‹ Correspondance de J. JoubertChapitre 1 sur 142 · DE LA TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA TROISIÈME ÉDITION

On sait que M. Joubert n'a rien publié de son vivant, et ce n'est que bien des années après sa mort que sa veuve, dépositaire des fragments nombreux qu'il uvait laissés , crut honorer une mémoire pour laquelle elle gardait un culte et la rappeler à de nombreux amis, en faisant préparer un premier recueil, que le plus illustre de tous, M. de Chateaubriand, prit sous son patronage et fit précéder d'une affectueuse et éloquente préface. — Ce premier recueil, qui ne formait qu'un mince volume in-8°, fut tiré à un petit nombre d'exemplaires et ne fut pas livré à la publicité : il se renferma d'abord dans un cercle à peu près intime. Il obtint cependant presque aussitôt ua

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assez grand retentissement : on se le prêta ; il en circula même des extraits et des copies; et M. Sainte-Beuve notamment, toujours au courant des nouveautés littéraires, en parla avec détail dans la Revue des Deux Mondes, en cita beaucoup de passages et exprima le vœu qu'une nouvelle édition vînt bientôt faire au public une confidence plus complète.

C'est alors qu'un neveu par alliance de M. Joubert, M. Paul de Raynal, esprit très -cultivé luimême *, mis en possession des archives de famille où on avait pieusement conservé de si précieux manuscrits, se consacra , avec un dévouement qui

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