‹ Correspondance de la courChapitre 3 sur 4 · bien , laUKmSS, de Ûire · texte numérisé non relu

bien , laUKmSS, de Ûire

Vous m’avez refusé madame , do remets douee pM

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teèf pp«,)

répété , Za? 0/raw entraînent tôt ou tard

Je <*Mih

persuadée que , quand vous aureflÜ^i*

imposent , sur-tmit dans une circonstance où tout vous commande de ne pas négliger la plus petite occasion qui peut la rapprocher

de cette popularité qui Fauroit toujours du

guider. Si fa vérité vous effraye ? madame, sans doute vous ne remplirez pas mon vœu , et ne serois-je pas autorisé à vous faire 1 application de ces deux vers célèbres de

Plièdre.

Détestables flatteurs , présent îe pins funeste ,

Que puisse faire aux rois ? la colere céieste !

J’espère , madame , que vous daignerez me prouver le contraire * et personne ne sera plus empressé que moi à vous rendre Hiomliiage qui vous sera du.

Olympe de Gouges»

IST. B, Je ne reçus point de réponse a cette lettre \ maïs fai su qu'elle avoit été le sujet d’une conversation affreuse sur mon compte. Jy ajouterai que , dans mon premier mouvement de ressentiment , favois voulu La publier dans le journal des Quatre-vingt-trois départemens et du Th ermometre du jour > e ne sais quel motif peut avoir empêché ces^ deux journalistes patriotes , aujoura hui

membres de la convention , de les insérer

*“* °,éi * ^ I ^ mdiJjerence pour mon civisme?^

Monsieur de la Porte.

Moisïede,

VeI°Su°vtlW Une Pkœ ?UÎ Présente aux

, . i^baire UÎ1 caractère suspect ; ce-

r "ï r PWs à "»ire q«« vous êtes

üL ■ "ff- c’est da!,s «*»

sous les yeux du roi et de la reine , leT brocintres que je joins à cette lettre. ’

Vous n’ignorez pas sans doute , monsieur

rPrsr:eT ia pat:ie ’

premieie le despotisme, et c’est dans cet esprit que je m’adresse à vous"

J ai résolu - que la vérité fût enfin mise

effet ekr?X deJe?ra maiestés- Pour cet p/ > 1 a vois eu d abord recours à M. de

^rissac et a Mde. de Lamballe. O certes

j avois bien choisi pour échouer ! Mais ces

mm* aVeUSle? doivent être contens de

moi Je leur souhaite , malgré tout, que ma prédiction ne se réalise jamais. Enfin * mon-

Vouilt m„adressf à vous ?n dernier ressort. Vous etes l 'intendant de la liste civile. Puissiez-vous , en faveur de la mémoire du ver-

tueux Simormeau , porter leurs majestés k contribuer souscription ouverte pour

cette fêter ta reine , dans une circonstance comme celle-ci , monsieur , devroit se montier la bienfaitrice des personnes indigentes , en faisant distribuer aux personnes pauvres de son sexe , et connues par des bonnes moeurs , quelques voiles et ceintures ! Ce bienfait ne peut altérer les finances de leurs majestés , et si , dans toutes les circonstances, on eût fait de la liste civile un aussi noble usage , permettez-moi de vous le dire , monsieur ^ on ne se plaindroit pas tant de la dépravation de la cour. Excusez , je vous prie, mon franc parler. Je ne flatte point les rois ; je sais parler aux hommes. Si vous possédez , monsieur , cette vertu , vous mettrez , Jout de suite, sous les yeux de la reine, la lettre imprimée que je lui adresse. J’attends , monsieur , votre réponse, et suis avec tous les sentimens de l’égalité , votre concitoyenne. Olympe de Gouges.

Réponse de M- de la Porte .

Je viens , madame , de mettre sous les yeux de la reine , la lettre que vous in avez fait l’honneur de m’écrire et l’imprimé qui y étoit joint. Comme c’est le directoire du département qui est chargé de régler tout ce qui a rapport à la fête qui doit avoir lieu

de 1200 livres Ta F' l °? ’ Uîî^ somme ma lettre à M 71 f * ef ecris?> j’adresse

« co^f'Sssrr * >’■*

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ES.aCCélérer de ce fffSl

L’intendant de la liste civile , la Porte.

JîAtfi, de cet,e répo,’s' > “

sieurs fois ch™“^‘T0rte “ P"5**» pl„-

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citez moi • ;P ï ® personnes qm yenoient citoyen LuLel Sc°1S aI°rS dans Ia maison du

PéîL:Zf^°^rrm^ da ÇÎt0*en

ce nouvel ' • S- tS sont connus. Enfin , «où qui dW rreme tr°UVa 5 11 ne s’agisci-devant reine mp?” ?„Une PlaCe chez la

pour moi 1, - j- • iî1J11 autre nesont faits

sont modérés et dip6 * A0,nsieur> si mes écrits modères et décens , c’est que j’ai toujours

pensé que , pour ramener les tyrans , ou les détruire , il falloir des faits et non des insultes. Cet émissaire^ en m’apprenant cependant toujours les vertus du ci-devant roi , eut la bonhomie de convenir avec moi qu’on ne m’a voit pas fait l’injure de me croire capable de me corrompre , grâce à la critique d’un homme de ma connoissance , que je laisse à deviner 9 lequel m’avoit fait trop mauvaise tête et trop dangereuse pour un secret.

Sénateurs , analisez actuellement tous les faits ; tous les témoins existent , la vérité est toujours intéressante par elle-même. Mais je défié aucun homme dans l’univers entier , de la présenter comme moi dans toute sa pureté et dans tout son jour.

J’ai sacrifié tout à l’intérêt seul de la patrie j fortune , dignité , veille,? , santé, sentiment de cœur , qui n’est pas peu de chose pour une ame ardente comme la mienne 5 je me suis entièrement dépouillée de tous les avantages de la société , il ne me reste rien que la noblesse de mes sentimens et une très-médiocre fortune , j’ai servie comme vous , l’État et le peuple ,/u ne vous demande rien; mais réndez-moi Phonneur que nos ennemis communs , les agitateurs de la patrie vondroiéïit me ravir, en forçant Piinposîeur Bourdon à se rétracter publiquement de. son atroce calomnie. Olympe de Gouges,

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