PRÉFACE
Louis Tronson naquit à Paris, le 17 janvier 1622, de Louis Tronson, Conseiller d'État et Secrétaire du Cabinet du Roi, et de Marie de Sève, laquelle était d'une famille de robe. Il fut baptisé le lendemain 18 en l'église Saint- Germain-FAuxerrois, et il reçut la confirmation et la tonsure cléricale à Tarchevéché de Paris, le 1'''' mars 1632, n'étant âgé que de dix ans. Il fit ses études, au moins ses études philosophiques, uu collège des Grassins, sous Jean Guillebert qui y professait la philosophie (1). Plus tard, il
(1) On lit, en effet, dans le catalogue des Maîtres-ès-Arts conservé à la bibliothèque Sainte-Geneviève, sous la date du 8 Juillet 1640 : « Ludovicus Tronson, Parisinus, auditor Domini Guillebert in Grassinœo, in actu publiée Aiit examinatus et receptus. Dominus Coquerct primarius Hdem dédit ». Cette thèse, dont le séminaire de Saint-Sulpice, à Issy, possède un exemplaire, fut soutenue m aula Grasainsea, et présidée par le même Jean Guillebert, de la Société de Sorbonne. Nous en avons donné la description dans la Bibliothèque sulpicienne, 1. 1, p. 126. Jean Coqueret, né à Pontoise en 1592, licencié en 1626, fut aussi supérieur des Carmélites déchaussées de France et mourut à Marseille, le 7 octobre 1655, en faisant la visite de leurs couvents. Quelques Jours après sa mort, un ancien professeur d'éloquence au coUège des Grassins composa son éloge funèbre en vers latins, et le fit imprimer sous ce titre : Carmelus an ingraius f sivc clarissimi et religiosissimi viri S. M. N. Jominis Coquerct, Doctoris Navarrici , Gymndsiarchx Grassïnœi, Virginum Carmeli Superioris, cisffcmque de more lustrandis, Massilix nuper immortui, Epicc-