‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 96 sur 160 · LETTRE DU ROI. — FÉVRIER · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI. — FÉVRIER

plus que toute autre chose à la réputation de mes affaires et à mon contentement , ainsi que je le vous ai fait savoir plusieurs fois ^ et par^ ticulièrement par ma dernière dépêche touchant l'attaque des iles^ dont je laisse l'exécution à ce que vous trouverez dans le conseil de guerre être plus avantageux au bien de mon service, soit que vous vous arrêtiez en Sardaîgne , ou que vous reveniez dans mes côtes de Provence. Après quoi, si vous jugez cpie votre séjour par-delà ne soit plus nécessaire, je désire que vous repassiez dans les mers du ponant avec le nombre de vaisseaux porté par l'état que je vous envoie , ne doutant pas qu'avant votre départ vous n'établissiez un si bon ordre pour l'entretenement de mon armée navale dont je laisse la conduite à mon cousin le comte d'Harcourt, que j'aurai tout sujet de croire que, connaissant comme vous faites que mon service est également intéressé dans la subsistance , tant des vaisseaux qui restent en levant que de ceux cpie vous commanderez dans l'armée du couchant, vous n'aurez pas moins d'affection pour la conservation des uns que des autres ; ce que j'ai bien voulu vous coter par exprès, afin qu'étant bien averti de mes intentions , j'aie dans cette rencontre la satisfaction de vos soins que je m'en suis toujours promise. Sur quoi je prie Dieu vous avoir , mons. l'archevêque de Bordeaux, en sa sainte et digne garde.

LOUIS

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