‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 84 sur 160 · A M. L*ARCHBVÊQUE DE BORDEAUX, TOUCHANT LE DUC DE PARME · texte numérisé non relu

A M. L*ARCHBVÊQUE DE BORDEAUX, TOUCHANT LE DUC DE PARME

De Taria, le ^3 janTier i637.

Monsieur l'archevêque de Bordeaux, vous ne me pouviez pas donner une meilleure nouvelle que de m'avertir des soins que vous prenez pour l'embarquement du secours qu'on doit envoyer à Parme. Le temps est si cher en l'exécution de cette entreprise, qu'on peut dire que le tout

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dépend de la diligence qu'on y apportera. On a publié ici quelques nouvelles que M. le duc de Parme avait convenu avec les Espagnols^ que n'étant secouru dans un terme préfîx qu'il s'accommoderait avec eux. J'espère que l'on pressera si fort une action dé telle importance que celle de l'embarquement , que l'on ne laisserais réduire ce prince en une telle nécessité, qui serait si désavantageuse à la réputation des armées de sa majesté. Je me promets donc par vos premières lettres d'apprendre quelque bonne nouvelle sur ce sujet , et cependant je me dirai ,

Monsieur l'archevêque de Bordeaux, Votre très-affectionné à vous servir ,

' y. ÂMBDÉE.

Dans cette note, M. le comte Fabio Scotti proteste formellement et officiellement sur les lenteurs apportées à l'envoi du secours de Parme, et prend à témoin de cette protestation qu'il fait au nom du prince son maître , MM. de Gastellan , de Frémicourt et Lequeux.

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