A ». LE PRINCE
Mon cousin, les soins que j'ai de l'état où se trouve mon cousin le comte d'IIarcourt m obligeant à presser et augmenter de plus en plus les secours que je lui ai destinés, je vous dépêche ce courrier exprès pour vous dire que je fais passer en Piémont le marquis de Villeroy avec la plus grande partie des troupes qu'il commande , laissant en Bourgogne les régiments de mon cousin le prince de Conli votre fds avec ceux de Vandy et de Chalancey et la compagnie de gendarmes de Saint-Géran, le régiment de cavalerie de Dcsroches-Baritault et la compagnie des chevau-légers de la reine ma femme , et celle de mon frère le duc d'Orléans; le tout sous la charge du marquis de Tavannes; et même, pour assurer entièrement la Bourgogne, je mande au sieur du Hallier que si les ennemis s'approchent de ladite province avec des forces capables d'y entreprendre , il s'y achemine au premier avis qu'il en aura, le faisant cependant dès à présent savoir en lieu d'où il s'y pourra rendre dans peu de temps.
Et parce que le régiment de Bussy de Vaire ne pourrait pas être beaucoup utile aux quartiers où il est, non plus que celui de la Ghapelle- Balon en Provence, je donne ordre à l'un et à l'autre de passer en Italie , et je désire qu'aussitôt la présente reçue vous envoyiez votre route au sieur de Bussy de Vaire avec ma lettre ci-jointe pour le faire marcher en Piémont, avec ordre de faire tout ce qui lui sera commandé