‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 74 sur 171 · J0 LIVRE 1. — CHAT · texte numérisé non relu

J0 LIVRE 1. — CHAT

de* iü rames immeiues de deniers en ennement depuis six mois, sait* aumineiret, et une des plus belles armto navales qui aient jumais été sur la œi- Méditerranée ; en quoi il aj a point d’excuse recevable, piiiigAi si l'un n’a pu faire réussir les choses àaoubait , du moins l’un a été en pouvoir de les entreprendre glorieusement. INéaiunoins, je veux réserver d’y donner mon jiigcmifat juai{u à ce que je sois particulièrement éclairci de tout ce qui s'est passé ]iàr-delà ; et ce que je vois à présent lie plus nécessnire et de plus presit^ pour léparcr en quelque sorte le lemps et l’Iiunneiir qui s'est peitll^nns ixtte vaine attente, est de porter un prompt et puissant secours à mon cousin le duc de Parme , qui est grandement pressé par les ennemis , et qui, faute d’avoir eu à lemps les troupes que je lui avais déstint^es et que j’avais fait passer exprès eu Provence, a souffert d’exUéraes luiucs, les ennemis l'ayant trouvé dépourvu de forces. Je renvoie donc sur-le-champ le sieur de Frémicoiirl pour vous dire que vous ayer. à faire recevoir sur les vaisseaux de mon armée navale, et à passer en i^re ferme du côtédes Etats de mondil cousin, quatre mille hommes d'infai\|eric choisis des régiments dont je vous envoie l’étal cl toute la cavalerie qui se trouvera en Pioveiiec ; inamhinl à mon cousin le maréchal de Vitry de remettre incontinent toutes ces troupes ès mains de mon cousin Iç comte d’Ilarcourt , et de leui' faire fournir les vivres nécessaires peiraafit lelemps qu’elles seront en mer et. pom- six jours qu'elles auront .à maniiidé^pour gagner l’Etat de Parme, après qu'elles auront été débarquées, comme aussi'Ies pics, pelles et autres choses qui leur seront nécessaires pour passer ; à quoi je désire que vous contribuiez de votre côté œ ^ui sera de vos soins et de voire pouvoir sans avoir autre considératioii que celle de mou l'uiivenitincnt cl service, cl qu’ensuite de cela lesdites troupes soient |x>rtée* .et conduites par mon armée navale en toute diligence et sûieté,\d^ltalie, aux lieux qui seront indiqués par le sieur comte Fabio Scotti, sous la conduite particulière duquel et du sieur de Castelan, en qualité de maréchaux-de-camp, elles seront laissées en les descendant à (erre, faisant paraître que ce dessein a toujours été le principal, et que l'on n’a pensé à celui des lies que par,eccasiou ; et afin qu’elles puissent faire leur passage d'autant plus sAreuciit dans les Etats de moudit cou-

LETTRE DU ROI. — DtCEMBRK 1031;. J3I

sin , mou intention est que mon arrose navale a’arrête autant tie temps, et aux lieux qu'il faudra, selon ce qui voua sera proposé par ledit sieur oikpte Scotti , pour favoriser et assurer leur descente et aclieroinemenl ^ns ledit pays, ayant au surplufcdonné ordre pour leur faire payer une montre à leur arrivée dans le Parmesan; et pour finir, vous iceommande très-expressément d’a|qx>rt«^toulf^ qui dépendra de vous pour l’effet de qui est en cela ma volonté , et' pour tout ce qui regardera la satisfaction dudit comte Scotti. Sur ^fttii, atteixlant avec impatience de savoir comme toutes choses auront été exécutées , je prie Dieu vous avoir , mous, l'archevêque de Bordeaux , en sa sainte ganle.

JjOUIS.

SuBLET.

LETTRE DE M. DE NOUERS'

X M. L’AaCHEVÊQlE DE BORDEStX.

Movsiecr ,

IV Ro«l, oe d«r«mhif *636

J’ajoute à ma première dépêche rpie le it>i, estimant i|uc le secours de Parme serait difficile avec de la seule infanterie dont fait instanee M. le comte Scotti , sa majesté a dépêché cpiant et ce courrier vers son altesse de Savoie pour faire passer deux cents bons chevaux droit .i vous, afin. que, par ce moyen, ladite infanterie étant soutenue elle fas.se son effet; vous fassiez, s'il vous plaît, tenir vos llAtes prêtes et les vaisseaux à ce nécessaires.

M. de Loynesma’ assure <(ue vous devez avoir les mandementsde l'Espagne, faute desquels vous nous mandiu: n’avoir pu rien tirer des pr<icureurs du pays; et l'on travaille {Mr-deç.à à faire valoir toutes les assignations de la marine et à satisfaire à tout ce que vous demandez pir votre mémoire; mais il faut faire quelque elfort pour le serrmrs de P.vrme afin de répirer notre honneur.

L’on envoie des lettres de change pour cent mille livres, pour donner une montre aux troupes en arrivant dans le Parmesan, et l'on en a envoyé neuf mille pour le pa.tsage de la cavalerie qui vient à voits de

Piémont. Au nom de Dieu, monsieur , autant que je .suis votre serviteur, sunmontea les difiicultés que vous rencontrerez en cette occasion, afin de donner contentement à son éminence , et de fermer la bouclie à ceux <{ui ne vous aiment point, et me crO}ta,

Monsieur , -, ■ *

Votre très-huml3e et tnès-affectionné serviteur.

LETTRE DE M. DE NOYERS

De Noyers.

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