‹ Correspondance [de] Lamennais (volume 2)Chapitre 102 sur 238 · A iM. LE COjMTF, DE SENFFT · texte numérisé non relu

A iM. LE COjMTF, DE SENFFT

Paris, 20 octobre 1850.

Dieu vous l'avait donnée, Dieu vous l'a ôtée ^: que son saint nom soit béni! Hélas! que je sens bien votre peine, et que je la partage vivement ! Ainsi donc se dénouent les plus doux hens de la terre, et nous nous en allons mouillant de nos larmes le chemin qui conduit à celte autre vie, la seule réelle, la seule désirable, qui nous est proposée comme but, et promise comme récompense ; et voilà pourquoi il est écrit : Pleurez peu sur le mort^ f.arce quil repose; et encore: Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur ! Dans ces temps de désordre el de calamités, ne plaignons pas ceux à qui le Père céleste dit : Entre::, dans la paix ! Pleurons sur nous-mêmes, qui avons tant encore à conibaltre et à souffrir! Je suis inquiet de la santé de M'"^ de Senfft et de la vôtre. Au nom de Dieu, prenez sur vous: nous nous reverrons tous, nous nous retrouverons tous là où pour jamais il n'y aura plus ni vicissitudes, ni larmes. Adieu, mon ami; je vous serre sur mon cœur.

* Lettre supprimée : — A M""" la baronne C/iampy, Juilly, 14 octobre ^ La comtesse Louise venait de voir liuir ses longues souffrances;

Page 1