‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 6 sur 171 · PROJET DE REPRÉSENTATION. — JANVIER · texte numérisé non relu

PROJET DE REPRÉSENTATION. — JANVIER

Oa fin du mois de mars ou mi-avril , et attend-on les caraques de retour du I " septembre jusqu’au 1 5 d’octobre. An reste , il y a peu de navigation, sinon sur le Brésil; mais ces navires n’observent point quelque saison, ainsi ils y vont le long de l'année.

H. La rivière de Saint-Lucar, à l’entrée, eslT.^»set^)^il>ite et s«che, la ville étant ouverte du côté de l’eau, eli|/v«*|»inl^ptc qimtie à six pièces sur mie batterie pour protéger la ville- à la portée d’une pièce de campagne. En montant la rivière, dans la ville, est assis, du côté de Saint-Lucar, un grand cliAteau avec beaucoup de'jûèccs , et i l’opposite, du côté du sud-est de la rivière, il y a un bonkvard de pierres avec <(uatre ou six pièces,' la rivière étant large entre res deux forts d'une grande mousipietade , et par dedans le graml chôteau , à la portée d’un demi-canon , est un petit chAleau du cc'ité d'ouest , où les uaviies se nettoient et bôtisseiit ; mais là dedans il ii'y a plus de forteresses. En cette rivière , il se fait une partie de la flotte d'argent de Saint-Jean , larpielle étant prête , se transporte vers Calis , leur («ndm-vuus général ; laquelle flotte part ordinairement à la veille Saint-Jean. •.

L2. Calis-^Ialis, Cadix ', est une ville bien forte, et au fort du Pontal ’ siint douze pièces, et de Calis sort la flotte du roi d'Espagne nomniécla JloUe d'argent J pour les Indes occidentales. Cette flotte fait eommiinémeiit voile depuis le <|niii7.ième jusqu'au dernier de juin, et les navires de retour, cpii^^sont partis un au auparavant, s’attendent au mois de septembre ou d’octobre, si. davantage ils n’en sont point empêchés. s .

13. Gibraltar ‘ est une baie ouverte où l'on se peut retirer selon le vent et temps, et à son bon plaisir, et là retient plusieurs fois l'armée espagnole pour empêcher des navires qui y passent. , ..

* Cadix f lur la cùle méridionaie d’f'l*- lonnen d*HercDl<>; aa pied de la menlai^nc pagne. ii la pointe N.»0. de l*Ue de Léon, 36* rat un môle, et devant ce môle une rade qui

3a N. 8* 5o* O. de Parii. *c termine vert l'E *hr la Jointe de 1*^-

* On Pxuital^ |toint de reconnaÎMaoce de rope qui *e trouve par 56* u

la baie de ('adix. * Sy' 46" i PO. de Paria. GeM Tar ( Gehet,

* Gibraltar, sitac sur une mootagne roonlagiie ), mol aralie; |^ar corrnptuiii, que la fable regardait comme une de« co- braitar.

'14. Par dedans le détroit de Gibraltar, sont situées plusieurs villetles et boui^ades n’ayant que fjuati'e tourelles avec trois ou quatre, pièces ' de canon pour leur défense.

15. Quant ÎJ cc qui touche l'cdilicatlon des nouveaux et l’éffuipage (le vieux fptlidiis, item les assemblées des armées et leui's desseins, il (.^■mvieiidr.'ùt (Wus l'évéreuee) que, pr lidèle correspondance, on en fût, .averti de c.es quartiers. Ce qui doinicrait une grande apprence pour battre ces ariué'cs, ou bien d’onlrcpreiHlre quelque autre chose non pi’éjnédStcc, (ituiil assurés (|ue ces armades et forces étant destinées sur quelque dus-sein ferme, ne s'en divertiront facilement, si bien que nous aurions asscx de tenip pour’exécuter etaccomplii' notre dessein.

, , I . Passage.

Si le Passage eût été pix>pre à fortifier, et <|ue les navires y eussent pu demeurer à Ilot en grand nombi-e, de dix ou douze, et y entrer aisément, les Français n'auraient eu ganle de rabandonner après l’avoir eu en leur possession tout un été; mais comme Pcnti’éeen est trw difficile, fpie la rade n’en vaut rien, qu’il n’y put demeurer que fort pu de vaisseaux , et que le roi d'Espgne , même depuis pu , n’a purésoudre ses ingénieui's à en entreprendi'e la fortification, on estime que ce lieu-là n’e.st propi-e qu’aux ennemis, ou à ceux qui seraient maîtres de Fontarabie ‘ ou de Saint-Sébastien. *

iVéuiimoins , il est à remartper que les Espgnols n’ont pint de lieu pins propra pur là fabrique de leurs galions , soit à cause du bois, 1er, coixleries et nuti'cs commodités qu’ils ont sur le lieu, et que pr le pssé ils ont toujours eu en ce lieu-là un magasin général de la valeur de plus de deux cent mille éens , qui fut brûlé lors de la prise.

‘ Kodlarabie , ville située dans l'angle du ‘S.-1Î , di(f. golfe de Gascogne, sur la rivière de U lli(l;i>.(OH qui sépare la France de l’FsfMgnc. U* |)ot"t est défendu pai' une .. C&cre&M^ iqtuéo à <> lieues de la barre de

il àiiiit-ïSébiHien , ville et port sur 1a ■ . le golfe de Biscaye,

■«tof-.-

à ro. du Passage ('), par 43* iç)' 3o* N. cl par 4“ i8' (S* i t’O. de Paris. I..C port «si petit et fort mauvais ; il est placé derrière des jetées qui ne lu roettéot pas à l'abri du rc^ssac. Les vaisseaux n'y entraient que lors<pi'il.< avaient manqué le Passage.

•'*} Toir U noc# pr^rdcntCa p. iX-

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