A M. LE SUPÉRIEUR DES FRÈRES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE
lo décembre 1872,
Mon très honoré Frère,
Je vous supplie de donner un bon Frère à M. T^andeau, mon ami et le vôtre, pour la ville de Sablé, où l'on ne demande qu'à bien faire. C'est un pays excellent, mais qu'il importe de préserver de la cliiite. Mieux vaut soutenir les murs des forteresses que d'établir d'impuissantes bergeries parmi les loups. On vit à l'abri des forteresses. Ce sont des bergeries de gendarmes qui tombent sur les loups au moment
donné, et la paiv coule de là comme l'eau d'une fontaine.
Encore une fois, je vous en prie, mon très honoré Frère, donnez à tout prix le secours demandé. Ce sera le Frère de PUiii^^ers^ et je serai heureux d'avoir servi à procurer ce bien, grâce à votre bénignité pour moi.
Votre très humble, très fidèlement et très anciennement dévoué serviteur,
Louis Veuillot.