A N. L ARCHEVEQUE DE BORDEAUX
De Ruel, ce décembre i6Vi.
MoNSiEua ,
la; lelour de M. de Baume n'a rii^ <^an{;é à la résolution que le roi a prise de piéféier à tous autres dS^nî%elui du .secours de Parme. Ce n’est pis que sa majesté n'estime cpi’il y ait bien à profiter par la construction du fort de la Turbie; nialy comme il arrive souvent que la variété des entreprises les détruit tol^tes , l’on a résolu de s'attacher à iv-lle-là seule , afin que l’on en puisse plus facilement venir à chef. Les moyens d'exécution seront désormais en vos mains, puisque sa majesté envoie tout ce que vous avez désiié ; il n’y a que l’article du fret des vaisseaux pour passer rinfanteric qui a étonné son éminence, comme je le vous ai mandé, ne croyant pas que Unit de vaisseaux que le rot entretient ne soient suffisants de lui rendre ce service sans en mander d’autres; néanmoins, comme le roi ne veut pas que rien retarde cette entreprise, son éminence a assuré sa majesté qu’elle vous avait fait donner 60,0Q0 livres pour les dépenses imprévues, sur lesquelles l’on prendra cetHWIH^tisc en toute extrémité; mais elle ne croit pas qu’il en soit besoin , puisque les barques que le pays avait données pour l'attaque des iles n’étant pas quittées du .service, encore que le dessein n’ait réussi, elles pourront rendre cette assistance aux troupes de sa majesté', qui ne leur en saura moindre gré que s’ils l’avaient fait à l’attaipie des îles.^ La dépêche du roi voits donnant assez au long les intentions de sa majesté sur tout le contenu en vos dépêches , que j’ai vues et fait voir
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