RELATION. — JUILLET 163Ü
marquera que M. d0^Sotfrdis si^iale déj^ k M. le rardinni de Riehcliea^te* ilMpoMtinns peu snbordonmVs des eapitaiiies, préludés fâcheux de dissctitimentS et de rivalités plus graves, pan-e qu’sUes venaféht de plus haut, et qui eurent des rrâiiltats bien JéfavorÆles au bon succès de l'expeditiun^l. de Soq^dis se plaint aussi, des lenteurs cauteleuses de la rapublirpije de Gènes^à laquelle M. de Sabran, envoyé de France, demandait depuis trois mois •feutrée «la port pour les-vaiaseaux du rot, sans pouvoir’en recevoir mie réponse définitive, répon» que M. drEourdis, è la rtCude Sa flotte, ne pot pa.s non pli^p&tenir.
RELATION
DK CE QUI S'psT PISSÉ AV PASSAGE DP. L'aRMÉB DU KOI E.S LBVA.SÏ , DEPUIS {OCR JUSQUÉS AU DERNIER SEPTEtlIRE ES SUIVA.VT.
(t-j jmé/n t6)6,)
Du d^troU ik Gibralttr. t636
Après une.|ieiiie iiicioyable à coiiteiiler lus capitaines de vais-«ju(, qui avaieul accoutume d’avoir l'argent du roi pmiu sc promener de )>orl en port du royaume, nous tombâmes dans le.s incommiHlités n uricries dcs.gciisde pied, qui croyaient eliarmi avoir leur eoiimtoditicomme tpiand ils logeaient sur le paysan ; ce qui m’obligea à prier M. le comte d'Ouvourt de partir avec ce qn'ii jioavait de vaissenx dr guerre le 9 de jmii, toute l’infanterie n'éUnt pas encore Maharrp«<e, et de me laisser derrièie pour emmener tout, ce qne je Ks deux jours après , ayant i-emis sur pied les deux compagnie^ <pn avaient été défaites par le feu, raoyciinanl deux cents pistoles que jfr leur donnai.
Je joignis l'armée sous Belle-Ile avec le l'Cjte des vaisseaux de guerre , riiifanierie et l’arliilcrie, le 1t> juin, sur les deux heures après mkli , où je croyais trouver l'armée eu état de partir , mais plusieurs capitaines coutumiers de voir les ports avaient surpris M. le <»mte d'Harcourt en se faisant donner congé sous prétexte de nouvelles iiéccsétés pour aller eu divers pur|s, si bien qu'il fallut du temps pour les raan-
(1er, ce qui passa -jusques au ^0 dudit mois dk juin <pie l'on lit voile; mais ëtant chai^ du nord-ouest assez fôcheu^ , on fut contraint de retourner à la rade dont ou dtait parti. • '
Enliii', ce vent continntnit , -je pressai le M de mettes'à^la mer (|uoi(pie le vent fût contraire ^ pour se mettre en ëtagt de l’attemL'c ilehortrt sedéli\|rer de l’aceablement des capitaines, ({«i demandaient toujeocs ciiosc nouvelle et que l’on ne pouvait eàqiécher de se tenir à terre, ce qui fut exAmU^ deux heures après; diais les vents nordouest et sud-ouest iiouf tourmentant ; «ou» »» pAmes (papier en cinq jours de navigation cpie le cap d’Ortignere ■/ (entre Saint-Ander et la Corogne), où nous fùmeppept jours bord sur bord , sans.pouv»tl< donbler le («pde Finistère , durunt^ quehpie temps. Un forban de Salë ■ qui SC nomme Mimirayes, qui avait un vaisseau de deux cents, armé de cent hommes et treize canons, cjui avait fait une prise d'uno flûte flamande de trtfis cents où il y avait cinquante Anglais et cent balles de laine et force fer et du sel cju'il avait tiré d’un vaisseau viuglais, qu’il avait coulé bas après l’avoir pille, battu du même Unnp , fut rencontre par nos vaisseaux qui iKittaientla mer devant nous , et pprès qiiel(|iirs ixiups de cadon de pail et d’autre, il fut pris et amené aA bord de l’amii-al , où il est encore. L’dti a fait la prex^édure cpie je vous envoie et duuoé le jugement qui y est attaché. ^
J '«Mimais .que nous devions aller à Salé, où le capitaioe que nous tenons msus faisait espérer cpie l’on nous rendrait nos chrétiens en duiiiMiit les œnt dix Turcs et les vaisseaux que lions tenons; mais comme dans l'instruction on n'a mis ce traité qu’au retour, un ne l’a pa.s voulu faire, de sorte c{ue je voà ce traité hors d’état d'étre fait, d’autant (pie ipiand on raviendrait par là, les captifs et les vaisseaux ne seront peut-étte plus en état d'étre rendus : les uns étant aux galères, et l(^s vaiss(»UK pcBl-étre péris.
Je fais aussi proposition d’allerà Calis ’ où nous sommes avertit qu’on
' Orugal , cs|i sur la cote de Galice , cûte oùle ^ .-O. d’Afri(|ue, à l’entree de la rivière du >.*0. d« l’Es^a^Di* Rebeu.
* Sftic, rillc du rofiome de Fez, sur U * Oïdix. (Voir plus haut. )
RELATIOIH. — JUILLET lt’>3f>.
a amenë depuit peu deux piitnds galion» ' de huit ceiit» à mille tonneaux et huit vaisseaux de deogf à trois ceuU, sans les vieux qui jf sont, pour lAdber à les prendre ou brûler; mais on n'y veut pas cniendie, disant <)ue cela n’ast pas dans 'Tiiutructlon, de sorte que je vois jour d’csp^rer que, comme l>ons marchands, nous mènerons, avec l’aide clèOjeu , notre flotte à Marseille, mais que nous n’entreprendrons pas graisl' chose.
Ce que je puis voir qu’il y a il faire en cette mer, consiste en tioi» clioses : la première, mettre ceux de SaM à raison , lesquels vont avec •le si méchants vaisseaux, et avec de telle canaille, ipie deux vaisseaux du roi sont capables d’en battre dix des leurs, et quatre de faire la loi comme l'on voudra à toute cette canaille, cpii croit ipie la paix que l'on a faite est de peur que l’on a d’eux; et de plus, quelque paix qu’ils aient avec nous, ils ne laissent pas de prendre nos vaisseaux, comme ils ont fait cette aunéc, et pillent tout ce qui est deilans. Si le vaisseau ne vaut pas la peine, ils le laissent; s’il est bon, iis jettent les hommes à la mer, les dégradent en la première Ile , ou , s’il y ^en a beaucoup , les vont vendre à (le nom est en blanc), comme ils ont fait cette année aux Hollandais avec. qui ils ont paix, n’ayant pas trouvé un Hollandais entre leurs mains, ipioiqu’ils en aient les vaisseaux, et ayant su que l’année passée ils eu avaient dégradé plusieurs en une Ile le ti'avei's de la Corogne, et leur ayant pris huit ou dix Flamands renégats qu'ils avaient pris au voyage précédent.
Le second dessdn est de fortifier la pointe de Victjue» • et les des de Bayonne, dont le sieur Denis a domié les mémoires, étant le plus beau passage qui soit en Espagne pour incommoder Lisbonne , et emp<V;ber la communication de la Biscaye avec Calis, dont il faut de nécessité qu’ils fassent venir le fer , les chanvres et les bois pom- les armements.
Le troisième dessein, qui est aussi sans difficulté à ce qu’on rapporte.
* tiation, BorTOcéan, «t unvaitMau de if^le de pr^nl galion^ toot tbibwsu de ^ueITe, rond, de haut bordf k voiles seule- guerre pni ptfie 3 ou 4oo. ( Fousum , ineot , qui sur)>aase toutes les autres espèces tlrtigraphie, 1. I. ) de navires , soit en potl , soit en Ibrae. On * Figo. ( Voir plus haut. )
'ili L1\ RE I. — CHAT,. 1.
