‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 76 sur 171 · LET. DE M. DE NOYERS. — DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

LET. DE M. DE NOYERS. — DÉCEMBRE

Irt'fi-soignciiscnient comme toutes celles que j’ai reçues ci-devant , vous me permetlrC7.de ne vous être importun par redites, et me ferez l'honneur de me croire ,

Monsieur ,

Votre très-humble et Irès-afl'ectionnê serviteur,

De Notées.

s M. L'SRCHEVÊQte DE BORDE.VCT, POLE LE SECOCES DE P.VRME.

De Saint-G«rmaifv-«n-Laye, l« a6 d^ccmbiv i6)6.

Mous, l’archcvèrpie de Bordeaux , après avoir considéré tout ce (|ue vous avez mandé par le sieur de Baumes , et ce qtt'il a repivisenlé sur les choses <pii se peuvent entreprendre de delà, je n'en ai point trouvé de plu.s importante et plus nécessaire pour la réputation de mes armes et le bien de mon service que le .sccoiuvi de mon cousin le duc de Parme, de manière que je n’ai rien à .ajouter à ma première Icllre qui sera ci- Joinle, si ce n’est que je veux que l’on emploie tons les soins et tous les etlbrls possibles pour l’exécuter promptement, remettant à une autre .sai.son l'entreprise des îles et celle du fort proposé près de la Turbie , (pioiqiie je les tienne toutes deux tiès-importantes et nécessaires; mais présentement j’estime qu’il faut préférer le secours de mon cousin le duc de Parme , et la prudence veut que l’on s’attache plutôt fortement à un seul dessein que de*porter ses pensées à plusieurs et n’en assurer aucun , comme il est arrivé jusqu’ici de mon armée navale.

Afin donc de retrancher toutes les diOicultés et longueurs que vous avez mises en avant sur le sujet de ce secours , j’envoie mes ordres trèsprécis à mon cousin le maréchal de Vitry de fournir incontinent et effectivement les troupes mentionnées en l’état que je vous envoie, et pour leur faire délivrer le pain et le biscuit nécessaire pour un mois , (pte vous jugez qu’elles pourront être en mer, et pour six jours qu’elle» auront à marcher; ensemble, les munitions de guerre dont ils auront Ivesoin pour se défendre à leur passage , conformément au mémoire que vous en avez envoyé.

j;<4 UVRE I. — CHAP. tl.

Je vous (loniiei'ai a»i$, outre cela , que je prie mon frère le duc de Savoie , et raamle à mou cousin le duc de Crèquy, d'envoyer au port de Villefranche deux cents chevaux d’élite de mon armée d’Italie, pour les embaixjuer sur mes vaisseaux et servir à soutenir l'infanterie lorsqu’elle sera à terre; vous aurez donc à les prendre à votre passage, et à vous fournir des vaisseaux nécessaires à cette lin.

Pour ce cpii est du iiomlrrc des vaisseaux dont vous avez besoin pour <'C passage , je ne vois pas d’apparence qu’en comptant ceux de mon armée navale qui ont été équipi^ en Provence ainsi que ceux qui sont passés du ponant , il ne s’en trouve suflisamment pour le trajet de quatre mille hommes de pied et de deux cents chevaux, qui est le nombre de cavalerie (jui pourra être embarqué , vu même qu’il y a eu nombre de llùtcs d’Hollande frétées ; et néanmoins, s’il ne s’en trouvait a.ssez pour cela , j'estime que les mêmes barques que le pays avait fournies pour l'attaque des Iles pourront suppléera ce défaut, ne doutant point <|ue les communautés qui s’étaient disposéesà eu supporter la dépense ne continuent volontiers pom- un mois encore, si tant dure ce passage, lorsqu’elles st;ront informées par vous combien il importe à mon contentement et à mon service qu’elles me rendent encore ce témoignage de leur Ironne volonté. Je vous adresse des traites en avance sur votes pour chacune des îles , afin t(ue vous eu ménagiez et receviez l’cU'et.

Par ce moyen, chacun sachaiit expressément ce qu’il y aura en sa charge , ce sera à vous à faire qu’il ne manque rien aux vaisseaux nécessaires pour ce trajet, et qu’ils soient piéts aussitôt que, mou cousin le maréchal de Vitry fêta fournir les troupes et les munitions, et de bouche et de giierie. En me promettant que de votre part il n’y aura aucun manquement, je n’ajouterai rien à cette lettre, que pour vous recommande]' que l’on apporte plus de secours en cette affaire que l’un n’a fait en celle des fies , et pour prier Dieu qu’il vous ait, moiis. l’arcbevéque de Bordeaux, en sa sainte gaixle.

LOUIS

ScBLIÎT.

Digiti^eéTby

DFXEMBRE <031!.

ti x COUSL'U ET HABITASTS PE HYÈRES, POUR ASSISTER PE I.EIjRS BAHgllES M. L'ARCUEVÈVI'E PE BORPEALX.

De par LE Rot, CONTE DE Proveace.

Chers et blen-anu^, prévoyant que l’on pourra avoir besoin pour quelque temps des bartpics tpte vous avez fournies pour porter de nos gens de guerre sur la mer, et les employer en ce qui s'olfrira à faire •lans les occasions prcscnies, nous avons bien voulu vous témoigner, pr cette lettre, que nous vous savons beaucoup de grc de raircclion que vous avez fait coniiaiti'c en cela [Xjur nolie service, et vous dire que nous avons à plaisir et désirons que vous continuiez pour <|uelt|ue temps l’ctitretenemetit desdites barques , suivant ce tpte le sieur arclteviVpte de Bordeaux vous fêta plus particulièrement entendre dit Itesoiii tpte nous en avons; de quoi nous remettant sur lui, nous ne vous ferons celle-ci plus expresse, ni plus longue, que jxtur vous dite tpte vous ayez à lui donner entière créance sur tout ce t(u’il vous dira en ce sujet; si n’y faites faute, car tel est notre plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye , le 20 décembre 1036.

LOÜI.S.

Subi, ET.

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