I. L'abbé d'Olivet
Corr. Rousseau et Brossette, II.
notes de sa façon. Il voulait donner une traduction latine de ce poète, faite par un ancien curé de cette ville nommé M. Godeau s et prétendait que dans tous les collèges on s'en servirait par préférence aux anciens poètes
45 latins. J'ai parlé à M. Coignard de notre dessein, mais celui qui est en possession du privilège est trop entêté ; ainsi il faudra que nous allions notre chemin et que nous le laissions. L'édition n'est point commencée, et si ce que l'on me dit hier est confirmé, elle ne le sera pas
50 encore : savoir, qu'il y avait une lettre de cachet contre l'abbé. Il n'y a rien là qui surprenne ; depuis longtemps il en est menacé. Je n'ai point cherché à le voir ; sa conduite est trop décriée.
J'ai reçu hier une lettre de Genève qui me prive
55 encore pour quelque temps du plaisir de vous voir. Il faut que je passe par Dijon, où je ne ferai cependant que trois à quatre jours de séjour, et me rendrai chez moi. Je partirai, s'il plaît au Seigneur, jeudi prochain. Je vous demande la continuation de votre bienveillance, et vous
éo prie d'être toujours persuadé du parfait attachement avec lequel je suis, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Barrillot.