«St aux Iles de Canaries où l'on croit que t*6n «epcul loger sa;is grande dilliciülé, nie de Caiiarie n'ayant dans sa >iHet^u'un diâtean de médiocre grandeur qui n’Cst point presque fortifié,. àe fiant' au peuple <le la TÜIe, qui est assez grande et riche^.nuda iiull^cnt aguerrie, étaiiO'liHs niarcliaiîds ou jurtiriers, toutes 4es autres iCballant làpoiii leurs dül'éreiKis, comme au parlement; et quand dessein manquerait, il y a aprt» cela une lie nuraniéc la Ccroiina , fort fertile en blés , •l qui nourrit toutes ses voisines; laquelle a Jiii fort bon port et un fort méoliant château où <(ue qiûuKe ou vinf't Castillans qui
j’uurnuiiKleiil cxtn'^memeiil le pei^ile, qui est (bit pcu^beUiqucux
et cpii n'a presque point d'nmies.
Four leDt^lroit^ il y â ibrcc Iles le lon^dc la etite vcrs.lecapdr Catc ’ et celui île Pale, où Toti dit cpie Ton sc petit forlîAcr^ quand on voudra * y ayant de lx>nne eau et étant prociies de bon pays et dëaerie»; mais sertout l'on dcmcore d'accord d'une pointe de terr&<fui avam'«^^ fort â la mer qui se immine les AlfaJqiies * de Tortosa, à quelque cin~ qualité ou soixante de liepes de France, entre Valenceet Barcelouc, rb* laf|uelle je tous envoie lyie relation particnlicrc ; In oon&équrnre est idrile il eemaiTiuer, en o^que c'est le travers de Majortpie^ et, par eoii- Mb|ueiit, eii.iiôi à la^vtte ilnquel il faut (pie toutes les navif^ations (rËtfpai'ue pasaetil, ne pouvant passer hors l'Ile ,^lant à cause des Turcs, que ccU romprait leur (diemin.
Depuis avoir fait cette dopéclie, que j'atteiMlaisà euvayer du Détroit, iMiiis avons encore trouvé tîi^ v.iisscaux de Salé» dont riiii s'est battu avec un des drafpms ’ du Havre (commandé par Pninctrincourt ,
-* i/és C4Êfnirtcs ■■ elt«s *001 eo nombre de A tUu«c« dans rOoteo slUnlique; ciU»
«e nomment Lancerotic, Fort>Avcntoro, U (jninde«Caoarir, Tèiiêriffc, GoIn^re, Palme rt l'ile de Fer. l<ancfTOttc eat la {dui E.;rile est à 53 lieues à TO. du cap de Non, sitné «ur la cote cTAfn(|ue; elles aont oonpriaea »*nu« 37* 45' N. « ag* i4' Nm lonptnde d’e«endur, depui< i5* 45' 0., jusqu't 3o* i8' a ro. du méridien dt Paris.
* Cap (ir GaU’ , au S.-E. de l'Eapagnc ,
dans h Méditeranaée; il forme la pointe E dtr la buie d’Alméric ; il est au S.-O. du cap Pale et de Caiihagi'*nc , H îi l'E.>N.-E. de Gibraltar.
* Les Alfat|urs , Uct situées près de t'em* lioorhiirc de l’Irlbn*, qui ae jette dans la Mediléi*année, au*dmM>us de Tortotr
* ülajorque, île princIpAe dus Baléure», elle est â 39 lieues de terre.
* Dr0f[on , vaisaeau léger. Les clicls de pi> rates norinuMla avant lenr invasion en Nor*
KFXAXWN. ^ JUILLET If.UG.
mais so1rou\aiit pluallbrt (le monde et celni du Havi'c de eaimn , ils se font liattaB>sana a’^tmociier. * J*y-
->Le^m£mc soir; La Cfacsnaye, de Saint-Malo, »pris une grande caravelle ' lie Turcs^le Sali^, où il yen avait trente-six et qnatrc rsdaves rspagnols qu'on a résolu de mettre en terre à Gibraltar, atin' ^ils publient le sinii que le roi a de faire b guerre aux enncmiàde lH üti et sa bonté de donner la liberté aureaclnves qiinicpic sujets de ceux ipii lui font giiene.
Il ne sort pas un seul vaisaeaii des porte d'Espagne, si bien qu’on ti'a )Mi rnaare'eii prendre un seul; s’il y a qiielqiie chose dans Gibraltar, demain on espère le combattre, et si le vent dure on espère en six jours dire à-Maiseille. i- • ' >
J’estime que l’on doit envoyer un ordre du roi à M. le général îles galiu-ettpour i-eccvoir les Turcs qui ont été pris de Salé , afin île les départir pour servir sur les galères de ‘monseigneur le cardinal, auxquelles les inpilaines desdites galères (bumiront semblables vivres qu’aux forçats qu'on leur envoie de Paris; comme aussi un autre^ordm pour faire vendre les pris», en cas que l’on le désire, pnisque ceux defoilé ont lait publier au mois d'avril ipi’oilrpomTait faire prise sur les Français, ainsi que nous avons appris par les Espagnols <pie nous avons pris dans U earavelle- ; .
Le jour même que cette dépêche a été faite , l’on a passé le détroit
iiUtMÜe, *e «ervaitotUtt de * C«reytUt. Oot qaalr«( ti^t4 qtMtru
iç^jerre, dnol ta P^c Hait omér d*uoe iculp voiles latines ou d'artiiiMO , .les Ikhif' tore I f I tf <*sf ènitwa i renient nm drigoo sets H les bonoetres «n ^ai. ^»nt x'ilsscaui <muo srr|)«ttt^nsdotilr knorndc celte es> de PortiS|(al IbrtlégerselTitesè Is voile: les pèœ de vaUseaii pirticull^ à la Kormandie plus grands sont de six à nept-vingts tou* fut iflspoiié^ par cet pirates, lors de leur cou- neaux de port. (/• tt Coutumet dt mer.
qu^e.
it
de Gibraltar si heureusement, d’un vent d’oflfet à nord-ouest, que l’on a eu -fecilitd de raser la montafjne de Gibraltar et la vt)ir; en «èrtc ffu’on a pu reconnaître du côté de' la mer que c’est'ünê montagne at- Uiclife à la grande terra par un setllon de six-vingt%brass<^» de Large, où la mer p:.sse dessus eu gros temps , qui borne une baie du côté de la mer Môditen-ance, ({ui esta couvert depuis le noivl jusqu’au sud à psser pr l’ouest, et qui en borne une autra du côté de l’Ocôan à psser pr l’est depuis le susdii:jus(:ju’au nord. ,
Celte montagne est fort haute et fort escarpôe du coté de la mer Mëditerranëe , en sortie tju’elle est inaccessible aux ennemis même du côté du scillon ; elle I est aussi si l’on ne psse pr une ptite ville qui est «turâ au pied du côté de la baie de l’Océan , de sorte que l’on n’y put an-iver tpie pr la ville ou pr la pinte qui ragarde Cenla *, et où il y a une ptite chapllequi s’applle la chaplle de l’Europ, là où il y â quelques ptits retranchements et quchpies ptits canons que nous n’avons pu voir, mais bien jugé le «dibra pr les embrasures qui y font fort ptites. Il y a en ce côté-là ti-ois ou quatre cales qui sont descentes où 1 ou put metti-e pied à Icn-e par bateaux et chaloiips, mais comme cela est défendu pr les retranchements susdits, on la put fa\oriser pr des vaisseaux <pil pavent appi'ochcr toutfcontre la monbattre les retranchements , déloger ceux qui seraient dedans poui les ga^erj cela étant gagné, on est maitrede la montagne, et la montagne commande alwolumcnt au château , et le ch.Atcau absolument à la \ille, et la ville à 1 abbaye de l’Océan, laquelle ville, tant du côté du seillon que de la chaplle dç l’Europ , n’a que des tours carrées pur défense J du côté de l’abbaye de l’Océan , quelques bastions où il y a de l’artillerie pur garder lé prt. Cette armée se put rendre maitresse de tout cela avec cpatre mille hommes quand on voudra ; je vous en envoie un ptit brouillard.
