‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 155 sur 160 · INSTRUCTION. — DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION. — DÉCEMBRE

prises qu'il pourrait feirc à 4a mer «i iiUaiit ^n ferdaignte cTu ei\ ï^vénant, sinon le ^dmème dû à son ësiinenfefe, ^ott lès oréè^nàm^ès eft coimirmes de ia «ner.

Fait à Marseille, le cinquième jour de décembre 1637.

LOUIS ^ PAR LA GRACE DE DIEU, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE , A TOUS CEUX QUI CE» PRESENTES LETTRES VERRONT^ SALUT.

A'yant été pàrtîcfilfèrtBtolt itifbltàé <Jé la tottne Vôloùté que le sieur (en bèanù dùHs l' original) k pt^ftsent gstfuvfertièûf poftfr !ë roi d'Espagfne de la tille de Sassari , pf*itioipak <de Sardaigne, et autk^es toisines^ a fait paraître pour notre service au sieuï* ^chevalier deLavôie, de l'ordre de SaintrJean-de-Jërusaletai^ et même qu'il a traité avec lui pour remettre en nos maîns la yille de Sassak*i> celles de Ro^^ Ârquier, Castel-Arragonier et autres lieux et places du gouyernement qu'il tient en ladite ile^ et ayant eu bien agréables les conditions et avantages promis audit gouverneur par ledit sieur chevalier^ savoir faisons qu'après avoir vu et entendu la lecture de mot à mot des articles du traité fait entre ledit ^ chevalier et ledit goifverneur, nous avons iceux agréés, approuvés et ratifiés^ agréons et approuvons et ratifions par ces présentes signées de notre teaiii , tel av^^s f&asr l'exécution ^'iceux srccordë et ctetroyé , accordons et octroyons audit sieur, gouverneur desdites villes et places de Sassari , Arquier, Roze , Castel-Arragonier et auti*es lieux de ladite ile de Sardaigne, que moyennant qu'il remette lesdites villes et places ci-dessus nommées en nos mains ou de ceux qui auront commandenkent ttt iiotre anùiée navale 'de levaiat , notis le uaYhttehd^^otfs et conserverQ«is*€(t «es desd^tidânts et })èstét4lë "datos lèdh çàtvt'tn&ttiettt , tout aussi biM iquMl le tieht et possède pour le toi d'Espàgtie ;

Que nous l'honorons de iiôti^ érdM dû Sàitit^sprit , tffie nous hii donnerons laatm lès récompenses ^t chargite qu'il pourra tnéritéfr en nous rendant serviee , et que daa^ ià i^y^quéte des tfBes , èifcés , bolii^, villatges, dift«eati± « forteresses étant eh bdîtfe île et iSoyaume de "ftirdaîg«ite , nous fkftotts doniïer ordre et tenit' la riiaîn *f ^ès*-so}gnfeusc^ ment par totts les chefs de nos |;ens de guen* (fàW rie soit fait auçiine

violenoe^ tort ni déplaisir aux personnes et maisons qui se trouveront adonnées dudit sieur gouverneur^ et même que tous les seigneurs des maisons qui auront pour marque de sauvegarde le sceau des armes dudit sieur gouverneur jouiront des mêmes privilèges et exemptions dont les naturels Français jouissent en notre royaume; promettant audit sieur gouverneur en foi et parole de roi de faire inviolablement garder et observer tout le contenu en ces présentes y sans y entre^ tenir ni permettre qu'il y soit entretenu en aucune manière y et obligeons nos successeurs rois à faire le semblable. En témoin de quoi nous avons fait mettre notre scel à ces présentes^ données en notre château deChantilly, le cinquième jour du mois de décembre^ Tan de grftce 1 637^ et de notre règne le vingt-huitième.

Signé LOUIS,

et plus bas : Par le roi y Sublet , et scellé.

Cette lettre de M. de Bordeaux à M. de Noyers, renferme des détails étendus sur quelques questions administratives, et sur la prise de plusieurs vaisseaux turcs par M. de Ghastellux .

LETTRE DE M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX

A M. DE NOYEftS (PÀR SANSON).

Bfaneîlle, le i5 décembre iSB?.

Monsieur y

Trois choses ont lait résoudre messieurs le premier président de Ghampigny et moi de vous envoyer ce courrier. La première, pour vous donner avis de l'élection des procureurs «du pays, dç leur humeur, et de ce qu'il y a à craindre de leur gouvernement.

