‹ Correspondance de J. JoubertChapitre 64 sur 142 · LWIII LA VIE ET LES TRAVAUX · texte numérisé non relu

LWIII LA VIE ET LES TRAVAUX

rience et sa raison les forces dont il avait besoin pour l'action ou pour la résistance.

Cependant de plus longs séjours à Paris avaient étendu peu à peu le cercle des relations de M. Joubert. Non-seulement il continuait de voir chaque jour mesdames de Chateaubriand, de La Briche, de Vintimille, de Duras , de Lévis et les autres personnes qu'il avait jadis rencontrées chez madame de Beaumont; mais il se liait successivement avec mesdames de Bressieux, de Valory, de Gontaut, de Châtenay, avec le bon M. de Clausel, dont le tempérament religieux et contemplatif ne s'était point encore échauffé aux ardeurs de la discussion parlementaire ; avec M. de Féletz , qui se plaignait de l'avoir connu trop tard, et dont il vantait souvent l'ingénieuse polémique , l'atticisme et le sens exquis; avec un de mes parents, le docte et pieux M. de Lacalprade, que je ne puis nommer sans que s'éveille en mon âme un profond sentiment de reconnaissance ; avec M. l'abbé Gallard, M. l'abbé Cotteret, depuis évêque de Beauvais, M. de Saint-Surin , M. de Bonald, M. le comte de Sèze, M. Romain de Sèze, son fils, et quelques autres hommes rangés dans la nuance d'opinions que la plupart de ces noms rappellent. Je ne crois pas toutefois qu'à l'époque de la Restauration il ait bien sérieusement partagé les vivacités du cercle qui l'entourait. Il jugeait fort sévèrement les maximes d'État de M. de Bonald, quoiqu'il aimât beaucoup son

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