‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 7 sur 171 · PROJET DE REPRÉSENTATION. ^ JANVIER I63C · texte numérisé non relu

PROJET DE REPRÉSENTATION. ^ JANVIER I63C

J^our Saint>Sébasticn , comme c*e8t un lieu connu irun chacxin , il irj><a nul portffui vaille que puui* de petits bâtiments de pirates, le discQurs que Ton en pourr«iit faire serait inutile.

Gattary, à deux lieues dudit Saint-Sebastien, est une petite vilotte, situ<^ siu' une (^minence qui commande à la mer; Jcl^'vre est assez l)on pour quinze navires en été et six en hiver, duqj^ lieu les Français ont une si parfaite connaissance qu’il ne s’y peut rien ajouter.

Se suit la ville de Bilbao havre de ban-e, où il y a uivport appelé Portugalclte ’ ; les Espagnols y fabriquent aussi fpiantité'(fè navii'es et galions, a cause du fer et du bois qui s’y trouvent.

La Rcdc est une assez bonne \Illc, mais ruinée par léàA- ranrais. Le môle est fort beau pour tenir <le moyens iiu\ ires à ser , mais tout proche , à la portée du canon , est :

La rade Saiiil-Oignc, belle, spacieuse, bon fond à huit, neuf et dix brasses d’eau, où toute l’at-méc du roi a demeuré lonp-temps; et ayant bons câbles et ancre on n’y peut périr; et outre cela il. y a un bon havre de Ixirre, tpii n’est point diflicile d’entrée, et étant detlans, c'ést nn des plus iieaiix havres d'Espaf'iie, «pii a un canal «le plus de trois lieues dans le pays, où les Espafjnols fabriquent «piaiitité de galions. Il y a une petite ville et un fort «pie les Français ont aussi ruinés.

A «piatre lieues de là <st la ville de Saint-Ander, qui n’est point autrement fortibtie ii cause «jue bi situation ne le {icrniet pas; néanmoins il y a un fort beau port, de «liflicile entrée, tant à cause des bancs qu’il y a «pie pour les grands courants. Les Espagnols ne s’en servent aussi cpie par nécessité; mais ils ont là leuis fonderies de canons de fer.

De là se trouve la ville de Bcbedien avec fort peu de fortincaljpns , où sont tous les magasins à sel de toute la Biscaye; il y a une rade , où il peut demeuier en tout temps dix ou douze navires. i ^ -

Vous avez ensuite de là Porto-Negro , où il y a plusieurs liourgades '

’ BilliaOy principale rillt; dr Biscajc sur fré<|ara(é. Lat. 43* iV <3* 5* 3' t5” i TE.

la ci»te si |d.’iiiHt>nele d'Rfpegnr. La rivière dr Paris.

Ybaxcabel y forme un port caoeUent et Irèe *

d'Ybeycebei.

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fortification , mais une bonne rade où toute une ai-mée se peut retirer.

S. Cap d’Ortrgal.

Passé ce lieu se trouve la ville de Sierra sans fortifîcation , où il y a une rade à tenir, en nécessité, cpiantité de navires kdix et douze brassées d'eau.

Au-del.à du cap de Brior, il y a le port de Forst, qui est gardé par tixiis moyennes fortiGcations de sept ou huit pièces de canon , chacune commandée et qui ne valent guère : le plus beau et le plus grand qui soit dai)S l'Espagne, où il se peut tenir 10,000 navires. Les magasins généiatix y i^tj'mais comme l'entrée pour les grands galions en est trop difficile , à cause du peu de largeur, les Espagnols ne s'en servent pointa présent. Tout proche est la baiedeBettance, grande et spacieuse, où une armée se peut retirer en tout tepips. Il y a aussi une petite ville et plusieurs bourgades sans grande fortification.

3 , 1 , 5. La Corogae.

' La ville et fort de la Corogne étant,coniius de tout le monde aussi bien que le havre, un n'y peut rien ajouter, sinon qu'il faut lemarquer .que c'est le rendez-vous général des armées de mer des Espagnols du cap de Finistère ' eu çà , et romme aussi la place d'armes de tous les soldats qu'ils ramassent de leur état pour envoyer en Flandre, c'est pourquoi cette place n'est jamais dépourvue ; et quiconque la voudra attaquei', il faut retirer son armée à la baie de Bettance, et se saisir du port deFerol, qu'il faut maintenir et gaivler pour empêcher aux ennemis ^ secourir la place avec de moyens bâtiments quaiul le vent est force au noivl-oucst.

Tout proche le cap Finistère en çà est le port deMongre, où les marchands fraqiais se retirent ordinairement, tant pour la mer qu’à cause des Turcs.

Et au-delà de ce cap il y a un autre port appelé Mores, où les dits

du !V -O. dr l'EMp«gne qui tcrmiiir l’Europe à l'O.

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