Le IT juillet, le vent fut si favorable cpie ce meme jour-là il^nous amena jus(fu a dix lieues au-dessous de Malgucs, en pissant dans le Déi«t)it. Ln vaisseau anglais de trois cents, ai-mé de vingt-quatre pièces
i,' Coûta , cap qui forme à TE. te détroit de GibralUr. .
^ , ■ • SECONDE RELA^IPON. — JrIlEET >Ga6. 'lO
Hc auioi> et dip «piarWtc lAnme» , ac^Pn sur l'armrtWcp'ùs Je jçui-
♦ . l«#fe lèa hènreÿ|r‘(j]lto le capitaine Daniel, 'cnmmnniiunl uni
(teà dragon» irti Bfcre , hu^lLi%irC'Coi«man<loineiit <l’»mcner son pa“ * '* villou qu’il pbila J au grand BiAt ; lequel refusant tle^ee filire , et DOM-
thw* tous ^ imwïcpée à la iqain suilf le ponj/oii il fiit^itraiiil (J^tMjÊure lc( sijpMltl’un i«up dé canon, à ipii l’Anglais i^î^dit d'un ^ ' , autre coup a balle «KatMTouhûr amener ni patiAnii ni peiToquet ^
* ] > , rfiiipàAiÙ ile tonte M'niotisqueierie,(Ce qui ob(|p!a Je<lit,^>itjj^ de
I.*'- lui lir^r trdis oiups de randbà balfecpii ddnnèrént'tous trojsir^ran a
'' ' , l'eiAi, et Ips. antres deux dans lé buis, qiubleaaèrrnt'dciu homme» , ce
qui l*nbH|^ à amener. D'autre» snisscaOK de ramH*c arrivèrent à l’inj , stant, et l'anteiièreiit il l’armée, là oit il est. Il se tnmve qli'il est - - s ■ chargé pour ftle»sinê de ebarbon deterre?, de plancher, ^*pluml> et
^de quelques drap» ..on a iptdque lumière que- partie appellent aux » ^ ^ Espagnols. MM. D^i-court et DesgouUes ]p riwiaient rej^'o^, mai»
-je m’y suis opposé, que*1a procédure ne fût faite, à ipioi travaille le ' ||piar41eur général. , w * .■
Leî %, le mêior vent rontinuant, il nou» a mette jusquét^il^'Je lléws ' '. A de EartJia(^ie, 3O11 étant surpris du calme nous avons été:tout le i9
* • ' à redoubler je cap de Parle, qui est dix Ueues aii-dessnus. '
•' i Les20, ‘21, 22, 23 et24, nousavonsétédiargés d’iui vent qui i^s . ' ‘ * a tenus bord sur bord depuis Erèdc ^uaque.» à Alicailte, .vin^pouvoié
! doubler le cap de Saint-Marthi ’, et jusipies au 2.5 à trois heure» api-ès
midi.^
• Il ne parait non plus de vaisseaux espagnols en cette ciite que dans ^
' l’Océan. Nos frégate» ont été dans tous léure pprltlrtH rades sans pou-^
voir rien rencontrer. ' '
•’* Nou» .wons seulement repcontié rin<[ vaisseaux turcs et deux
• 1ère»; mais comme ils étaient aii-dcsstB du vent et qu’ils allaient a Uibmbar, nous n’avons pas estitqfé i^isoanablo de rompre notre ronte
. ,pour leur donner chasse. Nou.s atteniloip Je ^mps, de »orU|.q^ de
nCap&>int.4brtin, SrUcAecTEapagi». «tre Us côte» de Valence et de Uuieiei d'AliCahlc. C'est le côtela|ilu< O. cVst susii Is'plusvoiilae de IHe d'YvM. ja,
iJ %
tC
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f LfVKK I. A CHAP^.
. ii-eiit^l (iMsSvenIs, s’il en î^. t uii dovdiit f atülfK f en -deux ^is spi^ii^lreTieures nous serons aux ilcs d’Hyàj*, d’oiii^ui noii».nsSii«ip.
. iuinu^; prêle, nom partirons à l’instant pour Ucher dïxécuter ce ^ .•s"été dixloond. ^ H
If^aus toute ccttd i^te, depuis le Détroit jmcpMs à ^PUbqgue, dnèia' reiieonlrp deux lides: savoir, Maljpie»(MalaBl^etAten-i ie', etdkux savoir , Carthi|^w, »pii a été autrefois le meilleur port diê^onde, , mais isainM^ant toitf^j|tté,''et Aimante, <pii est plutôt rade qài^l^oH; mais ^le miiilicrait bieii, sans <pie les lubiiauts x’y opppfcnl de peur de lètircr les yani^nx on galère* du roi d'Espigpe, leâtpiels'; <|iihud , iU sont dans leûiu porta , mèuaiit et le ('ommeri^ et les luj>itaiiU| pi-n*
■* liant vittuaiUrs* et agrès aux uns et aux autres sans ja^is rien payer.'^’ Les ifeMe Ijice, Majoiv|ne et Miiiui'que rencontrent 1« Uavei%de , Valence «Hyu-elunt, dans lesipiels il yades ports; nuis ,aussi des for-p teressea^^lridrs et^iÿii gardées. ^
‘ Entro'les ^ix \illes susdites, les Alfages (AltiMpies^.* se lencmitient i^ui Vaut ipîeux que tout et dont nous avons d*-^ envoyé le détail!  ■ De Barrelohe au uap qui «mumeiiœ a former le. golfe de Lyon ,*il y a «pielqiie riugt-ciiM| liau^ , qui est disUiiil de Marseille quelque tpia- , mille lieues ^l^liuit iiones de Leuratc, où il se lencoutr^aiie baie avec iii^éomontoire qiu s appelle le cap de Roses , dans leqnCl il y> a une ^tltc .tetiliration , et dans la .vallée iiue.j|8se( bonne ville appelée de même nom, laquelle forme un port qui est excellent pour tenir vingU rinq ou trente vaisscaox des plus gi-amla et amant de gaJcies quoii voudi-a; letjuel port est de telle conséquence aux Espagnols <|u’iû ai- * ^ raeraieiit mieux perdre tous Icare jiorts de leurs côtes que celui-là ,
». daulaiil que c‘est la aenle letraitooù ib se puis-scnl mettre à couvert q^pnd ils vfennciitd’ilalie.ou qu'ih: veiüeiU aller, paix» que le golfe
de Lyon est si périlleux ipi’oii ne le |ieuWpawer que par hoiiaoe, la-- V. *Tv , -iv- ' .-a- - . -
' (« sillc 4'Mpk4^ e»i dnu poiotn da terre qui en UiMinr Tenllir
«itiw sur luie riÿjfM qui $e jette àui% la fiiole*. *
PjM O. de U bûft. Ut. S. S5* St\ limK. • Alfaquei, Uee «tWes'i l'emboucbAm de \l'sy iS* de Paiii. (>o nomme qv^iicfois l'IOm, qui «e jette i^s la Mitltlermi^htU' cef^, baie Ja baie lUlitte \ elU cal tkwms de Tartosi*.
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ii4«^>r(dbn<l.>,. renremée «atr» ^
* ^ atr-
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^ SE<X>M)EitfaLAflUN. — JÜILI.ET lÜ3li. 51
fainj,.îtt«uclr« cq « port , Haii!(kme (^lanl ilai» lluc aq|c ati- (îtssoni, (lont il fiMil un autre vent pour s’élever que celui qui est néc^ire i>our cc trajet et portant inutile pour ce passage; ce néressaire , inconvénient se rciicontre aux îles de Majoitjue et Minorque. ,
Nous avons éttcoÿè trouvé deux galères d'Alger por Je aiAtqiielles on a dottné tjuelques coups de canon; inais ^ rames <p*rV inèqent leurs vaisseaux le ne?, au veut empéclnuit «punies voiles ne^ • làMei^ le même ' . C'est uAe giunde limite de voir relftj)qJ|pe e| U l)- . rannievlecea Turcs, viu la facilité qu'il y a d'y remédier.
