie ce porteur ensuite d'une lettre que j'ai reçue du sieur Duverger pour supplier très-humblement votre altesse (Je vouloir commander au trésorier d'apporter a Aix , comme il me l'avait promis , selon l'ordre que votre altesse lui avait donné et celui que je lui avais apporté du roi , les neuf mille écus des neuf compagnies de chevau-légers des régimeut* de Bussi de Vaire et de Saint-Simon, parce qu'ils preunent excuse de retarder leur marche sur ce défaut , où je vous ai mandé que je les enverrais. Les compagnies de Saint-Simon sont complètes , à la réserve de quatre ou cinq hommes à celle de M. de Saint- Simon, qui m'a assuré qu'ils lui venaient , et à la réserve de quelques officiers que l'on attend de jour à autre. Il manque aussi à quelques uns les armes, lesquelles je fais apporter de la Rochelle par nos vaisseaux.
Pour le régiment de Bussi de Vaire, la mestre-de-camp n'est pis encore arrivée, et celle de Montjouan vient avec vingt maîtres et les officiers. Pour les mille écus que votre altesse sait que j'ai avancés , le
reste de ses chevau-légers se devant faire en Languedoc
maintenant qu'on aura reçu l'argent de M. de Bussi de Vaire, ce que je vous promets faire faire en quinze jours, et d'en prendre le soin , ses armes étant déjà achetées, le capitaine étant mon parent. Pour les quatre autres , celle de Borde est fort belle , bien complète et bien montée.
Celle de Charron , complète et mal montée.
Celle de Moncarrat , bien montée pour une pirtie, mais d'assez
Brunat , fort mal montée et de fort mauvais hommes.
Tous m'ont assuré avoir leurs armes dans des charrettes, mais je ne les voulus pas faire déployer, attendant qu'ils fussent en un quartier assuré, afin qu'ils pussent rattacher quelques tassettcs qui pourraient être démontées.
Voilà le véritable état de ces troupes-là, lesquelles se peuvent réparer en leur aidant de leurs moyens, et ne leur baillant qu'à mesure qu'ils satisferont; que si une fois Us le tenaient, ou qu'ils vissent retourner de l'argent en Gascogne, on n'aurait ps grand'raison d'eux. Votre altesse ordonnera ce qui lui plaira , et sera obéie ponctuellement.
On m'a dit que le régiment de la Chapelle-Ballon est complet, mais mal armé.
Les deux compagnies de gendarmes doivent être belles , car elles ont cent écus par jour chacune bien comptant.
J'attends le commandement que votre altesse m'enverra , afin d'envoyer le sieur de Castellan lui-même mener ce que vous commanderez pour l'Italie, sauf l'ordre du roi.
M. de Bordeaux annonce à M. le cardinal qu'ayant appris qu'on allait embarquer à Naples un puissant secours pour l'Espagne, il va mettre à la voile pour s'opposer au passage de ce renfort. M. de Bordeaux supplie aussi M. le cardinal de donner des ordres pour que les fortifications de Toulon soient dégagées des logements que des bourgeois de la ville ont fait construire dans les gorges des bastions, faisant observer qu'en cas d'attaque, ce port, déjà presque sans garnison, ne pourrait se défendre.
A M. LE CARDINAL DE MCHBLIEU
Monseigneur ,
Arrivant en ce lieu, la première chose que j'ai faite a été d'envoyer les vaisseaux de cette escadre aux iles d'Hyères attendre les galères. Ceux de ponant ne sont point encore arrivés ; on nous fait espérer aujourd'hui lesdites galères. Je les presse extrêmement afin de mettre à la mer , sur l'avis qu'on m'a donné qu'on embarquait à Naples un puissant secours de cavalerie et d'infanterie, dont douze vaisseaux, vingt polacres et vingt-cinq ou trente galères , pour descendre à Final ; de sorte que, dès que ces galères seront jointes aux vaisseaux, je mets à la voile pour m'en aller chercher ce secours vers Final, Gènes, et même jusqu'à Naples , pour ne le pas manquer, si je puis , espérant être de retour dans dix ou douze jours, et de trouver les commandements de votre éminence sur ce que j'aurai à faire par celui que je vous envoie.
