A M. LE COMTE DE SENFFT
Le 12 septembre 1829.
Je vous écris deux mots à la hâte, mon excellent ami, pour vous dire que, le jour même où m'est parvenu votre petit billet du 29 août, j'ai écrit à B. \ selon vos intentions; je crois être sûr de son zèle, et je ne crains que la multitude de ses occupations ; mais il pourra toujours donner d'utiles avis, des indications précieuses, et diriger la marche plus active de M. Maury.
La lettre que vous m'avez envoyée m'a fait un extrême plaisir, particulièrement par tout ce qu'elle laisse espérer pour la Religion. Nous allons avoir un moment de relâche; mais on se tromperait bien si on le prenait pour une paix définitive, et c'est à quoi ne sont que trop enclins les hommes de ce temps, également aveugles dans leurs craintes et leurs espérances.
^ M. Berryer.
Notro ministère so tient toujours coi; il paraît clêcid»'; à alloii- (Ire la session ; sa majoiité, s'il en a une, sera bien faible, quoique renforcée probablement par les élections partielles qui se font en ce moment. Je crois voir dans ce petit succès une ruse libérale, pour l'encourager à dissoudre la Chambre. Au reste, il n'y a qu'une voix sur l'impuissance de l'administration actuelle.
Tout à vous, cher ami, du fond de mon cœur.