‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 121 sur 171 · ATTAQUE DE SAINT-IIONORAT. — MAI · texte numérisé non relu

ATTAQUE DE SAINT-IIONORAT. — MAI

dc-camp, homme de grand cœur^et le sieur de Saint-Pierre avec quelques sôldats. Le re^giment des lies, commandé par le sieur de la Vallade-Bnssac, cl celui de Saint-André, par son mestre-de-camp, se logèrent en Une chapçllé en des retranchcments/pravaient faits les ennemis du cùtédu friuQI, qui iie les incommcxlaicnl pas moins que les autres.

^'il^y, coinmantl? p{(V Je sieur de Vinazac son lieutenant-colonel, descendit avec mémn*promptitude que les auties.

Les;fégiménts de Ronssillon etCastrcvicHle, commandés par le comte de Roussillon fils du comte de Tournon, avec les sieurs de Tagenac, premier capitaine de ce corps, et le baron de l’Estrange, premier capitaine du régiment deCaslrevieille, se. logèrent aussi diligemment etavantageusement que les autres, là où ils perdirent le sergent-major de Castrevieille.

Le régiment des galères, commandé par le marquis de Montpezac fière du marquis de Tavane, se logea sm-'la main droite 'du coté de la mer avec telle promptitude et si près de la place , que le sieur Sagny, aide-de-camp, l'ayant fait retirer pour être trop près, reçut une grande mous<]uetade à répjtulc. Il y eut aussi un capitaine du régiment des galères nommé d’Oirémont, fort blessé.

Ce qu’il y avait du régiment de Languedoc, commandé par le chevalier d’Uzès, se logea avec même diligence et racine incommodité piiur les ennemis que les autres. La noblesse, entre lestpiels le sieur de la Barben , Rochefort, Boyer, chevalier de Paris, et plusieurs autres de condition, le baron de, Saint-Tropez et scs frères, le sieur de Corbon, son frère, et quelques autres du pays , firent leur ilcscentc en même temps que les régiments formèrent Icui-s Ixitaillons, et se logèrent aussi avantageusement que tous les autres. Les sieurs de Poinsy et d’Aillan, et quelques autres , y furent blessés : le sieur de Vallavoire , capitaine de ciievau-légers ; Rocquetaillade, lieutenant; de Boissac, et Lamotte-de-Cornaux. Sans ordre que de servir le roi , les volontaires qtiittèrent leurs chevaux dans Sainte-Marguerite pour s’en aller former des escadrons à pied à la portée de pistolet de la place.

Le comte de Clermont , mestre-de-camp, dont le régiment est en garnison à la Croisette et aux îles d’IIyèrcs, et son premier capitaine

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nommé Borgnac, étaient dans celte occasion, où ledit comte fît paraître avec le même cœur le désir qu’il avait de servir le roi , qu’il fît à la descente de Saipte-Marguerite et autres lieux où il s’est rencontré , mais plus heureusement pourjui, ii’y ayant pas été ble^. '

M. le comte d'Harcourt ayant ûiit avancer sa chaloupe , .se trouva le premier à terre avec Je sieur de Beaufort, lequel 'Yiit aussitôt suivi du sieur d'Eispenan, et Bellay, son capitaine des gardes; MM. les comtes de Garces et de Castellan, maréchaux-de-camp, oubliant ce qu'ils étaient, disputèrent avec les enfants perdus, et entre eux-mêmes, à qui descendr.ôl le premier.

Les sieurs de Frémicourt, Sagny, Levemon et Icarvl n’eurent pas peu d’occupation à courir de tous cr'ités pour faire retirer ceux des divers corps , tant des régiments, de noblesse que de chevau-légers, qui s’allaient jeter juMjue sur la contrescarpe.

Le sieur d'Espenan ne s’endormait non plus en cette occasion qu’il a accoutumé de faire eu toutes celles où il s’est rencontré pour le service du roi, ot'i le sieur de Sade, aide-major de son régiment, fît des diligences incroyables, pareilles à celles qu'il a faites dans le siège de Sainte-Marguerite à tous les travaux avancés.

Le sieur de Beaufort a été plus heureux en cette attaque qu'à celle de Sainte-Marguerite , quoiqu’il dût plus craindre, ayant été blessé à l’œil lors de la descente Sainte-Marguerite , et au pied durant le siège.

Dînant que les divers logements se faisaient du côté du ponant, et que tout le monde tiavaillait à l’envi , quelqu'un de l’armée voyant les ennemis entièrement maltraités du canon des vaisseaux du côté du levant , se résolut de prendre vingt-cinq mousquetaires du vaisseau du commandeur de Guitaud, vingt-cinq de celui du commandeur de Chastelus , vingtr-cinqdu bord de Pétonnière, pour aller, sous la charge de la Chausse, lieutenant de Guitaud , mettre pied à terre à la pointe du levaiit et se saisir de la tour et des retranchements; ce qui fut fait si heureusement, que les ennemis l'ayant abandonnée aussi bien que celle du ponant, qu’à l’instant un vit le pavillon du roi arbore sur cette tour. Le sieur de Muntigny , qui , étant prié de soutenir ce lieutenant

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