Cependant je prendrai la liberté de lui dire que cette place est en fort mauvais état , la ville étant ouverte en plusieurs endroits , la clôture de la darse rompue , et n'y ayant pas une fortification parachevée , pas une personne qui en prenne le soin , ou du moins qui y apporte telle négligence qu'on a souffert que les habitants aient bAti et fait des logements dans les gorges des bastions et dans les remparts. (Le sieur Lequeux fait bien ce qu'il peut, mais n'étant appuyé des gouverneurs de la province ni de qui que ce soit, on ne le croit pas beaucoup. )
Pour à quoi remédier, il est à propos que votre éminence fasse trois choses, s'il lui plait : la première d'envoyer ordre exprès auxdits consuls de Toulon de faire promptement bâtir un pilier au milieu de l'entrée, pour, avec des chaines, barrer le port et fermer la darse, comme aussi parachever les deux plates-formes de l'entrée , en y employant pour cet effet le fonds qu'ils ont entre leurs mains.
Autre ordre pour travailler aux deux demi-lunes et aux flancs des
bastions, préférablement à tout, n'y ayant pas moyen de mettre une
seule pièce de canon en batterie, avec le fond» nécessaire.
Comme aussi un ordre portant.qu'on ruinera les susdits bâtiments , ainsi que M. de Champigny l'avait ci-devant ordonné, et commandement à quelqu'un d'y tenir la main. Car M. Lequeux les ayant fait voir à M. le comte d'Alletz, lorsqu'il est venu ici, ne put pis obtenir de sa bonté qu'il en dit quoi que ce soit aux habitants.
M. le prince m'ayant mandé depuis deux jours qu'il me conseille d'envoyer la cavalerie en Italie , je lui ai mandé que n'en ayant nul ordre de votre éminence , je n'osais l'entreprendre, ni dégarnir une province de troupes sans un exprès commandement , mais que comme il était le maître de tout, je les faisais avancer vers la frontière, pour en faire de son autorité ce qu'il lui plairait en attendant yos ordres.
M. Bidaud continue de renseigner M. de Bordeaux sur les affaires d'Italie.
LETTRE DU SIEUR RIDAUD
A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX
Monseigneur ,
J'ai retardé cette felouque cinq jours pour apprendre, suivant les ordres que vous m'en avez donné le 20 du passé, de cette république le traitement qu'elle fera à l'armée que vous commandez dans ses ports et havres , et si elle ne lui donnera pas pratique; mais , me remettant de jour à autre , j'ai cru être mieux de vous renvoyer ladite felouque pour ne vous laisser dans l'impatience, espérant, au premier jour, de vous porte*!- moi-même la i-éponse et vous rendre compte de ce que je sais des affaires d'Italie, et particulièrement des lieux aue vous m'avez marqués , où j'ai encore envoyé deux hommes exprès pour m'en rapporter le véritable état.
M. le comte d'Harcourt continue le siège de Turin , et le marquis de Leganea ses efforts à lui empêcher tes convois, dont il n'a pu venir
LETTRE DU SIEl R BIDAID. — JUILLET IG40. 199 a bout jusqu'à présent : il les reçoit véritablement avec plus de difficulté depuis que ledit marquis s'est emparé de Serraona ; mais il espère que votre armée et les troupes du Languedoc feront à temps une diversion pour lui donner moyen de mettre à heureuse On une entreprise si importante et nécessaire au service du roi comme la prise dé Turin.
Les vaisseaux qui allaient en Espagne sont partis, dont j'ai donné avis par le capitaine Carriole: on en attend la galère qui a fui de Barcelonne avec quelques caisses de réaies ; mais il n'y a pas apparence , en l'état que les allaires sont en Catalogne, ni on n'a point d'avis, que l'escadre du duc de Ferra ndi ne passe de deçà.
Celle de Sicile était attendue à Naples, pour passer conjointement avec l'escadre de Naples , et peut-être de douze vaisseaux dont , monseigneur, je vous ai écrit par ma dernière, à Final, pour y décharger leur infanterie. J'aurai bientôt l'honneur de rendre compte plus exact à votre éminence de toute chose. Cependant , faites-moi la faveur de conserver sous votre protection ,
Monseigneur,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Bidacd. .
A Gioc*. U % juillet i«jo
M. le cardinal envoie à M. de Bordeaux un mémoire du roi , et une lettre de M. de Noyers qui répond à toutes les demandes de M. l'archevêque.