Depuis, entre'Barcelone et le cap de Koscs ■ deux Çalofcs espagüql^, de dix-liuit qui avaient porté la princesse de Carigpsn nous viiiréul\ reconiiaitic; mais à l’insUnt que l’on lit tourner deux vaisseawelles fuirent de telle sorte que nous n'en avons pas oui parler depuis.
Envoyé cette 28 d'aoAt 1t>3(>
Envoyé cette relation à Paris pur M. Féranlt, qui est a (i le jeudi
r dep
' M. de Sourdt» veoldire qu’U r*t iropoe* uble «ut^faÎM^un ii‘vMle«d1initrr b nftp> nmvre «nÉ, iyi'jdde de raroae,
rfgocni droitjlanilÿviBi^
' Gip et noM? dr J)n«e« , -r* côte de
rà
CaUlogoe daiuU MèditerransT i il«t |ompm entra keap Begu ri le ce|i de Qaie. ‘
* Grand golfe méditerranéen qui «eJnn»
^|ire le cap Skie« juiqn’au ap
Créa».
i' .lar X.
Le *29 tlu l'uuram, étoiU le travers tlu goHc de Lyon \ envoyAme?.
le sieur de Guitault doiuter avis à Marseille à M. de Jetantes et « fgéiwHMldes galci'e* de noire arrivé , aliuifu'ils nous viiisaciit et dciaearftnae> bord sur Tautre» atlendani des lumvrlIeN jus4t*Q| W tieuxtcnie cTaoùl, c|ue , lassos de cet eaorcice , nous allâmes moudler ni* lies d*Hy<^res. Let3d'aoùt, MM, de Nantesel le gênih^l des galères noii> vinrent voir avec deux galèresf lesquels nous dirent qu ils <;^ient tou> près de nom joindre, l'un avec doii/Æ galères, l’autre avec douze vaisseaux et trois tartanes; mais comme U y avait une extrême division entre M, de Nantes et le Baron d’Allemagne et M. le général el Jet sieur de Fourbin , de telle sorte que Tup ni Tautre n’agissait , et que d’ailleurs nous apprenions qu’il n’avait pas un vaisseau ni une galci'O qui eussent ni vivres ni presque d’hommes à boixi, nous nous réiHK, lûmes de leui* donner jnsques au jeudi pour travailler à la réconciliation <pi nous est moins nécessaire entre ces messieurs, et à savoir ai M* le
rVv.
^ ^^UVJRE 1. «Mt CHAP^ll.
maréchal dg'Vitry nous domierail île* l^uiunies cnnw«]>ortait il'aT^ir, et ccpeiiilaiit on cninmanila à toute l'annoe de leiiouê^lei' ses eaux ; et pour cet elFet nous allâmes à Toulon , celle (k rade) du GapeSii étant infectre par les rbarnares. ,
âoH( f‘itqi|lmes de ces roessiear» s'ils avdCnt'-ibnm- quel<|in'
') dfcisciii , s’ils avalent quelques avis, s'ils araienl recouitn les lieux .qui ’ l|c '^^aieiil été Oiiilonués : nous trouvâmes qu'ils n'avaient aucun avis
mëniedcSaiuter^ai^aei^; qu'on avaitivM^niu Morgue(Moiiaco)''dir dessus une iponla^i^, et que le rappoH en était tout Irais ; ipie le muiécfaal v^||it yôiiit donner d'homiucs, ot quand il en eût duniir, . ' iqiée..M. de NainHn'avait misvniciin oidre pour des vaisseaux pour ^ lesv||^ler ni pour vivre* j M. le général des galères avait quelques
i-qipifl^lMde sdn iv’-gimeirt des galères, mais il n'avait point d’armes '7^^ pour les ut||^' ; eiilM , n&iis nous trouvâmes dénués de toutes aortes de , ' à secours dét^vsi tés d'employer ce teni|M à r'halMller les bmuilleries qm élaienr cf^'^atix, et à exhorter le maréchal de Vitav à donnei- îles ^ftu||nmes, oclfVil iléclani ne pouvoir faire, u'en ayant point d'ordre.
jpuiti septième .d’août venu , les galères et vaisseaux aussi prêtai qu'âj'arùr^’et la volonté de iw point donner des gens p ixmmu' il ' fui jugé Si propos que j’irais à Mai-seille jamr voir ce que iKius de- V Htps 'èspére* de M. de Nantes, et si je pourrais faire trouver des’ vivres et des armes M. le général des galères, et pour cet eH'el, MM. d'Esguilly et maïquis d'Aumniii m'y portèrent dans lenrs galères avec ordre de s'obliger, au nom dii'^rps, pour les 1^ (ju'oil püurrail ti'ohvcr. Lt‘ ïiieur Laguct fournil les vivres et tes armes désirées^ et M. .dit Nantes nous dit (|u*ii ne pouvait fournir (|ue douze Vriipseaux et trois larUines * ; le Niirplu.'v purtc^ par Tétut
' *'^bMcri,tarlic6tetnia)U',aalV.do||ll^t-^ * 7*(tr67iie,^iortè^i)r vaisseau seinUaiak: à SoafljPfal au S. (k‘ Viatemcilu.^^ cidteAU 1 m»e o&u, propre i châtier '
tA sttf o» focUer tr^i esQirpé , et Uattu «)f aMrehaodiseSf principalem#"^'!-
par la mer.Teétitteaa, lacitadeUr W«î, ‘viu,’ id. {Fottaiaa, ByérOj^ttpI^ y
sont sm- tne lanf^ d<* torrC; diHachic dra tWlaaes eo Lovant, trûvtrtier^ en Ponant, montàgliM.^aiurhautetirprodigU'ivCvetl^ mm* vaiMenia qui vœt4 v«hp ul rames ; . •^'avtoott en amphich^lre sur ^ bord ^ la pMiVfi^, miaparonei ,
mêe. il jr a muuiUage do'ant >lonaco*pMis et Cotàtt*M‘de U' mer, p
b 1^0^ est niauvaifcJi^'èiv^rès tic terr«. ' ff,i|l)li«Vn»'â*KÿitMs^ CviilHjlr' ,.»■
, ...ar ^ 4
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“ÿ SÈOOSDE ïifcLATION. — AOUT 1636. ô»
ipii était jn^|iio:> à titinle tartanes et .seize brûlots, qa'il ujgsnit •
^ bien rinlcntion t?e monseigneur jfo rardinal, mais que le lumii 11, il
sémitjil'armée arec sesdonze Taisscaux. Le lundi, manli et mercredi ni- . »
. • tenant {ioinî, le jeikU 14, nous finies voile aux lies dUjfèrcs, uA iiou.si{%^
• apprîmes la -il^ M. le géitflial des galères a^iCt1nWii6(^Ks, * en pilai lies pmr ^oir protesté de se plaiiKlre ii moiÉiéi(j|>cur le car- - > -‘pt^ le TOfagt' > de (ertaine onionnancc qui iloi^nait qnlHi^ ,
^ ÿnHeieiiaft'àiflt capitaines de son régiment il leur pi-éjud^. A^lliu^t ^ il Alt arviiié que j'irais le trouter, ce que je fis; mais fWBo^mit (larli , a>ec neuf galèrp, par imc lettre ipi’il avait reçue de^^nft l.rwîW^:^»^» V»;,.
qnebpies avis qu’on nous avait apporti'-s que les galères cnneniiès sdaienr C*
J il Sainte-Alarguerite , tout le samedi et le diinanehc sç |sissèij|Fen ' “ ' attendant les vaisseaux de Marseille, les l lOif^ ères qui reslaimi ; et pour voir si on pouvait làirc cette récônciliatioD.^s capitaines avec . môusieor legéni'eal, apprenant de toutes parts fa divigaSqu^t amit' * eiUrc l’infanterie et l’é<{ilipage des galèius et les mmteautx capitffn'^
^ de Marseille établis avec les officiers des galères et ceux du r^’ment' jp ,q||i ne les voulaient pas oonimitrc , les uas .se ix'lirant à la bage,^ les '
V autres par leutXpropre force résistant ; mais ce rctnnlement ne produisit rkm , racGOmmiHlement ne s'étant pu faire, ni les vaisseaux ii'étanl pas anàv«*s. *
lundi 18, ncMis fîmes voile, et deux galères vinient joindnleur e.scadre, celle du rlietralier.dc^la Valette étant demeurée pour attendre son capilSine, qui était allé à Arles pour qnelipies allaires qu'î^ y avait; le mémcjour nousallAnicspar le trarenides ilcsSainle-Mài'f^n^t rite, oii , ne pouvant mouiller h cau.sc d»>veii( ^li venait dc'terre, je , fus dans la Cardinale, i-ommandéc par Besrocliek , avec les régiments ^ dei l'armée pour reconnaître les Iles et voir si le luaréclial de Vi|()^^ n'avait point changé d'avîs sur la nouvelle qii’if avait l'cçue de mon-^.
