MÉMOIRE
D« CE QUI s'est passé EN L'BMBAEQDEIIENT DBS TEOOPBS POUE LE SECOURS DE PAEKB.
Ayant reçu commandement du roi d’embarquer quatre mille hommes effectifs et deux cents chevaux avec les vivres nécessaires pour leur subsistance, pour aller secourir monsieur le duc de Parme par les chemins et voies qui étaient indiqués par monsieur le comte de Fabio Scotti, maréchal-de-camp des armées de sa majesté , dont ledit sieur comte Scotti aurait fait instance, à M. l’archevêque de Bordeaux , par écrit, le 23 janvier, ayant même désiré que l’argent que le roi avait destiné pour être payé dans le Parmesan fût avancé dès l'embarquement , afin de faire embarquer les soldats avec plus de gaité ; ce qui a été exécuté si ponctuellement et avec telle diligence que, depuis le 23 janvier, justpi’au 4 février, toutes les troupes, tant d’infanterie que de cavalerie avec tous les vivres et munitions de guerre, outils et autres choses nécessaires pour ledit secours ont été embarqués et eussent parti le .5 s’il eût plu à M. le comte Scotti s'embarquer; et voyant qu'il délayait toujours, l’armée a mis à la.voilc le 7 ; et comme M. le général a vu tpi’il ne s’embarquait point, a été obligé de faire mouiller l’ancre à deux lieues du port de Toulon.
C'est pourquoi le sieur comte Scotti est supplié de s’embarquer présentement , dans le vaisseau qui lui a été préparé , afin de conduire les secours au lieu qu’il nous indiquera, et tirer son altesse de Parme de l’oppression des Espagnols, suivant les ordres qui nous ont été donnés par sa mqesté, et que le sieur eomte Scotti noos a mis ès mains.
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FÉVRIKB 1637.