LETTRÉ DU SIEUR FABIO SCOTTI
A M. l'archevêque DE BORDEAUX / TOUCHANT LE SECOURS DE PARME.
De Cannes , le a6 d^embre z636.
Monsieur ,
Avec le retom: de M. le chevalier de La Guette, j'ai reçu votre lettre du 22, par laquelle j'ai été grandement (&ché, ayant vu la difficulté que vous mettez en avant, tout4t-fait contraire à oe que nous concertâmes ensemble à Tamiral ; c'est pourquoi je renvoie le même sieur chevalier de La Guette, vous suppliant, monsieur, de tout mon cœur, comme il
TOUS fera encore de ma part, de vouloir nous faire pourvoir de paiu, munitions et autres choses nécessaires , afin que le secours de son altesse mon maître ne pfttisse point; car ayant parlé a M. le maréchal de Vitry, il assure de ne pouvoir en façon du monde faire cette provision ; mais j'espère qu'il fera ce qu'il pourra afin que la province vous satisfasse, monsieur, en argent pour le coût du pain des soldats. Je m'arrête ici pour tirer ce que je pourrai de M. le maréchal , et dans deux jours je serai auprès de vous , vous suppliant , monsieur, de me délivrer de la nécessité d'aller à la cour, puisque mon âge me le permet difficilement. Le même sieur chevalier vous donnera une lettre de son altesse mon maître, et pour ce qui regarde ce que son altesse me recommande, c'est de vous prier, monsieur, de le favoriser en sorte qu'il soit promptement secouru, ne pouvant plus soutenir plus long-temps; c'est là où je finis, vous suppliant m'honorer de votre faveur, et de me croire,
Votre très-humble serviteur ,
Fabio Scotti.