INSTRUCTION. — DÉCEMBRE
fjue ledit sieur marquis avait demaiidte, et l'assurera, en outre, de 4,000 dcns de pension pour l'un de ses frères en France, et de .50,000 écus, une fois payés, audit sieur marquis aussitôt après l'exécution des choses par lui promises, avec le double des appointements annuels tpi'il reçoit du roi d'Espafpie ; cl ce, afin de lui donner mieux moyen de soutenir les dépenses nécessaires pom-. l'iionneur el autorité de sa charge.
Ledit sieur de Lavoie acceptera l’oll're faite par ledit sieur marquis de livrer la Porte-Réale de Larguier, comme aussi Porto-Torre et les Salines, et s’instruira par lui des moyens qu’il aura de satisfaire à cet article.
Saura de lui de (pielles troupes il aura licsoiii , soit de gens de pied ou de cheval , et quels hommes de guerre de son pays il pourra raetti-e sur pied; d'autaut que l’intention du roi n’étant autre que de remettre ces peuples en liberté, il désiie que ce pays soit le moins foulé qu’il se pourra des gens de guerre, et n’y envoyer tpie ce qui absolument .sera nécessaire pour tirer ces hommes de l’esclavage oii ils sont à présent.
De sorte tpi’il dépend dudit sieur marquis de légler les hommes qu'il faut, le temps et la forme la meilleure pour l’exécution de ce dessein.
Ces choses résolues, ledit sieur de Lavoie demandera des .sûretés pour leur exécution et les otages promis , qui ne peuvent être suffisants qu’en donnant l’un ou l’autre des frères dudit marquis de Lerme ; sans lesquels otages ledit sieur Lavoie ne se dessaisira point du brevet du roi, mais simplement d’une copie signée de sa main, après en avoir montré l'original audit sieur marquis ; fera avec lui un traité qu’il aviseiu bien être, lequel sera signé double, afin que, chacun d’eux ei» ail copie.
Que si ledit sieur marquis ne veut ou ne peut donner pour otage l’un de ses frères, il n’est pas raisonnable que l’armée du roi aille se présenter de delà sans assurance de pouvoir exécuter son dessein ; mais, en ce cas, il faudrait que ledit sieur marquis proposât quelque expédient dans leipiel le roi pût trouver sûreté.
Si cette exécution se peut faire, il faudrait que ledit sieur maix|iiis
LIVRE II. — GII.VP. V, tléganiit, autant qu’il poiurait, les places du pays qui lui seront le plus suspectes, pour d'icelles fournir do vivres, muiiilioiis <te guerre, et particidièrementde farines et de biscuits, les places qu'il devra livrer au roi; en sorte qu'il s’y pût d’abord rencontrer de quoi faire subsister quatre mille hommes pendant trois mois, et, ce faisant, tout ce qui serait trouvé dans lesdites places de munitions ou de vivres serait payt' comptant audit sieur marquis.
Il faudrait aussi tirer dudit sieur marquis un mémoire des canons qui sont dans ses places , de leurs calibres et munitions, comme aussi de la quantité de cavalerie et d’infanterie qui pourrait être mise sur pied par le pays potir sa liberté.
Sel^i la résolution qui sera prise, ledit sieur de Lavoie s’en reviendra le plus diligemment qu’il se pourra, si mieux n’aime envoyer par le sieur Cazenac les mémoires de ce qu’il aura fait et traite , et cela seulement en cas que ledit sieur marquis ne demandât l’exécution de ladite entreprise présentement, mais vers la lin de l’hiver; car autrement, si ledit sieur marquis voulait donner les mains pour faire réussir pioraptemenl le dessein, le sieur de Lavoie s’en reviendrait satis retanlement; et en ce cas, pour dédommager ledit sieur de Lavoie de la dépense faite pour lui et ses intéressés en l'annement de son vaisseau, lui serait payé comptant, huit jours après son retour, les sommes aux- <(uelles se trouveront monter les dépenses dudit armement, de la levée de six vmgts matelots qu’il doit embarquer, et de leurs vivres pour qualre naoia, remettant dans les magasins du roi ce qui se trouvera de reste au retour tpe fera ledit vaisseau. Et pour récompenaer ledit sieur de Lavoie et ses associés audit armement , de la dépense et perte de temps que feront lesdits matelots pendant leur s^our en Sardaigne, pour le traité ci-dessus, a été accordé qu’il lui sera pyé pr le sieur trésorier généi-al de la marine la somme de ( en blanc dans C original) ' , saiu que pour ce l’on puisse prétendre contre ledit sieur de Lavoie, pur le roi ni monseigneur le cardinal , aucun autre droit ni prt aux
• {En mnrge, Ht la main Ht SourHLi) i Ea eu de reloor, il sers récompensé à proportiOQ do temps.