‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 37 sur 171 · AVIS DU DUC DE SAVOIE. — AOUT 1036. . 10Î · texte numérisé non relu

AVIS DU DUC DE SAVOIE. — AOUT 1036. . 10Î

aient asauré qu’ils les fermeront anx uns et aux autres; mais c’est une protestation en ell’et pour nous en exelui-e.

Si on se résout à aller en mer, son altesse oH're tout ce qui est de ses ports et tout ce qu’il peut contribuer à ce dessein ;

Si on se résout à l'attaque de Mourgues, il oifre tout ce qui se pourra trourec. dans ses ports et dans ses Etats nécessaire pour cette exécution, ayant ordonné à M. le marquis de Bagnasque ce qui est nécessaire pour cet efiét; lequel M. le comte d’Harcourt ▼erra s’il lui ' plaît par un gentilhomme de sa part.

Sun altesse penserait , pour ôter la jalousie qu’ont prise ceux de Mourgues, tant par l’approche de l’arrni^ que par ceux qui ont été nouvellement reconnaître, dont ils ont eu avis, qiâlscpit à propos que l’armée s’en allât en mei', afin que les eniiem fussent bb.ligés à retirer les troupes qu’ils ont nouvellement jetées en cette plaCf^*'

Qu'on peut convenir avec M. le marquis de Itaguasque que l'armée se retirant, ledit siem" marquis de Bagnasque peut avec les troupes qu^il a de son altesse, comme d’autres qui pourront être levées sous prétexte de la défense du comté de Nice , |>cut , un jour qui sera pris, bloquer la place par terre, afin d’empêcher le secours; auquel jour pris l’armée navale peut^descendre ainsi qu’il scia concerté entre eux.

Pour cette exécution, il faut premièrement al tendre «pi’on ait six à » sept mille hommes à mettre en teire, pour leijucl cll'et on se peut servir des ti-oupes de Moncalieri <pii étaient destinées pour cette armée , que son aluvise trouve bon que l’on envoie quérir avec quelques autres que sa majesté peut ordonner, ’■ c

Le deuxième point , M. le marquis de Bagnasque n’a pas assez de troupes pour blotpier ladite place; il peut feindre de lever un régiment nouveau pour!»’ défense du comté de Nice , ces messieurs lui faisant filer des soldats ponr composer ledit régiment.

Son altcéieia outre cela donné charge au marquis de Bagnasque, en cas de cette exécution , de lever quelque milice du comté pour servir en cette occa^n.

Si ces messieurs jugent jtônvoir mettre en terre six ou sept mille hommes dès à présent, et que le temps soit propre pour assiéger ladite

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place, son altesse donne ordre au sieur marquis de Bagiiastjue d’exécuter les choses ci-dessus.

Quant à Finale, son altesse n’cn étant pas si particulièrement instruite comme de Mourgues, elle s’cn informera par un de ses gentilshommes, et dans deux ou trois jours on enverra ce qui est nécessaire pour exécution en cas que l’on la veuille entreprendre.

L’on a eu avis qu’il n’y a dans les îles de Sainte-Marguerite et Saint- Honorat que pour cinquante jours de vivres, et que le duc Doria se prépare à Gènes pour y en jeter ; c’est à quoi il faut soigneusement prendre garde. \

Dans la dépêchç suivante, M. d’Émery, envoyé de France à Turin, rendcQinj(teà'^l. l’archevêque de Bordeaux des dispositions de M. le duMe Savoie' relativement à la France. 11 lait observer que ces dispositions, bien qu’amicales, devront, ainsi que celles des autres princes intéressés à ménager l’Espagne, se modifier selon le bon ou le mauvais succès des armes françaises.

LE’TTRE DE M. D’ËüffîRY

A M. L'ARCHEVèQUE DE SOaDEAinC.

De Turio, le !•' ««plembre i6U.

MoKsiEta,

Je V01U 'ai éwit ci-devant, dès que je sus que l’armée du roi était en Provence, pour apprendre de vos nouvelles et pour vous offrir tout ce que je pouvais, non seulement pour le sei'v ice de sa majesté, mais pour le vôtre particulier. Depuis cette heurc-là, J’ai reçu les lettres que vous m’avez fait la faveur de m’écrire paj- M. Lequeux.' Tout ce qu’il a désiré savoir pour son instruction et pour votre satisfaction , monsieur, je le lui ai dit. 11 vous a porté un mémoire qu’il a fait des sentiments de son altesse, comme vous le désirez. Jusques ici je n’ai point vu en lui de volonté contraire à celle du rei, et ne sais si le mauvais succès est capable de le faire changer; il y a lieu d’en bien espérer, s’il ne craint pas lit>p la force des Espagnols et notre faiblesse, et si la nécessité ou

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