LETTRE DE M. GUÉRAPIN. — SEPT
tin<?, ce qui con»omraei-ait une graiule partie du mois d’octobre. Que vous m’aviez proposé l'impossibilité de leurs vaisseaux et galères à la plage de Final, et le dessein de les partager en Vaye et rHed'Alfrcgue pour être au-dessus et au-dessous du vent sur les passages du levant et du ponant, même de descendre à terre avec mille hommes et vous fortifier sur les deux pointes. Toutes ces difficultés considérées , particulicrenicnt celle de la saison trop avancée pour les sièges , des nouvelles fortifications de la place faites par les ennemis et du renfort de la garnison jusques à deux mille hommes , sur les avis qu’ils eurent, il y a un mois', que l’armée navale avait ordre d’aller exécuter un dessein en la côte d’Italie projeté par M. de Savoie, lesqttelles pi-écantions ne laissent aucune espérance de succès en ectte entreprise , tjui devait réussir par la diligence, le secret et la surprise, son altesse a résolu de former d’autres desseins pour l’armée d’Italie et de vous donner avis de cette résolution , afin de ne plus consommer le temps qui reste inutilement, et que de votre part, monseigneur, vous employiez l’aiméc navale à ce que vous jugerez de plus important et utile pour la personne du roi ; ce qui est d’autant plus favorable à prissent que les galères ennemies ont débai-qué à Final toute leur soldatesque, se sont retirées à Livourne aussi désarmées, que vos vaisseaux peuvent tenir la mer en cette saison, cl <|uc vous pourrez renforcer vos éeptipages de six compagnies d’Urfé, qui sont à ülioulles, les({uelles M. le maréchal de Vitry a eu ordre de faire embart}uer pour l’Italie, où l’on n’en a pas besoin à présent, à cause de la nouvelle défaite des ennemis, qui donne l’avantage au roi en ce pays-là: c’en sera toujours un trèsgrand , si vous me faites l’honneur de me ci-oire autant que je le suis. Monsieur ,
Votre très-humble et très-airectionné serviteur,
Guérafin.
A Ait , le «eptembre i631.
Je vous ai cherché par toute la Provence et m’étais rendu en cette ville sur le bruit qui courait que vous y seriez aujourd’hui, mais M. Fourand m’a assuré du contraire, et je me suis servi de l’occasion
lie sou courrier, <pi m’a donné à peine le loisir de vous écrire la présente et de vous envoyer les lettres de M. de Savoie, de M. d’Émery, de M. le comte d'Harcourt et les autres incluses.
Dans la lettre suivante à M. de Bordeaux, M. le chevalier de Guitaud, gouverneur des îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat, se plaint amèrement de ce tjue M. le maréchal de Vitry fait tout au monde, soit en refusant des vivres, soit en encourageant les séditions ou la désertion parmi les soldats qui gardent ces places, pour en affaiblir de telle sorte la garnison, quelle puisse retomber au pouvoir de l'ennemi à sa première attaque.