‹ Correspondance [de] Lamennais (volume 2)Chapitre 233 sur 238 · AU IIÉDACTEUK KN CHEF DU NATIONAL · texte numérisé non relu

AU IIÉDACTEUK KN CHEF DU NATIONAL

Paris, 2 mai 1847.

Youlez-vous que jo vous dise, monsieur, ce que je

pense des systèmes socialistes qui ont cours de notre temps?

— Au même. Paris, 2i novembre 1845.

— Au même. Paris, 21) septembre 18i4.

— Au même. Date un peu douteuse, mais supposée de 1844.

— Au même. Paris, 20 oclobre 1844.

— Au même Paris, 5 noveuibre 1844.

— Au même. Paris, 20 novembre 1844.

— Au même. Paris, 2 septembre 1845.

— Au même. Paris, 15 oclobre 1845.

— Au même. Paris, 22 oclobre 1845.

— Au même. Paris, 4 novembre 1845.

— Au même. Paris, 21 novembre 1845.

— Au même. Paris, 27 avril 1848.

Lameimais déclare que, loin d'aspirer à la représentation nationale, il serait au contraire très-heureux de parder sa liberté. Il l'espère encore; et le premier usage qu'il en ferait serait de se retirer en Bretagne pour y Unir en repos et en paix sa vie de labeur. 11 a déjà pris ses mesures pour cela.

— A VÉditeur. Paris, 4 avril 1849.

— .4 3/*"" George Sand. Paris, 50 avril 1840.

— A M. Emile Aucante. Paris, 14 mai 1849.

— A M. de Vitrolles. Paris, 10 août 1850.

— Au même. Paris, 29 août 1850.

— Au même Paris, 7 septembre 1850.

— Au même. Paris, 9 septembre 1850.

— Au même. Paris, 17 octobre 1850.

— A M. Philippe Faure, au Mans. Paris, 8 décembre 1850.

— A M"""- George Sand. Paris, même date.

— A M. Philippe Faure. Paris, 27 janvier 1851.

— A M. Jean Paul Faber (pseudonyme). Paris, 25 mai 1851.

En réponse à la proposition que M. J. P. F. avait adressée à Lamennais de racheter quelques ouvra^^es mis en vente à Cambrai, et provenant de la bibliothèque vendue, quelques années auparavant, par l'auteur de X'indifférence .

— A M. de Yitrolles. Paris, 4 septembre 1851.

— Au même. l'aris, 16 septembre 1851.

— Au même. Paris, 18 septembre 1852.

— .\u même. Paiis, 24 septembre 1852.

— .4m w^w^.. Paris, 7 octobre 1852.

— 1// même. Paris, 15 mai 1853 (la date de l'année est douteuse).

40G CORUESPONDANCE

Comme vous n'enlendez pas que j'entame une discussion qui dépasserait de beaucoup les bornes d'une lettre, que vous me demandez simplement mon avis personnel en peu de mots, il me sera facile de vous satisfaire.

Je ne vois guère, dans les doctrines qui se sont produites jusqu'à ce jour, qu'un symptôme du besoin profond qu'éprouve la Société d'une meilleure application de la justice à la rétribution du travail, afnn d'améliorer la condition, partout maintenant si déplorable, des travailleurs. Par ce côté, on ne peut qu'applaudir aux tentatives faites pour atteindre ce but. Mais il s'en faut bien, selon moi, qu'il en soit ainsi des moyens proposés par les différentes écoles. Je n'en connais pas une seule qui, plus ou moins directement, n'arrive à cette conclusion que Y appropriation personnelle est la cause du mal auquel on cherche à remédier; qu'en conséquence, la propriété doit cesser d'être individuelle; qu'elle doit être concentrée exclusivement dans les mains de l'État, qui, possesseur unique des instruments de travail, organisera le travail même en atlribuant à chacun la fonction spéciale, et rigoureusement obligagatoire pour lui, à laquelle on l'aura jugé propre, et distribuera, selon certaines règles, sur lesquelles on diffère d'ailleurs, le fruit du labeur commun.

— Au même. Paris, 15 juillet 1855 (même observation). . — Au même. Paris, 8 septembre 1853.

— Au même. Paris, 14 septembre 1853.

— Au même. Paris, 39 décembre 1853.

Lamennais, s'atlristant des rudes destinées que le froid fait au pauvre

peuple, ajoute avec une amertume déguisée à peine : « On leur dit, pour les consoler : — C'est V ordre de ce monde; rien ne le changera; vous êtes ce que furent vos pères; vos enfants seront ce que vous êtes... Nous ne nions pas que ce soit un moment un peu rude à passer, mais il fuira. Laissez-vous enterrer seulement, et vous verrez comme vous serez à l'aise!... Je suis étoiuié, en vérité, qu'une invitation si gracieuse, soutenue d'une promesse si nourrissante pour l'âme dont le corps meurt de faim, ne produise pas plus d'eflét... »

— Ati même. Un dernier billet, d'écriture altérée, et sans date bien certaine : « — Je n'ose, mon bon ami, sortir par cette neige, d'autant plus que déjà Je ne suis pas trop bien. Ne m'attendez donc pas demain, à mon grand regret, car je me ferais une fête de vous voir. Je me dédommagerai le plus tôt possible. Mes amitiés à Emile. * Je vous embrasse de cœur, j»

* I.'Kdileur de ceUe Correspondancfi.

Il m'est évident que la réalisation d'un pareil système réduirait les peuples à une servitude telle que le monde n'en a point encore vue, réduirait l'iioinuie à n'être (ju'uriepure machine, un pur outil, l'abaisserait au-dessousdii nè^^^re dont le planteur dispose à son gré, au-dessous de l'animal. Je ne crois pas que jamais idées plus désastreuscment fausses, plus extravagantes et plus dégradantes, soient entrées dans l'esprit humain, et, nemérilassent-c^llos [)as ces qualifications qui, à mes yeux du moins, ne sont que justes, il n'y en aurait point encore de plus radicalement impraticables.

Le fouriérisme et quelques sectes, issues de l'école saint-simonienne, — non moins absurdes, à mon avis, dans leurs principes économiques, — se caractérisent en outre par la négation plus ou moins absolue de toute morale. Je n'ai rien à dire de celles-ci : la conscience publique les a déjà jugées.

Vous m'avez demandé, monsieur, mon sentiment : le voilà. Recevez, en même temps, l'assurance de mon dévouement le plus affectueux.

F. Labiennais.

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