La seconde , pour vous dire qu'ils refusent d'imposer pour l'année qui vient la subsistance des troupes que les autres avaient mise pour Tannée courante, remettant à l'assemblée prétendue qui se tiendra, et qui serait presque locs inutile , d'autant que l'assemblée ne se ienant que vers la fin de janvier, on ne pourrait faire l'imposition qu'en

LETTRE DE M. L'ARCH. DE BORD. — DEC. 1637. 537

février et recevoir un mois après ^ de sorte qufe les troupes partiraient, lesquelles étant payées par subsistance, il faut toujours leur avancer de quinze en quinze jours , comme j'ai fait à mes dépens jusqu'à cette heure , et puis je me suis remboursé sur le pays quand les deniers ont été échus.

La troisième chose est pour vous dire l'extrême brigue que font les créanciers des communautés dont M. de Sanson est le principal , pour faire casser ou révoquer les arrêts qu'on a donnés en faveur des communautés^ ce qui serait grandement préjudiciable au service du roi et avantage du corps de la province.

A ces trois inconvénients , on vous propose trois moyens.

Le premier, de ne point souffrir cette élection dont on craint l'issue, à cause de l'humeur des personnes et des brigues qui se sont faites pour l'établir, qui semblent renouveler les anciennes cendres.

Le second, de mander en diligence aux procureurs du pays, soit à ceux-ci , si vous en continuez l'élection , soit aux autres, nommés dans un arrêt dont nous vous envoyons brouillon , sans délai, d'imposer la somme portée par votre dernière ordonnance, pour être distribuée selon l'état , sans s'arrêter à assemblée ni autre forme , attendu la nécessité urgente.

Le troisième moyen est d'écrire aux gouverneurs qu'ils ne souffrent pas à l'avenir tant d'assemblées qui se font de ces créanciers, de peur

que la multitude souvent n'échauffât les esprits, qui le sont assez natu-

rellement en ce pays ; et k la chambre des communautés de diligenter l'expédition de ces affaires le plus qu'ils pourront.

Les principales raisons de ces moyens proposés sont la connaissance qu'on a des esprits qui 8f>nt élus , lesquels étant chauds et intéressés grandement dans l'affaire des communautés impuissantes, et étant unis et d'alliance et d'amitié avec tous ceux qui ont entièrement fait les grands remuement3 , on craint qu'ils ne produisent qaelques mauvais effets.

Pour ce qui est de l'imposition, on estime que l'assemblée proposée, et qu'on affecte désirer pour l'imposition de ,1a subsistance des troupes, est grandement préjudiciable , tant parce que les procureurs du pays I. 68

étant commandés dTmposer seuls ce qae le roi ordonne, ils craignent de répondre en lem* propre et privé nom s'ils y manquent, ce que ne craint pas une assemblée de certains consuls qu'on ne connaît pas , et qui retournent prendre le manche de leur charrue quand ils ont quitté leur chaperon, lesquels ne craignent pa» l'autorité, mais celle d'un gouverneur qui leur envoie des troupes o^ leur donne du hâton , de sorte que le gouverneur y fera toujours faire ce qui lui plaira et non le roi, et le contraire aux procureurs du pap, lesquels, étant choisis par le roi , sont en effet des élus qui imposeront toujours ce qui leur sera ordonné.

Et pour les communautés impuissantes, elles paient tous les ans seize cent mille francs d'intérêt à leurs créanciers , lesquels étant payés en fonds , les communautés n'en sont pas plus pauvres ; mais les terres changeant seulement de mains les communautés se trouveront quittes ^ et par conséquent en état de payer au roi , s'il en a besoin , les mêmes seise cent mille francs qu'ib paient maintenant aux créanciers avec ce qu'ils donnent au roi présentement.

Ce sont les raisons qui nous ont fait vous envoyer en diligence ce courrier, afin qu'il vous plaise nous envoyer promptement vos volontés, dont le retardement serait grandement préjudiciable, et pour empêcher que vous ne soyez prévenu par cet ordinaire.

Je vous dirai aussi que j'estime que cette armée de Naples est accouchée de neuf vaisseaux, que trois des nôtres ont rencontrés, qui allaient vers Cadix , lesquels n'ont osé attaquer nos trois: vaisseaux.

Je vous dirai aussi que dans la prise faite par le chevalier de Chastellux, il se rencontre trois principaux qui gouvernent la douane d'Alger, et plus de trente du divan, si bien qu'ils font espérer merveilles. J'ai renvoyé six vaisseaux , lesquels de là s'en iront le long de la cote d'Espagne et de là en France , pour surprendre peut-être les ennemis, qui ne croiront pas qu'il y ait des vaisseaux; j'aurai outre cela douze vaisseaux qui battront tout cet hiver cette mer ici.

Tous ces ordres établis, je me rendrai en Avignon ces fêtes de Noël , avec M. de Ghampigny, et peut-être M. le premier président , afin de conférer de tout avec M. le comte d' Aletz , auquel je parlerai

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