LETTRE DE M. LE CARDINAL DE RICIffiLffiU
A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX
Monsieur ,
La dépêche que vous fait M. de Noyers répoud si particulièrement à la vôtre et à tous les points contenus aux mémoires qui y étaient joints , lesquels j'ai vus fort exactement , qu'il ne me reste rien à y ajouter par
200 LIVRE V. — CIIAI\ VIII.
ces lignes. Seulement vous conjuré-je de n'oublier rien de ce qui dépendra de vous pour faire réussir ce que vous estimerez pouvoir entreprendre conformément à ce qui vous est mandé de la part du roi , k quoi je me remets.
Ce porteur vous dira où nous en sommes du siège d' Arras, qui est au meilleur état qu'on le saurait désirer, et duquel , avec l'aide de Dieu, nous aurons bonne issue. C'est ce que je vous puis dire par cette lettre, que je finirai en vous assurant de la continuation de mon affection, et que je suis véritablement, Monsieur,
Votre très-affectionné comme frère k vous rendre service,
Le Cardinal de Richeliei .
Amieus, c« î juillet 1640.
LETTRE DE M. DE NOYERS
A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX
Monsieur ,
Toutes les ouvertures que vous avez faites ont été fort approuvées, ainsi que vous le verrez par la dépêche du roi ci-jointe. Il ne reste plus qu'à les exécuter et profiter de la saison , comme vous le savez bien faire. M. le comte d'AIIetz assure le roi par ses lettres qu'il a eu et aura toujours un soin très-particulier de toutes les troupes qui seront envoyées de votre part, avec les ordres du roi portant avis des intentions de sa majesté, et que, même toutes celles qui se sont présentées pour entrer en Provence y ont été reçues avec tout le bon traitement qu'elles pouvaient désirer; que s'il s'est fait quelques désordres par le particulier des habitants de quelque lieu, il les fera châtier.
L'on envoie en Piémont le régiment de la Chapelle-Ballon et de Bussy de Vaire, de sorte qu'il restera peu de cavalerie en ces quartiers-là , et que M. le comte d'AIIetz logera sur les confins de Nice en lieu où elle pourra harceler l'ennemi et empêcher qu'il n'entreprenne rien sur les sujets du roi.
LETTRE DE M. DE NOYERS. — JUILLET 1640. 201
Je vous conjure de vous souvenir de la promesse que vous m'avez faite plusieurs fois, de rapporter nos marbres dans vos vaisseaux, lorsque vous repasserez, en ponant ; vous en aurez votre part quand ils seront arrivés à Paris, pour faire quelque belle ligure pour Royaumont ou tel autre* lieu que vous aviserez, le roi étant bien aise que toute l'Église voie des marques de sa piété.
Quant à Royaumont, vous auriez, tort si vous croyiez ni que son éminence eût été surprise, ni que ce fut un tour de moine moins discret qu'il ne devrait être, car sou éinincnce ayant visité elle-même le dortoir, et l'ayant vu en péril très-imminent, vous condamne à cetle petite dépense qui en fera éviter une bien plus grande, et le pauvre prieur ne l'a jamais demandé (me depuis que son éminence l'a ainsi résolu. Pour ce qui est des mille liv res données au prieur son prédécesseur, elles ont été employées à la réparation du réfectoire, qui fait aujourd'hui honneur à M. l'abbé pour pbis de mille livres. Ainsi , donnez s'il vous plaît l'absolution et aux moines et à celui qui est votre tics-humble et trèsaileclionné serviteur.
De Noyer*.
Am.™., Ir 3 juillet t6jo.
LETTRE DU ROI
A M. I.VRCHEVÊQUE DE BORDEAUX-
Mons. l'archevêque de Bordeaux, l'entreprise du siège de Turin par mon cousin le comte d'IIarcourt m'ayant obligé de faire passer en Italie une partie des régiments que j'avais destinés pour l'armée <pie vous deviez, assembler en Provence, cl apprenant , par vos dépêches du '24 juin , que ceux qui y restent ne sont pas suffisants pour exécuter aucun dessein considérable du côté de la terre, j'estime qu'il ne se peut rien faire de mieux à présent que d'exécuter sur la mer ce que vous proposez; jugeant à propos, à cet effet, que vous fassiez voile au plus tôt, rangeant les ports des ennemis, pour entreprendre sur iccux et sur les vaisseaux qui s'y pourront rencontrer, tout ce qui s'offrira de plus avantageux à mon service et à la réputation de mes armes.
il. *6
Je ne désapprouve pas aussi (juc vous preniez la route de Sicile et de Majorque pour essayer de profiter de la mauvaise humeur en laquelle vous mandez que se trouvent les habitants de ces lieux-là contre ceux qui les commandent.
