‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 127 sur 171 · LETTRE DU GARD. DE RICHELIEU. — MAI · texte numérisé non relu

LETTRE DU GARD. DE RICHELIEU. — MAI

Si vous rencontrez aussi les forces ennemies en mer et qtic vous les puissiez combattre avec avantage, le roi vous le permet, comme aussi (le briller leurs vaisseaux, si vous le pouvez liiii'C; le tout .selon que vous l’avez pi-opastl.

Je Jdsire graiulement qu’en votre passage, où vous serez seul à commander les vai.vseanx, vous puissiez faire quelque action qui signale le nom de Sourdis. t

Lorstpie vous serez en rUc de Rc , vous saurez les résolutions du roi sur ce qu'on estimera se pouvoir faire contre l'Espagne. Cependant vous pouvez consulter avec les plus habiles gens de ceux qui sont avec vous, oc qu’on y pourrait plus apparemment entreprendre; mais, à vous parler en secret entre vous et moi , il y faut làire quelque bonne entreprise dans rautomne ; c’est pourquoi vous ne vous amuserez pas tpi’avec bon sujet dans voti'e voyage. .l’envoie ordre au sieur de Laiinay-Vazilly, qui est à Brest, de faire acheter des chairs en Bretagne poulies vaisseaux et le reste des victuailles à l’ilc de Ré et à La Rochelle.

J’ai nn extrême déplaisir des divisions tpii sont entre M. le comte d'Harcourt et vous. De là viennent tout plein de mauvais bruits qui se sèment de part et d’autre , dans Icstpiels je voudrais de bon cœur me ti-ouver seul intéressé, on ipie tous ceux qui y sont mêlés en fissent aussi peu d’état que moi. Il y a plus de six mois que M. le marquis de Sourdis vous eût pu témoigner que je dis vrai , si je ne l’eusse empêché de vous en avertir. 11 faut se moquer de pareils discoui-s, et faire si bien chacun de son côté, que les actions parlent. '

Je me promets tpie Dieu bénira votre voyage ; je l'en prie de tout mon coeur, et vous de croire <pie je suis véritablement, '

Monsieur,

Votre très-airectionné comme fi-ère à vous rendre service.

Le Canlinal df. RicHELteu.

P. S. Ayaat vu , par ce que vous avez écrit à M. de Noyers, que les canons du vaisseau des ennemis qui fut brûlé par les nôtres dans te Frioul se peuvent aisément retirer de la mer, je vous prie d’y faire travailler aussitôt que vous aurez requ cette dépêche , et après que lesdits canons seront retirés , si voue jugez qu'ils soient assez bons

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