‹ Correspondance de Louis TronsonChapitre 4 sur 42 · VUI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VUI PRÉFACE

se fit recevoir licencié en droit canonique, et fut ordonné prêtre en 16i7.

11 s'appliqua d'abord aux fonctions du saint ministèn* sur la paroisse Saint-Sulpicc, et prêcha avec distinction dans plusieurs églises de Paris. En 1654, on demanda et on obtint pour lui un brevet d'aumônier ordinaire du roi, et il prêta serment en cette qualité le 23 décembre de la même année. Mais il renonça bientôt à toutes les charges et dignités auxquelles il pouvait prétendre, et il entra au séminaire de Saint-Sulpice le 1*' mars 1656. Ce jour-là, M. Olier qui, depuis longtemps, désirait qu'il fit partie de sa Compagnie, mais qui n'en disait rien à personne, lit assembler toute la communauté dans la chapelle au son de la cloche, et chanter le Te Deinn pour remercier Dieu d'une grâce particulière que le séminaire venait de recevoir. D'abord supérieur de la Solitude, puis premier directeur du Séminaire de Saint-Sulpice, lorsque M. de

dium; recenli fcralis nuniii luctn ac doloro conscription à Guillel. Marcello, in Grassinœ quondain Bloque ni iie j^ro fesser e » ad clarissimum viruni Dam, Joannern Le Houx, ejus in Gymnasii moderamine utilissimunn jatndiu collegatn, et nunc successorcm; Parisiis, anno 1655, in-4» de 12 pages. On lit à la î\n : Depebat 3 kaL Novembr, 1655. Jean Coqueret, dit le P. Rapin, qui, à tort, rappelle Nicolas, était « un homme dans une grande réputation de vertu et fort opposé aux nouveautés » {Mémoires, t. Il, p. 75). — Il n'en fut pas de même malheureusement du professeur de pliilosopliie de M. Tronson. C*est lui qui attira au jansénisme Pascal et Thomas du Fossé. Né à Caen en 1605, docteur en 1642, Jean Guillehert enseigna quelque temps la philosophie et la théologie à Paris. Ensuite il fut pourvu de la cure de Rouville en Normandie, puis il la quitta et se retira auprès de Barcos, abbé de Saint-Cyran. 11 mourut à Paris le 1*"^ mai 1666, et fut inhumé à Saint-Médard. V. Sainte-Beuve, Port- Royal, 4« édition, t. I, p. 118; t. Il, p. 5, 6.

Pll^FAGK IX

Breton villiers en devint supérieur en 1657, M. Tronson fut élu pour lui succéder le l''* juillet 1676. Il mourut le 26 février 1700, âgé de 79 ans (1).

M. Bourbon, son secrétaire, et M. Le Vayer, alors supérieur de la Solitude, qui avaient été présents lorsqu'on lui administra les derniers sacrements, ont rapporté que, prié alors de dire ce qu'il jugeait le plus propre à maintenir le séminaire dans son premier esprit, il avait répondu qu'il ne trouvait rien de meilleur à recommander qu'une exacte et inviolable fidélité à la Règle, dans les petites aussi bien que dans les grandes choses; et que M. Olier et M. de Bretonvilliers, au moment de leur mort, n'avoient recommandé autre chose que la fidélité au Règlement. C'est aussi ce que M. Tronson ne cessa de recommander pendant sa vie, comme on le verra par sa correspondance avec les séminaires.

Lorsqu'il prit en mains le gouvernement de la GompafOiie de Saint-Sulpice, celle-ci, outre le séminaire de Montréal en Canada, possédait et dirigeait en France trois séminaires qu'elle avait fondés, savoir : les séminaires du Puy (1652), de Clermont en Auvergne (1656) et de Lyon (1659). Établi d'abord avec M. Bourdon pour supérieur, lequel fut ensuite agrégé à la Compagnie, le séminaire de Limoges avait été uni à celui de Saint-Sulpice en 1666. Quatre autres le furent sous le gouvernement de M. Tronson : celui de Bourges en 1679, celui d'Autun en

(I) Pour plus de détails sur la vie et les œuvres du troisième supérieur du Séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice, voir les Mé. moires de M. Gosselin sur M, Tronson; et pour la bibliographie de ses écrits, la Bibliothèque sulpicienne, 1. 1, p. 123-155.

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