Angers
2. En quittant Solesmes, mon frère vint passer quelques jours à Angers; il y vit M. de Falloux, qui alors, était ou semblait être des amis de VUn'ivers. Après le dîner où le futur ministre de Louis-Napoléon avait invité, avec nous, quelques militants, il dit à sa fille, enfant de tiois ou quatre ans : Quels sont les bons catboliques ? l'enfant répondit : c Les bons catboliques, c'est Montalembert, Veuillot et Lacordaire. » Ce trait indique qu'on était au mieux. M. de Falloux comptait aussi dans les amis de Solesmes, où il avait chercb»' secours pour son histoire de Saint Pie V.
ce logement, le choisir entre cinquante autres, et se meubler. Quelle affaire, et qu'il en coûte, et que c'est ennuyeux! Me voyez -vous achetant des torchons, des écumoirs et des cuillères à pot? Pourquoi Mlle Henriette ne pouvait-elle nous aider un peu? Nous sommes en ménage depuis deux jours. Tout va bien jusqu'à présent, si ce n'est qu'après avoir acheté mille choses, il nous en manque deux mille.
Mes yeux sont dans le même état. Je n'ai pas encore travaillé depuis mon retour, et je m'en trouve bien, mais il faut se mettre à la besogne, qu'ils y consentent ou n'y consentent pas. Je vous dirai quelle mine ils font d'ici à quinze jours.
Je n'ai pas vu M. de M. J'avais perdu la lettre, le temps me manquait, pas d'habits, etc. J'irai demain : qu'Aubineau me le pardonne ! Je sens ma faute, et je glisse sur cet article comme sur des charbons ardents. J'ai raconté hier à M. des Genettes l'histoire de Mme G. : il en a été charmé, et m'a fait engager à l'écrire. J'ai promis sans fixer d'époque. Si je fais cela, vous aurez le manuscrit.
Mon frère est reparti pour Angers et arrivé en bonne santés Mes très humbles respects aux dames de Lavalette. Adieu, cher abbé. Je suis accablé d'affaires; qu'Aubineau achève et nous livre Labitte. Le moment est opportun ^
1. J'avais reconduit Louis jusqu'à Paris, après un arrêt à Tour.i.
2. M. Labitte, écrivain universitaire, avait publié un livre don M. Aubineau devait rendre compte dans V Univers.