De là vous pourrez revenir par la Barbarie pour conclure le traité fie paix qui a depuis si long-temps été proposé, le faisant aux conditions les plus avantageuses qu'il se pourra pour le bien de mes sujets.
Et comme entre les desseins que vous pourrez faire sur la mer, celui de combattre le duc de Ferrandine et vous rendre maître des vaisseaux et galères sur lesquels vous avez avis qu'il prétend faire passer des hommes et de l'argent en Italie n'est pas le moins avantageux à mon service, je vous recommande particulièrement de n'en pas laisser perdr* l'occasion, comme vous le promettez, si vous le pouvez rencontrer.
Après que vous aurez fait ce voyage, si vous voyez qu'étant de i«tour à Toulon la saison vous permette d'entreprendre encore quelque chose par terre, comme il y a bien de l'apparence, vous m'en donnerez proroptement avis, et cependant je donnerai les ordres nécessaires pour vous faire tenir tout ce dont vous aurez besoin pour cet effet.
Quant à ce qui est des troupes qui resteront en Provence, après que vous aurez mis sur les vaisseaux celles qui vous y seront nécessaires, je mande à mon cousin le prince de Condé et à mon cousin le comte d'Alletz ce à quoi ils les emploieront en attendant, de sorte crue ce sera dorénavant à eux à en prendre le soin.
C'est tout ce que je vous dirai par cette lettre, priant Dieu qu'il vous ait, mons. l'archevêque de Bordeaux, en sa sainte et digne garde.
LOUIS
Su BLET.
Krril à Corbif , le 4 juillet i&Jo.
M. de Bordeaux demande à M. le cardinal , pour le premier président du parlement, l'autorisation de retourner à Rordeaux, et se plaint de ce que M. le comte d'AIIetz s'est joint au parti des parlementaires.
A M. LE CARDINAL DE RICHELIEU
Toulon
Monseigneur ,
Ne voyant pas que votre éminence ait résolu d'entreprendre «le grands desseins en cette province durant le reste de cet été, ni que la présence de M. le premier président du parlement y fût à présent si nécessaire qu'elle pourrait être en un autre temps que votre éminence désirerait peut-être qu'on y entreprit quelque chose, j'ai cru qu'elle n'aurait pas désagréable de lui permettre de se servir de ce temps -ci et des vacations de son parlement pour s'en aller donner ordre à une infinité d'atl'aires de conséquence qu'il a à Bordeaux pour s'en revenir ters l'hiver, si plus tôt le service du roi OU celui de votre éminence ne l'appelle en ce» quartiers, où le parti de ce parlement, fomenté par la bouté de M. le comte d'AIIetz, le pourrait bien rendre utile si l'on permet que le gouverneur s'autorise dans la compagnie, se liant avec partie de ceux du parlement que j'ai voulu remettre en parfaite intelligence avec leur premier président, et lui avec M. le comte d'AIIetz; mais, n'ayant pas voulu séparément s'accommoder , j'ai cru «pie je ne le devais pas faire conjointement , de peur «le fomenter la cabale qui a ses racines dans les familles des Cormis et Gaufrtxli , disciples du président Canoli, et qui sont enivrés de je ne sais quels privilèges «pu leur ont fait, embrasser toutes les séditions qui se sont faites en cette province depuis cinquante ans. J'estime «pie si la bonté «le son éminence voulait premlre la peine d'écrire le moindre mot à M. le comte «l'Alletz qui lui témoignât le désir qu'elle a qu'ils fussent bien ensemble et qu'il ne se mêlât point dans toutes ces petites cabales «lu parlement, les laissant ménager au premier président, je me promets qu'à
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l'instant tout s'accommoderait , et ces vieilles cendres de sédition s'assoupiraient, le premier président vous suppliant de pardonner aux interdits ; mais si le rétablissement n'est pas la joie du gouverneur, je crains que cette liaison ne produise rien de bon.
AL le prince de Conde envoie à M. de Bordeaux une copie de la lettre suivante du roi, pour lui montrer de quelle importance était sa jonction avec M. le comte d'IIarcourt, toujours devant Turin.
LETTRE DU ROI