CCXXIV. — Rousseau a Louis Racine
... douleurs et ses lamentations. Job s'en plaignit, il en parla. Je ne suis ni plus patient ni plus stoïcien que Job et je vous prie d'oublier la faiblesse que j'ai de vous en parler si souvent. Mais vous n'oublierez pas, s'il vous plaît, 5 que dans un corps le plus cacochyme qui soit sur terre loge le cœur le plus ferme et le plus constant en amitié que vous connaissiez et que personne au monde ne respecte plus que moi M'"^ Racine et n'est avec une plus profonde estime que je le suis, monsieur, votre très
10 humble et très obéissant serviteur, Rousseau.
Les commentaires de l'abbé Souchay sur Boileau ne soulagent point l'impatience où je suis de voir ceux de M. Brossette. Quant aux miens, mes ouvrages s'expliqueront d'eux-mêmes, s'ils le peuvent. Je ne suis point un
I) auteur à commentaires. Tant d'honneur n'appartient pas à un homme aussi frivole que je le suis.