'4l|;neur le eaidinal ; nuis ledit sieur n'étant |inin^j^u à Cannes', ne' '* •
'put avoir de lésolution, et, per conséquent, aucuns liommes "s,
, Je vit les lies , tant du cété du Frioul , où je fus la nuit pour tes * ,g-rt6oiiiiailr^t »pir les veisseaux Aii y pouvaient él"e, que dessus la moVagneet du fnrf,Wla Uroisette , ,li|; Où je üsihire le plati que j’eb-
^ UMte 1^4 1HHAP: I
i^oie^e({|M j'ai v(‘rifi«', (aiit ^pÂ* (1rs '^ÿHibaiu«n> <)ih «|Î m>iiI sorti» fMrr-euif qui ont ^të de tout temps en I lie. Nous tiîilsâraes tous «I nii 4 ''ommiiu accord que l’ile Saiiite-Blarguerite ëtait bien plus 6cile i||[.«^
ljl|SsP>'*n<l*» que celle de Saint-llonorat ; et de &it leit (nMbmi» ticiinenl'ît . **" • * . "fis®**'** ^t'ut-Hoiwrat , hquellc n*iSlanl «ccessible ^
! ‘P*® f rioul , ils l'ont^ toatè retranjlf^ de ce côfé-lh eTcc ■
de bonnes redoutes (lexlistance , et aux deti^rfmts on twvaille à dew (duipelles qu'aient eiilic'i^ment les religleiis , île aorte qn’eUes sereCtif ^ maintenant (sKtorts pour garder les deux bouts.
Saiiite-Margueritc, elle est défendue par un grai^ foit'jde lK>is:|>astM>iis et deux demi,. efi il y a vingt et huit pièces de , rapon qui vi^e&t prestjur toute l’Ile; ees deux bouts sont fortiflës, ï l|i*ht*: cejui du |CTant'^p%ii le.s ennemis avaient fait leur descente, par ^ ime redoute^aqi^lé est tu(f d’un fort de quatre Kastions, le<|uel est advu fftwiitllTOU,. Le côté de ponant est fortifié du ctité du fort irrégu- ^P^^uivant l’assiette, et le côté de Caniiestd’une tour terrassée avfc Uu travail de terre autour. ’
lit ile est presque accessible partout, hormis au bouldft grand fot;^. •» nuis l’on ne |x>ut faire de descente ^e du cdté de Cannes, à came que r ^le côté du Frioul est vu par le revers de tous les retnmdiëmeiits de ;^ySaiiil-ftouorat ; et des forts du côté de Cannes l’on peut descendre, aux pointes, mais on est toujours vu du eanon et de quelques petits travaux , aux lieux que les ennemis ont cru qu’on pourrait descendre. * C est le véritable état des Ile», qtic j’ai vu moi-méthe et conféré avec Çles propriétaires du lietf et les prisonniers des cnneihis qui en sont ^ sortis; nuis cela n’empéelieia pas que nous ne les prenions, s’il plait - à Dieu, pourvu que les (JivnioBS qui sont entre tous nos chefs ne ^ continuent pas ; i-ar maintenant les galères nous sont inutiles : la Psovence ne nom assiste pi de àtb gens , ni d’aucun autre secours. M. de •t Nantes s’est ooiileut^ de se faire général de quebpies méchants va|^ W** • “''c''' tl aTOif «1*» bateaux pour faire des descentes, ni'
. i^ut porter des hommes ni des vivres poim eux, ni ki choses que «Imuaiidait la descente desdites Iles’, si bien cjue nous aoyÉSPes moins forts qiiifi (pund nous sommes partitde l’ilede ‘
. * sEgwruE k^tidn. Aoi'f lew. - • •*
,.* du courant ayan^m(iuilt^l3< i^e du Gourjau , pm
«■Margnetite, M.>âe Nantw’y est ari-ivéïrreootii’e.vai.iseaux ct4»g^rr ' t» *
du chevalier déjà Valette; le Licorne y est arrivée, (|ui lait le • ♦ ■
•■ dafciànu aç^oieAl4M> escadre. Tout ce temps jiuqucs au 26 ail auir s'est ^ passé àjjupomjnodrr M^lc gfaëi'al et' ses capitaines, ce ({u^'ot^a^^^' .
etùpemaderM. de à vouloir! nous assister prendre, lés
> «•>'« nou*voj«i» ipie les eiinemis se fortifient, soiirS nousiiiietaçv ^de» |[eiis peur aller entivpr«|^re ailleurs. Â '■ .
^ Toutev-ces demandes : il objectait <|ue, pour 1« ilesl|R ne pouvait dcst^idre ipi’il n’|^t ce qui lui était nécessaire , qu'il dé#ait J^tfle ‘ ^ sieur Dnplessis serait venu, dont il avait donné leiqÿinnii(^ut.roi et à M. de Nttntes il y avait trois mois; . pour donner d^y;rns,*l^i^|■^^ pouvait, tant |iarce qu'il n'en avait point d'ordre que parce ‘ ’■> •
pouv^t dégamjr la province; néanmoins ^apvès pleurs voyages^’ ^ * olFm quatre ou cinq eeulsIioBuues de dill'érentcs Si^imifl||ics abx dd^, • s. '
miCi cbeft qu'il n'aimait pus et qui n’éuieut pas rorlexp^ucnt^|u iS.' métier; on n'estima ita^qiie cela piit beaiicoupservir. I.a; d(t|iiul dièVo«ll':.« ''
notre infanterie consiste plutiU aux cliefs iiicxpérimcnlés (|u’au-]iea de nombre et de valeur des aoldats, qui fitqu'ou le pria de donner pliiOU shs compagnies de Valliac avec Ic^roestreKle-camp de qualité , ce tpi'il a accordé enfin.
Mais connue le temps se passait miitilement, j'envoyai Chauvin et Rou- ' lerie pour vlpter Mprguei (Monaco), les iiégociationsqii'on faisait avec lè prineavi'élanl supportées à cause que je ue trouvais pas <{u'il exéotttâl ‘ rien de ce qu'il me (lisait espérer, et que je ne pouvais avoir aucune I, lumière par le plan fait par le sieur DupleaiiJ; Icscjuels firent tln||r ' rapport que les terres de M. de Savojc étant juMpies ii la portet'dp.'
'Morgues, il se trouvait trois petites collines sur icelle, l'une desqueliés faisait un petit proqtqntoire du q^té 'de âaiiil-^dl^pÿ', à la iàvenr duquel oik pouvait descendre.'du canon et le TOoiitoU dessus, qui verrait «" par le glacis de toutes ces fortifications à ladmkii-portéedumoosqtiel^ ' ' que l'autre, dqménf distance , itpyéit toutes les fortifications de la place».;; '
yur la llVMÙé({ic..v^.(c port (k tellc:S<»-le que, ipcnid même on.ne prendrait pas la plat^Kw laissant unii^ct unebatieriedessus.iqu’on
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ooimme ol.ii* snr dejf.ik S^ioic , ou «intl cç ^
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pi^Illhiitilf!.
