‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 111 sur 160 · DE SAINTE -MARGUERITE · texte numérisé non relu

DE SAINTE -MARGUERITE

Premièrement.

Le Hiardi, 12.de ce aïois, à cinq heures après midi , le gouverneur sergent-major , capitaine de cavalerie, capitaine et officiers tant à pied qu'à cheval , seront ohl%és de «ortir en la forme que les gens de guerre ont'acooutiiméde sortir des places assiégées , avec leurs armes et bagages^ enseignes dé^doyées , balles en bouche., mèohe allumée des deux bottts f tambour battant et leurs foursûmetits pleins de poudre; et pourront emporter les armes de leurs soldats moits .ou blessée, mais non pas celles qui sont pour la garde mxijâaire 4e la {dace, ou qu'î4s y ont troiurées lorsqu'ils saiA entrés dedans.

Pourront emporter avec eux leurs blessés, malades, femmes, meubles , bardes , armes , chevaux , chariots et généralement tout ce qui appartiendra aux particuliers*

Comme aussi d'emmener tous leurs canonniers et soldats de quelque nation qu'ils soient, excepté les Français.

Qu'il leur sera donné vaisseaux , galères , tartanes et felouques pour

les porter avec leurs l)agages , et les vivres nécessaires pour leur nourriture durant leur passage.

Le sieur don Michel Pey rès , gouverneur y sera obligé de s'en aller avec les siens à Final , sans que, pour quelque raison que ce soit, il puisse entrer dans Saint-Hdnorat.

Qu'il leur sera permis d'emmener avec eux deux pièces d'artillerie avec leurs affûts et munitions pour tirer six fois chacun ; pour quoi faire leur sera fourni d'équipages pom* les traîner jusques à l'eau, et des vaisseaux pour les porter par mer.

Si, pour leurs blessés ou malades embarqués, ib ont besoin de chirui^iens , onguents et médicaments , il leur en sera fourni jusques au jour de leur débarquement.

Que, durant le temps de la trêve , il ne se pourra recevoir de part et d'autre les soldats qui se voudraient rendre.

Les prisonniers qui auront été pris depuis la descente et qui sont maintenant dans les forts seront rendus de part et d'autre sans aucune rançon.

Qu'il ne sera fait aucun mal par l'armée aux assiégés, ni par les assiégés à aucun soldat de l'armée , sans toutefois que ceux de l'armée puissent aller dans les contrescarpes et fossés de la place, ni les assiégés approcher des travaux des assiégeants.

Il sera donné passeport de part et d'autre jusques à ce que les vaisseaux qui porteront la garnison soient revenus, et pour cet effet les otages demeureront jusques à ce que les galères (si on en donne) soient revenues , et en ce cas on donnera une felouque aux deux capitaines pour les porter à* Final.

Et pour l'exécution des articles ci-dessus , il sera envoyé dans le fort deux otages de l'armée trois heures devant que la trêve finisse.

Arrêté au camp devant le fort de Sainte-Marguerite , le 6 mai 1 637-

Page 1