PROJET DE REPRÉSENTATION. — JANVIER 1G3G. J.S
Auquel cas le roi n’a pas besoin d'aulrcs aides que de ses propres forces , puis<pic depuis (pi’ii s’est résolu de mettre des armées à la mer, il a toujours été le maître, soit dans l’Océan, soit dans la Métliterraïu'-e , ayant obligé scs ennemis de se c;>cher dans leurs ports , où, n’étant pas môme en sûreté, ouest allé les prendre, bntler, ravager et piller.
Mais si on a dessein d’entreprendre quelque chose tout à bon , il faut que ce soit sur l’une des quatre grandes places j et pour cet effet , si messieurs des États veulent donner cpiatre mille hommes comme le roi en donnera huit , les<piels ils puissent rafraîchir, de^deux mille hommes deux mois après, on offre d’assiéger une desdites grandes
places et de l’emporter; laquelle étant prise, allume la guerre dans tout le pays ennemi , divertit toutes les forces qu’on envoie en' Flandre , ruine toute Iciu* navigation des Indes , et sert de retraite à tous les vaisseaux de l’une et l’autre nation qui voudront aller dans le Détroit, et donnent grande commodité à nos vaisseaux <pn veulent faire la guerre aux leurs <pji vont à l’une et l’autre Inde, faisant en Espagne ce que Dunkerque fait en Hollande à la Manche.
Que si l’on ne veut point ces grands desseins, on peut changer la navigation pour aller attendre leur flotte au retour, ce qui est bien casuel , ou bien l’aller chercher même dans les Indes.
Le 20 avril de la même année, l’archevêque de Bordeaux reçut l’instruction suivante.