■Ce rapport a fait rt^sbudre d'aJIer ^ oeuc place pour trois raiaon» a ^ prinripale» : Ja premiêro, parce qu'en demeoranl cj» <»>pos OH cmpichtr»- ■ours des iloi durant qu'un prépare <» que dâire le ■
puar^^^taque*' !
^ ■«conrlef'c'tst^ue Finale Aant plus éldif'nie el plus dans la terre^ et daus le TO^iaye. des Génois, el plusiàçilc à soeonrlr par terre êt^
• à leprendre ((ô^pd on le tiendepit; depuis, y avait plus d'eaptirance* , d«r I«]jM|pudr^- par un péUid que par ^r«e. y uuaiit peu de^eus ^ ^ ■j.<qjptK^jlUnc .»0|^ point en soopi;nn. ■• 'u * '
*^1 jyaJti'BiaifatgjHiiiion .est que guaiid or^iic |K«i>dnn't point la place,
^l'Aisii
jri deux »nr la terre de M. de Savoie, qui leiidrout le port liumciit inuti^ el par/ conséqueiM l’assisUncc dps.i(les fortpé-
jfe r^sdlatKMi prise, on se troiiTa empiV;tu<daiis l’exécution, d'au-
• — '^ni qte M. de \ itry ne voulant pas donner ^es troupes, nous nous U trous loua avec quatre raille linnunes, qui ii'étaiciit pas bastaut d’un si
grand Irataii; ou proposa de convier M. de Vîtrv de vouloir attaquer côte de Villefraiiche ', et que M. d’Harcourt attaquerait du eôtéde ■ Menton cl du port. Celte prupositibn lit grand bruit, M. d’Haitoi^
• ^iielj^ou^ijlt point sottlTrii' Iç auréelialde Vitry s’il ne lui obéissait, ce . .C qiH' nous savions bien qu’ü ne ferait pas; enfin, après plusieurs coii-
••fleslations , il donna les mains ipie l’oircoiiviél M. le maréchal de Vitry ’ J’élude la pai-tic, sur l’espérance qu’il ne l'accepterait ps; c’est pour- * ■■quoi, on a prié M. de Nantes de lui aller faire la propositiqn, et ce- ,0 . peiidanl on Irasailie tynt poiii préparer les choses nécessaires, tant polir Morgues présentement que pour les Iles au 15 de septembre, t * ja.â’eifluit la propositim fait^kM. de V'Itry avap.ys réponses.
M. de Nantes ét^t, reva^ avet^ja ,m^pie' résolution absolue du ■niaréehal <le Vitry de-^ .sortie de son gonverneiaeni ni laisser sortir ^ iivHipes sans commandement aJ^ltrtpie pouçfcs Iles , eonibnitéinent
Mj|^||randc bair.
SECOWE RELATION. — AOÛT i63fi. i;
à ce qa’il nous aTait dit, il ne rcntrcprendrail qu’à deuxj^uditioVIs : l’une, qu’il fût seul; l'autre, qu’on lui donnât certains bateaux plats, claies, chaloupes en fagoto ' et auti-es choses' daignées par le* sieur Duplessis, dont il avait donné mémoire à M. de Nantes il y a trois. mois et en^vait envoyé la copie an roi.
L’on lui fit une troisième proposition, qui est dé donPttt les . seuls régiments de la Tour et Valliac, avec lesquels on olTrait en sa présence défaire l’attaque sans attendre' plus long-temps, les emn^is se for^ tifiant; et queles ^giments ne sortant point de la province, l’eopimse déjà donnée ne s’y rencontrait.
A quoi, il répondit qu'il ne voulait pas donner ses troupes , Vil ne les menait.
Si bien <pic nous nous sommes trouvés réduits à faire travailler aux inventions de M. Duplessis pour espérer au quinzième de septembre faire cette attaque; mais je crains bien que lors on y trouve nouvelles diiFicult<>s,«ct cependant on nous vient de donner avis,^qui ngus^a été confirmé par le marquis de Bagnas<pie, gouverneur de Nice, quede duc de Ferraiuliua est arrivé à Morjpies avec trente-six galères , et «|u’il en attentl jusejucs à cinquante-trois toute„s chargées, outre leur annemcntoixliuairc.de cent hommes d’infanterie chacune; Icstpielles, comme je crois , n’auront autre but que nous suivre partout où nous irons , afin de mettre leurs gens pied à terre si nous le mettons, pour secourir les lieux que nous pouvons attaquer; ce qui nous a fait résoudre de sortirde ce port, comme on est entré contre mon gré etdemeuré malgré moi , afin d’aller voir la route des ennemis , et tâcher à fonner un dessein à leur vue , attendant les commandements du roi et de monseigncui' sur le fait des petits dilTéiends de nos chefs , et des nouvelles de M. de Savoie <pie nous avons envoyé apprendre par le a»ntrôleur général, ayant été avertis qu’il pmvait avoir qiiclque intérêt en Morgues, ce que je ne crois pas , vu l’olFre qu’il notis a faite par le m.ar-
‘ Oo appelait ainsi des chaloupe* ou em-.^ en avait besoin , en rajustant leurs ment-; . barcations dépecées , qu'ou transportait plus'* bmres. facilement , et qu'on reconstruisait lorsqu'on ^
ijuis de Bhgiiasquc de deux de ces ports et de tout ce qui dépend de lui.
Nous avons aussi eu nouvelle assurée conune quoi le grand-duc a donné ses galères, et comme les Génois ont refusé le passage, non seulement aux gens de guerre du roi, tnais aussi aux particuliers, dedans leurs États.
L’on fient que ledit duc de Ferrandina attend aussi cinquante Vàisseaux', composés tant des galions que des divers vaisseaux des marchands qu’ils ont retenus, mais il n’en parait encore rien.
M. Férault est parti le 28 d’août pour aller rendre compte de l’état auquel était cette armée, et pour apporter la volonté de S. E. sur un Mémoire qui lui a été mis ès mains.
Le même jour étant à la mer, le vent étant calme par le travers de Nice, le courant prit les vaisseaux et les fit donner parle ti-avers de Saint-Honorat quelque dix milles de large; la nuit, les trente-huit galères qui étaient à Mourgues (Monaco) SC mirent à la mer, ét, passant (|uelque quatre milles au laqjcde l’armée, ne furent aperçues que d’un vaisseau nommé /« Cjrgtie, ctramandé pardeCangé, le<piel ayant averti par un coup de canon et envoyé sa chaloupe pour dire qu’il avait compté qualorxe ne put aller .à elles n’ayant aucun vent, non plus que
le rMde dé-l'armée que les courants p<jrlaient toujours bas.
a la pointe du jour, toutes les galères ennemies fuient aperçftes en qiuitre esoadi-cs par le travers de Saint-Tropez, qui nageaient pour entrer dans le Frioul des îles du côté du ponant, ce qu’ils firent sans coiitradiction, les navires n’ayant pis de vent, et les galères étant trop faibles pour s’y opposer. Ce secours fut reçu avec grande oslentatioii de joie dans ces Iles ; les divers coups de canon et bandières de tous côtés léiiloignciit que ce secours leur était bien nécessaiie, le vin leur étant manqué il y avait ipielque temps, k ce qu’on apprit de force gens qui .se sauvèrent à nage.
Les .’ÎO, .31 , 1 " e):.2'de septembre se passèrent bord-sur-boivl depuis les îles jusipes kjMioe, attendant que le temps ouvrit l’occasion d’entrepi-endre quêlÿie chose par le moyen des brûlots, tous ceux qui avaient connaiss:iiice des îles ayant assuré ipi’en la passe du milieu il
SECONDE RELATION. — SEj|îa?pnUlE .^9
n'y avait que douze à cjuin/e pans d’eau piHd,» at fÇv4)OV> res]Mec de la largeur de deux 0*)èra avec leurs radies , les liasses du cAté et d’auUc &usKHit à rien aux Uea; mais ce fut inutilement , le calme étant loujoui-s (al qu’on fut oblige de gagner Villefi-anclia pour s’,^pécliei' lie donner, conférer avec le.marérlial de Vitry sur du roi
appprtée pur le commissaire Sainl-Martiu, et pour éUe ei)ÿae Alqrgnas et M iles, afin que, la aé|(^utia<i^iae d’aller à l’un onÀ^'atitrc , ou fût en poste de l’exécuter. ‘ ivs, .
