CHAPITRE III
M. de Sabran insiste de nouveau sur l'importance du secours de Parme , et donne i M. l'archevêque de Bordeaux de nouveaux détaib sur l'armée espagnole. — M. Fabio Scotti , envoyé de M. le duc de Parme , réclame le secours promis à son maître , qui refuse tout accommodement avec l'Espagùe pour rester fidèle aux intérêts de la France. ^^ Le roi mande à M« l'archevêque de Bordeaux , qu'étonné de pas voir s'effectuer le départ des troupes destinées à M. le duc de Parme , il envoie M. de Baume à M. l'archevêque pour lui en témoigner son déplaisir. — M. le doc de Savoie écrit à M. l'archevêque de Bordeaux qu'on a publié à Turin que si M. le duc de Parme n'était pas bientdt secouru , il serait forcé de s'accommoder avec les Espagnols , ce qui serait Ûcheux pour les intérêts de la France. — Le roi ordonne à M. l'archevêque de Bordeaux de faire immédiatement embarquer les quatre mille hommes de pied et les deux cents chevaux destinés pour le duché de Parme. — M. de Sabran annonce à M* l'archevêque de Bordeaux que M. le duc dé Parme , obligé par la nécessité , et ne vojânt'pas arriver le secours qu'il attend depuis si long-temps, s'est accommodé avec l'Espagne. — « Déclaration et réclamation du chevalier Fabio Scotti , envoyé de M. le duc de Parme , sur ce qu*on le veut retenir à Toulon. — Ordre du roi de labser partir le comte Fabio Scotti. — Lettre de H. le duc de Savoie à M. l'archevêque de Bordeaux^ au sujet de l'accommodement de M. le duc de Parme. —Le roi ordonne d'employer les troupes à l'attaque des ttes. — Dépêche de M. l'archevêque de Bordeaux à M. de Noyers sur l'armée navale. — Lettre de M. l'archevêque de Bordeaux au roi sur le voyage que la flotte a (ait en Sardaigne. — Lettre de M. l'archevêque de Bordeaux à M. le cardipal de Richelieu sur ses démêlés avec MM. de Yitry et d'Harcourt. — Le roi envoie un courrier à M. l'archevêque de Bordeaux pour lui ordonner d'attaquer les tics. — Le roi à M. de Bordeaux sur la descente en Sardaigne. -— Etat des vaisseaux et galères restant en ponant. — M. l'archevêque de Bordeaux écrit à M. le cardinal de Richelieu la relation de ce qui s'est
passé au vojage de Sardaigne. — Le roi à M. l'archevêque de Bordeaux sur les
affaires de Sardaigne. — Attaque des îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat.
Relation de l'attaque par H. l'archevêque de Bordeaux. — Lettre du roi à ce sujet. — Le si^ge continue. -«- Le roi annonce & M. l'archevêque de Bordeaux qu'il envoie M. le prince de Condé commander en Provence. — Lettre de M. le duc d'Halluin à M. le cardinal de Richelieu au sujet des tles. — Réponse de M. le cardinal.
{Janvier — Avril 1637.)
Le fait le plus grave du commenoement de Fannée 1 687 fut raccommodement que M. le duc de Parme fiit oblige de conclure avec les Espagnols. On a vu avec quelle vivacité le roi, Bl. le cardinal de Richelieu et M. de Noyers engageaient incessamment M. de Sourdis à hâter l'envoi du secours qu'on avait promis à ce prince ; ces instances furent vaines : victime de circonstances impérieuses , M. le duc de Parme coosentit à traiter avec les Espagnols ; et, après avoir étë un instant inquiété, M. Fabio ScQtti , son envoyé , fut libre de quitter la France. Voulant sans doute sortir de l'état d'inaction où il restait depuis si longtemps^ M. l'archevêque de Bordeaux tenta sur Oristan, ville et port de Sardaigne y une entreprise qui eut quelque succès. Enfin, à son retour de cette expédition^ il commença le siège des îles Sainte^Marguerite et Saint-Honorat, qui ftit conduit avec beaucoup de vigueur. A cette époque, le roi envoya M. le prince de Gonde commander enProvence,