‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 151 sur 171 · LETTRE DU ROI. — SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI. — SEPTEMBRE

.iiu-ii produit. Cependant, je ne pois que je ne vous témoigne le gré que je TOUS en sais, et que je désire que vous coatiiiuiez à ne rien oublier de ce que vous pourrez pour assister mon cousin le duc d’Haluin à s'opposer aux desseins des ennemis et les chasser de son gouvernement : c’est le sujet de cette lettre, à laquelle je n’ajouterai rien que pour prier Dieu qu'il vous ait, mons. l’archevêque de Bordeaux, en sa sainte et digne garde.

LOUIS

SuBLET.

Errit A FootaiovKle.ni , U i8 lepiembr* 1637.

LETTRE DE M. LE CARDINAL DE RICHELIEU

A M. i.'AaCBBVKQtr. DE BORDEAUX, POUR ALLER EX LAKCUBDOC CONTRE l’entrée DES ESPAGNOLS.

Monsieur,

J’ai été très-aise de voir par votre lettre du 7 de ce mo» la résolution que vous avez prise d’aller assister M. d'iialuin dans l’occasion présente de reutr<''C des ennemis dans son gouvernement, sacliaiit bien que votre présence ne servira pas peu à échaulFer tout le monde il faire son devoir en ce rencontre. Le roi envoie Maillola , lieutenant de mes gardes, pour M. d’Haluin, à même fin. Vous lui pouvez dire qu'il le peut employer à toutes choses à ipioi il le jugera propre en cette occurrence.

On a envoyé l’ordre à M. le comte d’Harcourt de vous envoyer tout autant de petits vaisseaux et de brûlots de l’armée navale qu’il en pourra aller dans les côtes de Languedoc , et que vous jugerez en avoir besoin, comme aussi à M. du Pont de Courlay les six galères que vous aviez demandées, ne doutant point qu’avec cela et les barques et Lirtanes que vous avez amenées avec vous , vous n’incommodiez exti'êmement les Espagnols et dans leurs desseins du Languedoc et dans leurs ports. Vous êtes si prudent et si aimé qu’il serait inutile de voua rien mander de particulier sur tout ce que vous pouvez ùire, étant assuré que vous n’entreprendrez rien que fort à propos. Sur cette confiance, je ne vous

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ferai cette lettre plus longue cpie pour tous assurer que je suis et serai

toujours sans changement, autant que vous le pouvez désirer,

Monsipur,

Votre très-alTectioBiié comme frère à vous rendre service ,

Le Cardinal de Richelieu.

De Conflaoi, ce <8 •eplenbre lâl;. ^

Je viens de recevoir une dépêche de M. le général des galères par laquelle il me mande qu’il n'y a pas un port assuré dans toute la côte du Languedoc pour les galères , ainsi que tous les pilotes l’ont certifié et signé , et que néanmoins il envoyait M. de Baillebaud sur les lieux poiu- en savoir plus particulièrement la vérité de votre présence , et cependant qu’il fera préparer les galères pour s’acheminer en langucdoc, si c’est chose nécessaire et possible.

Les Espagnols ayant encore en leur possession les ouvrages avanees qu’ils avaient construits pour le sie'ge , on donna l’ordre suivant jK)ur les en déloger.

Du 28 •cplembre 1637, au camp de Leucatr.

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