Les 3 , 4 et 5 du courant , aux entrevues d’ AntOies et de Vi^U' franche , là où pour toute résolution il ne lût arrêté autre chose si^on que les préparatifs demandés par le sieur Duplessis-Besançon pas encore en état, qu’on ne pouvait aller aux iles, dont le enmad^^ dement deratta<|uc était donné au sieur comte d’Harcourt; que pour Monaco dont on avaitproposél’attaquesoitdiiréré des forts, à quoi tout le monde inelinait de s’occuper attendant le temps des iles; et letlit sieur de Vitry dit quiil n’en pônvait pieudre le commandement pour plusieurs raisons : la première, paroe qne^tîdtai^^glBtôt Iç travaildu maréchal-<lc-caiiip que d’un général d’amtée.; qu’il qe pouvait eip pe temps cpiiltcr son gouvernement, de plus qpi’il ne savait pas de telle sorte en M.de Savoie, qui voulût lui conGer sou honneur, s’attachant sur la parole de cette place, dont ledit sieur le pouvait contraindre de partir qmnd il voudiviil par force ou par iimommodités, les passages et retraites étant audit sieur de Savoie. .. ^
Un praposa de prier le sieur comte d’Harcourt de faire cette mais comme ou vipt au^létalldes moyens, il se trouva queM.s|B.^|j^ nu soldait donner pour ce siège que dix compagnies des quatiV régiments ipt’il a, ipii ne faisaient que trois ou quatre cents homipes ; que le régiment des galères, dont on taisait état de mille homnm n'avait point de nourriture (|uami il scr,ait à terre, si bien' que ne restant que le régiment des lies et sept à huit oents hommes, tirés des quatre régiments ylc Provence , qui sont divisés sur les vaisseaux de la même prosinre, on estima qu’il valait mieux prier M. le maréchal de Vitry d’envoyer les dfx compagnies qu’il oifrait dans la Tonrbie , dont ils avanceront les logements d’éminence en éminence pmr être en état de
60 LIVRï: I. — CHAI*. 1. ^
faii-e un fotl^lu Moniqiicl (pii coinniande le port et au Cap de Melle, et aii Cateretj qui commando absolument la ville et toutes les fortili- (»tioii5 (piaud on voudrait , et pour faire des ptartics sur les galères (piand cU(îS entreront dans le port;^de soi-lc que par ce moyen, si l’on ne i-endaible port inutile, on Tincommoderait bien fort. On a envoyé un ingénieur et un trésorier,- tant pour traœr les travaux (pie pour payer les soldats (jui y travailleront et pour payer la voiluie des vivres des soldats que le marcclial de Vili-y ne veut donner (pic dans Cannes; mais comme celte i-ésolution domièitJ d’envoyer («s dix compagnies à la Tourbic ‘ n’a été/ en ce que depuis que le mai-cchal de Vitry s’en était retourné, l’on n’a pas encore nouvelles de ce (pii a été fait, ni s’il aura envoyé lesdilcs compagnies.
Le 6, l’armée ayant avis (pie les galèi-cs espagnoles étaient dans le . port de Morgues, se résolut, puisipie le vent lui déniait son assistance, (le se servir des bi-as des cinoui-mcs ’ pour remorquer vingt vaisseaux résolus d’entrer péle-méle dans le port; et de fait l’on partit du port de Villefranclic en cet équipage, le i-eslctle l’armée y demeurant mouillé; mais comme l’on aiTiva au travci-s dudit port, ctipi’ils aperçurent le sieur de, Mantin , 'wéê-arairal, que la galère du chevalier de La Valette conduisait droit dans le port, lesdites galères ne s'assurant non -pins au canon de la place sous hupiello il était (pie à leur pi-opre valenr, elles eurent recours à la fuite ; le soir il vint un grand coup qni obligea les galères de penser h se nîlirer :i Villefranchc.
Le 7 du courant se passa à i-assembler l'armcc, (]ui s’était divisée pour ce dessein , et on alla moniller h la rade Menton *, ipii .appartient au scigucur de Morgues.
Ix; 8, l’on y s(‘jom'n%pour attendre les galères qui n'étaiciit pas venues le jour précédent."' ' v
Ix; 9 (lu courant , l’année cl les douze' galères étant mouillées à la rade de Menton , attendant le veut propre pour continuer sa loute
’ ' Ville au Ai.-O. df Monaco, dans l’intc- ' Petite place sur la cdtc d'iulic, ctilri’ rieur de* terres. ' • Monaco cl la côte de Melli’. U: cap de Mellt-
’ Potaion d'ii<pii|Hige d’iine galère coni- furnic la partie S.-O. du golfe de (iènes. posée de forçats.
SECONDE RELAT«W. — SEPTBMRRE 1636. 61
T«rs le lâ^nlj'snr les srx lieuit» liu malin l'armée des galères U'Espagne, aeéeèclle do Flom«ce, qui avaient Fsvant-garde, le tout au nombre d« tfenle-dem, vibttonte la nuit dnSan 9d’Arraoiiel(.Vrassi), oâelle était mouillée, ])ODr sdrprctHlre rcite armée it L'ancre, ou du moins la combattre à son avantage, à CiAlsd des grands gelgpcS où était la mer, on bien pour lui enlever qnél<|iies Unes de ses flûtes ; mais ce fut en vain ; car au même tetét» nos gaièreit tinrent remorqncr'dfiC’âu douze des grands vaisseaur-de notre année pour leur doiuKr moyën de gul^ vemer et de faire tête, selon que Its galères ennemieB se présentenimiit au combat ,~ faisant néanmbins c^que l’on pomTtjt pour aller audevant d’elles^ sur l'appréfaension cpi'on avait qu'elles ne feraient qt£nne feinte.
. Le comb^dura deux ou trois heures, c’est-St-dire de coup île canon, encore eut-on bien de la peine àsetaettre à portée d'elles, Tti qu’évitaient toujours arrière, de aorte que quand elles se troiivèrébt un peu pressée», elles ne tirère|it plus de leurs rames. On les poursuit toujours tant que la diiourme de nos' galères le peut permettre (prenant aussi le tenip de bien faire leurs déchaigaa. sur Jes ennemis le plus à pi-oj)os qu'elles pouvaient).
La ehpitanc d'Ëspgnc a eu sa poiip empoiiiv, ([uelqiies couptle canon à L'eau et les six trompettes tin duc de l'u tandiiia tm'-s.
La ptronne' a eu deux coup de canon ipii l’dnt pereiH! de pri eu part avec quelques prsoiiues de tuées.
La capitanede Florence son aiiteiinode trinquet' empoi'téed'nn cnnp de canon avec nu Itomree qui étailT dessus et quatre marmien de tués.
Lue galère ronge de relies de Florence a^ aussi eu quelques ’èoup de canon tlui Itü ont emporté sex flHarets et tné quelques lioinmes.
