A MADAMK LA COMTESSE DE SENFFT
Le 28 mai 1850.
Je reçois à l'instant votre lotiro du 14 mai, toute pleine d'une bonté et d'une douleur (jui me louchent également. Au moins croyez que je souffre avec vous. Voilà une lettre pour madame 11"'. Gomme je no suis pas sûr d'avoir parlé convenablement, je vous l'envoie ouverte, afin que vous puissiez la suppriuier, si elle n'est pas bien.
Je vous écrii^'i plus longuement bientôt. Aujourd'hui, je n'ai pas un moment à moi. Mon frère, que je n'avais pas vu depuis plus de deux mois, vient d'arriver pour repartir presque aussitôt, et il faut que je m'occupe avec lui d'affaires pressées. 11 me charge de vous transmettre ses plus tendres respects.
Depuis un mois les Jésuites ont changé de langage; ils sont maintenant très-bien pour nous : je vous le dis avec un vrai plaisir.