‹ Correspondance de Jean-Jacques Rousseau avec Léonard UsteriChapitre 6 sur 17 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

aimable accueil, et lui soumettre quelques remarques sur les morceaux qui lui avaient été communiqués; tout occupé qu'était le philosophe, cette lettre ne resta pas sans réponse : évidemment Usteri avait réussi à lui plaire. — Il revint à Zurich, et entra dans la carrière de l'enseignement.

L'année suivante, après la publication de VEonile, Rousseau dut sortir de France; il trouva un refuge dans la principauté de Neuchâtel. Il y était à quarante lieues de Zurich : dès lors, et pendant trois ans, le voisinage facilita les relations entre Jean-Jacques et son jeune admirateur ; les lettres qu'on lira plus loin nous permettent de les suivre dans l'échange amical de leurs idées.

Les dernières sont datées : par Rousseau, du 27 janvier; par Usteri, du I" février 1765. C'était le moment où les Lettres de la montagne, publiées quelques semaines auparavant, avaient troublé tout à fait la situation de Rousseau. Incessamment préoccupé des péripéties d'une

Page 1