On dit anssi qu’un coapdc canon donné dans une gab're des ennemis a ihé iqpntorr.e hommes. * -
' Les habitants de Sainl-Rcmi, terre des Génois, ont fait ce rapport pour l'avoir appris des Espgnols qui Ont mis pied à terre audit lieu pair prendre^jdes rafraicbissemenls, cnterier leurs morts,* et piiir
Ou arbre dr trinquet ^ mit d’avant d’une gatèrv placé vm U prooe.
ran-mninoder hmi-s j^iüci-es, iesquelles ont été vues 4 la ImikIc au nombre de trois ou quatre, par les vaisseaux de cette armée qui en étaient les plus proelies. '
Le bruit commun est qu’il y a cent hommes tués, particulièrement les six trompettes du duc de Ferraudina.
lie lendemain ÿ dixième dudit mois, il fut résolu de prendre la revanche de la rodomontade des ennemis; et de fait l’amiral partit sur les deux hciiies après minuit avec onze vaisseaux de l'armée que nos galères lemonjiuiient, pour aller trouver les galères ennemies à Saint- Remi, où on av4^ uvis qu’elles étaient mouillées, laissant le reste de l’armée à l’ancre pour conserver Ica vaisseaux d’infanterie et dè vivres , où l'on arriva un peu devant le jour ; mais nous ayant aperçus assez proches d'elles , elles commeiwèrent à fuir à passe-vogue ’ au plus grand désordre du monde, laissant même k plupart de leurs captifs et felouques ’, et coupant leurs câbles, n'ayant pus quasi le temps de lever l'ancre; et Icsdits douze vaisseaux mouillcrt;nt attctulant le reste des vaisseaux de l’armée.
Mais sur le midi de ce jour, lesdits ennemis prenant encore ('occasion rlu grand calme, elles vinrent dispoaées^en trois corps, savoir : asanlgsrde, bataill»^ arrière-garde, faisant un grand ia:rde aubiurde celte armAr mouillée {l'avers dialit Saiiit-Remi, non pas pour l’attaquer, mais pour essayer d’escroquer quelques uns îles petits vaisseaux qui venaient avec le reste do cette armée jxiui- joindre l'amiral , lesquels étaient dispersés à aiuse des calmes.
Si bien que l’amii-al se fit remorquer par trois galères pour couper chemin aiixditcs galères, arborant le pavillon rouge pour leur faire voir qu’il leur demandait le combat seul et éloigné de plus de trois lieues de l’armée , ayant seulement trois vaisseaux qui se faisaient remorquer pour le suivre, lesquels étaient à quatre milles de lui ; mais elles n’y voulurent point mordre et moins encore s’arrêter, ce <pii
’ >îgiit6c, CO tcrmr« poodintà l’uit»qQ« (aturfinc) d’oD frai rang
de fuir à toute* ramrA. d'iriron*. C'rst dauf le» feluii(|uea <^a'ua
* Fflouqur on Jakmquf , vaissean dr bas- passe ordinairement de Proreace en Italii*. boni fkksmrert, d’enviNm 5 ou Ôbancs. ré- (h rt Coutumt% </e ta nut .
SECOSTOE RELATION. — SEPTEMBRE 1636. 63
n’mppécha pas, néanrooliu qo'oii ne leur lionnlt quelques coups de canon. * .» • . ' * ■
El les douze galères de cette année se détachèrent de nos vaisseaux pour s'en aller vers les enneeiis faire leur décharge, o6 elles réussirent assez Iweu , et particulièrmieiit la'Richelieu ,< eôoiBiandée par le sieur deTcnnes, la Patmnne, rommandre par le marquis d'Aumoiit, lesquelles et la Capilan», qui alla faire sa décharge ceihine les auti es, et la Cardinale, commandée par Desroclies, vint après faire le même sahit que les autres. De ce combat, on ne peut paa «nture dire combien on leur a llié d 110(0011*3, mais on peut bien asaorer qu’on leur donna quelqaes coiq» de oauoii à è'eau, VI même on ’vilr deux de leurs gtélèi-es à la bande ’ÿ Jescpiel les un peu api'èii se f'ai.saicnl jirétcr le cap par leurs compagnes; et ainsi elles s'enallèienl clierclicr la lerre]M>ur leur- rac(iummoder,-et on trouva sur l’eau force hommes niorl.s de coupe de canon.- ■
De notre ciité aucun de nba vaioseaini n’a été louché, mais bien on a eu qiich[ucs coups de canon;' 'savoir : sept daiu le Lion-etOr, trois dans Ic^^fKon eommandé par le Banni d’Allemagne, et uir dans la rhambi9<uiu Coq qui a rompu m>e partie de l’autel sur. lequel le P. Lèstraiies avuiWIurouUimé de dire la messe; et le tout sans blesser perionue. r- ^ ^
Mais on dit qu’un coup de canon tua un sergent et un trompette dans !m Mar^etlalle , sah'^ toucher à la galèrm If.. ..4..
I,es 6,11 et 1 '2 lés calmes furent tels que l’on nepal janaatâ ni daniwr fomls ’ enmieim tfhis ni metm à là voile , tons las vaisseaux defnenrant à la dérive ;de tülfe so sans rassislaiii^ des patères qui les l'as-
semblaient danàie Oorps de Farmée en leur ^nnaiit le cap*, il câl été impossible qu'il ii’jr en eût eu de peixliis.
Le 13 se levant un peu de veut, on alla mouiller à Ai-ache * pour voir
' Penc)i4at pli» efan côte qoe de l*«utres côte M. de b Au IV., i|uH(|i»rR
par laite avariea qu'cllca avaient reçues, degrés O. du cap de Melle , il j a une rivi^re
’ CH de galères, le diaait et une baie avec laa aaaex bon mouillage.
Honnerjunds.- *' L’ile d'Arbengu termine cette bak* vers le
* Donner cap ou la n*mort|ne. N., lat. N. 44* long* 5* 37' de Paris.
* Arassi, dans le golfe de Gènes, mr U
tu . LIVRE I. -^ CHAP. I. *r«i;
si on y pousrait encore’ Mtacontrcr les galèreâ^ maisf’cnliftyant loujoiii-s
à la Tue du paTlIlon, un alla le 14 mouiller à la place de IxMMI^jte s
intention dc.faire descendis l’infanterie dans la ville (qui est au prmcc
Ooria) ; mais' y <^taiit arrivds et les peuples en apportant lesA;!^ ^on a
remis à y faire desemtC jusipi’à ce>qne l'on ait vu ce que feront MM. de
Gs^iics; ce <pi nous aurait fait rt^soudre ^ft d*<^l(piiir mouiller dans
Vav où l'on a commeneë à recevoir les compltStents de G^nes pour
la saluUition de leurs forts an pcrsillon du roi (ce qu’ils n’avaieiA point
encore fait en tout)» la cAte). Le (jonvernenr est ‘renu offrir te Arvice
et tonte l’assistance' que l'on^ pouvait souhaiter «ie lui ; de qe lieu , à
l'inslanl, on a ddpéchë le barontfe Netdllan Vers la soi(piCiMe>'sie
(iénes pour leur porter Ies’’tl4pécbes da roi , et savoir leur rtSiolution
sur les propositions cpie le sieur de Sabran leur avait laites depift trois
mois de la part de sa majesté sans |>onvoir en avoir aucune réponse.
La pieraière, s’ils ne donneriient pas rentrée de leur port dé Gènes et de V>us les autres de leurs filais, aux vaisaeaux et aux galères do roi pour y epti-er toutes fois et qualités qu’ils en auniieut besoin et qu’il leur plairait.
U) deuxième, si tous les rafraicIdlSeinents et autres aftistanoes «pi’on désirait de leurs États, ils- ne les donneraient pas comme ils onlWait aux Espagnols et autres amis de leur part ; et particulièrement quW désirait qu’ils donnassent quatre cents quintaux de biscuit ,-cpioique l’on n’en eût pas besoin , comme ils avaient fait aux galères d'Espagne , lesquelles sans joela n’aiiraicnt pu subsister.
La troisième, s'ils ne donneraient pas p.ssage libre, soit par mer, soit par terre, aux troupes que le roi vtà^ait falrp passer pour le secours de ses amis et alliés , comme le duc de Parme «t antres , ayant grand sujet de se douloir de ce que, jusques à cutte heure (sur diverses instances qu'en avait feites le sieur de Sabran) ils n'avaient lait aucune réponse, et, par ce moyen, avaient causé un notable préjudice aux affaires de M. le duc de Parme.
Qu'on leur déclarait qu'on désirait une prompte répome , et par
* Vayo. fH>tite crique* à 0 *S.>0. millet de Géoet , un peu an 8ivoae.