INSTRUCTION. — DÉCEMBRE IG3T
prises tju'il poumiit faire à la mer eu allant eu Sardaigne ou en revenant, sinon le dixième dû à son éminence, selon le* ordonnances et coutumes de la mer.
Kaii à Mjineille , l« cinquième Jour «le décembre 16)7-
LOLTS, PA* I.A GRACB DE DIEU, ROI DF, FR VSCE ET DF. XAVAnnE, A TOUS
,, CEUX gui CES P*ESE>TFa LETTRES VKRKOXT, SALUT.
Avant été particulièrement informé de la Ixjiine volonté <[ue le sieur (en blanc dans l’original)» présent gonverneur pour le loi d’Espagne de la ville de Sassari , principale de Sardaigne , et antres voisines, a fait paraître pour notre service au sieur chevalier de Lavoie, de l'intlre de Sainl-Jean-de-Jérusalem, et même qu’il a traité avec lui pour remetti-e en nos mains la ville de Sassari, celles de Roze, Arquier, Castel-Arragonier et autres lieux et places du gouvernement qu'il tient en ladite lie, et ayant eu bien agréables les conditions et avantages promis audit gouverneur par ledit sieur chevalier, savoir faisons qu'après avoir vu et entendu la lecture de mot à mot des articles du traité fait entre ledit chevalier et ledit gouverneur, nous avons iceux agréés, approuvés et ratifiés, agréons et approuvons et ralliions par ces pi-ésentes signées de notre main, et avons pour l’exécution d’iceux accordé et octroyé, accordons et octroyons audit sieur gouverneur desdites villes et places de Sassari, Aitptier, Roze, Castel-Airagonier et autres lieux de ladite de de Sardaigne, que moyennant qu’il remette Icsdites villes et places ci-dessus nommées en nos mains ou de ceux qui amont commandement en notre armée navale de levant, nous le maintiendrons et conserverons et ses descendants et postérité dans ledit gouvernement , tout aussi bien qu’il le tient et possède pour le roi d’Elspagne;
Que nous l'honorous de notre ordre du Saint-Esprit , que nous lui donnerons toutes les récompenses et charges qu’il pourra mériter en nous rendant service, et que dans la coixpiéte des villes , cités , bourgs, villages, chftleaux et forteresses étant en ladite fie et royaume de Sardaigne , nous ferons donner oidre et tenir la main très-soigneusement par tous les chefs de nos gens de guerre tpi’il ne soit fait aucune
violence, tort ni déplaUir aux personnes et maisons qui se trouveronl .Kioniiées dudit sieur gouverneur, et même <{uc tous les seigneurs des maisons <pii auront pour marque de sauvegarde le sceau des armes dudit sieur gouverneur Jouiront des mêmes privilèges et exemptions ^ dont les naturels Français jouissent en uoti-c royaume; promelUint audit sieur gouverneur en foi et parole de roi de &ire inviolablement gaider et observer tout le contenu en ces pi-cscntes , sans y entretenir ni permettre qu’il y soit entretenu en aucune manière, et obi i- • geons nos successeurs rois à laire le semblable. Eu témoin de quoi nous avons fait raetti-c notre scel à ces présentes, données en notre chAteau ileClianlilly, le cinquième jour du mois de décembre, l'an de grAce 1637, et de notre règne le vingt-lniitit’me. , . .
Signé LOUIS,
et plus bas : Par le roi , Subi.et, et scellé.
Cette lettre de M. de Bordeaux à M. de Noyers, renferme d<« détails étendus sur quelques questions administratives, et sur la prise de plusieurs vaisseaux turcs par M. de Chastellux.
LETTRE DE M. L’ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX
• A M. t)R NOYERS (PAR SANSO.Y).
^ Mtnetlle, k i5 d^rmbre i63*.
MoNSIP.I’R,
Trois choses ont fait résoudre messieurs le premier président de Champigny et moi de vous envoyer ce courrier. La première, pour vous donner avis de l’élection des procureurs du pays, de leur humeur, et de ce qu’il y a à craindre de leur gouvernement.
La seconde, pour vous dire qu’ils refusent d’imposer pour l’année qni vient la subsistance des troupes que les autres avaient mise pour l’année courante, remettant à l’assemblée prétendue qui se tiendra, et qui serait presque lors inutile , d’autant que 1’a.saemblée ne se tenant que vers la fin de janvier, on ne pourrait faite l’imposition qu’en